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L’Essor N° 17679 du 21/5/2014

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Route Niono-Tombouctou : La reprise tant attendue du chantier
Publié le jeudi 22 mai 2014  |  L’Essor


© aBamako.com par mouhamar
Coopération : Le câble à fibres optiques TransAfricain au Mali inaugurée
Bamako, le 22 février 2014. Le président Ibrahim Boubacar Keïta et sa majesté Mohamed VI ont procédé ce samedi à l’inauguration du câble à fibres optiques TransAfricain au Mali et ont participé au baptême du tronçon de la route nationale traversant Djicoroni au nom de Mohamed VI Roi du Maroc dans la zone ACI 2000.


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Elle permettra de créer de l’emploi dans une zone où l’espoir renaît après la libération du Septentrion

Le Premier ministre Moussa Mara et le commissaire au développement de l’Union européenne, Andris Piebalgs, ont co-présidé la cérémonie de reprise des travaux de la route Niono-Tombouctou, vendredi dernier, sur la place de l’Indépendance à Goundam. « Tout un symbole », a fait remarquer le chef du gouvernement accompagné d’une dizaine de ministres. L’Union européenne qui finance le projet a également dépêché une dizaine de personnalités. En plus du commissaire Andris Piebalgs, les ambassadeurs de France, de la délégation de l’Union européenne et les représentants de l’entreprise française SATOM étaient du voyage.

Le chantier avait été interrompu en janvier 2012 par l’insécurité consécutive à la rébellion. Avec la reprise des villes du nord, les travaux peuvent redémarrer « pour que les populations de Goundam vivent en paix tout comme celles de Bamako ou d’ailleurs».

Cette route qui va relier le sud et le nord du pays coûtera 105 milliards Fcfa et les travaux dureront 31 mois. L’arrêt des travaux a déjà coûté 15 milliards Fcfa, une perte essentiellement occasionnée par le vol des engins et autres équipements par les rebelles. « La reprise des travaux est au frais de l’Etat malien », a tenu à préciser le directeur national des routes. Amadou Mallé a annoncé que 10 forages d’eau seront réalisés le long de la route au bénéfice des populations riveraines.

La route sera construite en trois lots. Le premier, long de 105 km , concerne l’axe Goma-Coura-Léré ; le second concerne Léré-Niafunké et mesure 121 km. Le dernier tronçon Niafunké-Tombouctou-Diré-Goundam s’étire sur 198 km. En fait, souligne Amadou Mallé, la route va relier Niono à Tombouctou.

Le maire de Goundam, Mme Seck Oumou Sall, n’a pas caché sa joie d’assister à la reprise des travaux, synonyme de création d’emplois dans une zone où l’espoir commence à renaître après la reconquête. C’est pourquoi, elle a sollicité de la SATOM (société qui a le marché des travaux), dans la mesure du possible et dans les règles de l’art, de soutenir les petites entreprises au niveau local par la sous traitance ou toute autre forme de transaction, « mais dans toute la rigueur de la profession ».

Evoquant les projets de Haute intensité de main d’œuvre (HIMO) initiés par l’Union européenne, Mme Seck Oumou Sall a « regretté que les attributions de ces marchés soient faites au niveau national. Par conséquent, le bénéfice y reste. Le développement se fera du local au global ou ne se fera pas ». Cette partie du pays a cependant bénéficié de réalisations. « Le conseil communal a réussi, d’abord avec le soutien de l’Etat mais aussi et surtout de ses partenaires, la réalisation d’infrastructures et projets ayant amélioré effectivement les conditions de vie des populations dans les secteurs de la santé, de l’agriculture, de l’eau, des projets d’autonomisation des femmes et des jeunes, etc », a souligné le maire de Goundam.

Mme Seck Oumou Sall a profité de la visite du Premier ministre pour livrer une description détaillée des mauvaises conditions de vie des populations de sa commune. L’administration, a-t-elle indiqué, est complètement handicapée par un manque de locaux, tant en matière de bureaux que de maisons d’habitation. En réalité, il y a peu de motivation pour leur permettre de faire leur travail. Tous les sous-préfets squattent les chambres du pied à terre. Les forces de sécurité et de défense sont logées dans des bâtiments totalement délabrés. Les entités territoriales du cercle travaillent dans des conditions précaires qui frisent l’impossible. Notamment la mairie qui, après le passage des djihadistes, loge actuellement dans les ruines du Centre multifonctionnel des femmes.

« Aucune réponse n’est apportée jusqu’à ce jour au problème crucial d’eau potable dans le cercle de Goundam. Imaginez un instant qu’une femme, j’allais dire une maman, avorte à cause du seul fait de l’eau qu’elle a bue. Retenez qu’en effet elle n’a même pas le choix ! Ce que je vous raconte est une réalité », a déploré l’édile.

Mme Seck Oumou Sall a souhaité l’installation de l’éclairage solaire dans tous les CSCOM du cercle, la construction d’une Maison des artisans pour une relance des activités et du petit commerce ; la construction et l’équipement d’un centre culturel pour occuper sainement les jeunes. La création d’une unité de transformation de blé dont Goundam est un grand producteur permettra d’améliorer l’économie des paysans tandis que la réalisation de pistes rurales aidera à relier les zones de production aux zones de consommation : Goundam-Kessou, Goundam-Faguibine. Les communautés de Goundam souhaitent de tout cœur la construction de voiries urbaines et autres réseaux divers, a ajouté la maire. La liste est longue mais toutes ces sollicitations sont légitimes.

Envoyé spécial

A. DIARRA

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