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Reprises des combats dans le Nord-Mali : «Nous allons clouer le bec au gouvernement»
Publié le vendredi 23 mai 2014  |  L' observateur de paalga


© AFP
Mossa Ag Attaher, Chargé de la communication et Porte parole du MNLA


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Une quarantaine de soldats tués (pour le moment, le décompte se poursuit), près d’une centaine de prisonniers de guerre, cinquante véhicules 4x4 flambant neufs offerts par l’UE, 10 camions de transport de troupes et de matériel, 4 chars BMVM et plusieurs casernes militaires récupérées aussi bien à Kidal que dans les autres villes du Nord. Telles sont, entre autres, les pertes infligées aux forces armées maliennes en moins de 24 heures de combat, par les Mouvements armés de l’Azawad coalisés. Le bilan des combats a été fait hier jeudi 22 mai 2014 à la presse burkinabè par les représentants du MNLA, du MAA et du HCUA vivant dans notre pays au cours d’une conférence de presse.

Pour les représentants des mouvements armés : le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) et le Haut conseil de l’union de l’Azawad (HCUA), coalisés contre les Forces armées maliennes (FAMA), la reprise des combats relève de la seule et unique responsabilité du gouvernement malien. Les combats ont été imposés aux Mouvements par les FAMA et les Touaregs n’ont fait qu’utiliser leur droit de légitime défense, disent-ils. Pour Mossa Ag Attaher, porte-parole du MNLA, «les deux gouvernements qui se sont succédé depuis l’arrivée d’Ibrahim Boubacar Keita, contrairement au gouvernement transitoire, n’ont jamais eu le souci de la préservation de la paix et du respect des accords de Ouagadougou. Bien au contraire, ils n’ont fait que tenir des discours martiaux». «Kidal sera comme Sikasso et Ségou pour nous», cette déclaration attribuée au Premier ministre malien, Moussa Mara, n’est ni plus ni moins «qu’une provocation et flagrante violation des accords» pour le MNLA. Pire, ce n’est qu’à la veille de son arrivée à Kidal où le Mali ne contrôle ni le territoire ni l’administration que les Mouvements ont été informés par la MINUSMA. C’est pourquoi ils se sont fait le devoir de répondre à cette ultime nique en l’empêchant de venir parader dans un territoire qui lui est pour le moins hostile. Moussa Mara n’a pas écouté la raison mais son cœur. A-t-il insisté.

En légitime défense

Malgré tout et suite aux négociations entreprises par la MINUSMA, nous avons accepté de le laisser tenir sa rencontre régionale avec les administrateurs et autres chefs de service, dans le seul souci de la préservation de la paix et du strict respect des accords de Ouagadougou. Mais, selon les conférenciers, grande fut leur surprise de constater, alors que PM venait d’accéder à la salle de conférence du gouvernorat, que dans un amateurisme incroyable, les FAMA ont commencé à ouvrir le feu sur toutes les positions du MNLA pendant que ses hommes étaient tout simplement cantonnés. Durant une vingtaine de minutes, les responsables politiques du MNLA tenteront, par l’entremise de la MINUSMA, de convaincre les FAMA d’arrêter les bombardements intensifs et aveugles contre ses positions et l’hôpital. Mais rien n’y fit. Pendant deux bonnes heures, Kidal a été soumis aux feux nourris des soldats de Bamako, qui ont fait pleuvoir des missiles et des obus sur la ville. Devant le refus de cesser le feu des FAMA : «Nous n’avions pas d’autre choix que d’user de notre droit de légitime défense et d’opposer une résistance face à cette agression», a déclaré le porte-parole du MNLA.

Une Blitzkrieg

«Ainsi nos hommes ont riposté avec véhémence, dans un premier temps, pour contenir l’assaut et, dans un second, pour renverser la vapeur. C’est ainsi que les FAMA ont très vite été mises en déroute et plusieurs de leurs éléments ont soit pris la tangente pour se réfugier à la MINUSMA, soit ont été faits prisonniers», a-t-il poursuivi. Outre l’arsenal arraché aux FAMA, les mouvements ont investi et pris le plus important camp militaire de la région.

Quant aux symboles de la République du Mali tués au cours des combats, à savoir les deux préfets et quatre sous-préfets, il n’en est rien, selon les responsables des forces coalisées. Ils sont tout simplement des victimes collatérales. «L’exécution sommaire de l’ennemi n’est pas dans les traditions des groupes de l’Azawad. Pour preuve, lors du conflit en 2012, les 300 soldats maliens qui avaient été capturés par le MNLA ont été remis sains et saufs», ont-ils rappelé. Et de préciser qu’après que le Premier ministre, Moussa Mara, a été exfiltré par la MINUSMA, le gouvernorat de Kidal a été tout de suite transformé en QG opérationnel et de commandement de l’armée malienne. «C’est pourquoi il est devenu de ce fait une cible, un objectif militaire. Ces infortunés n’ont, à aucun moment, été exécutés, ils ont plutôt perdu la vie dans les décombres de l’édifice. Et cette prétendue exécution sommaire entre en droite ligne de la campagne de propagande et de diabolisation contre les Mouvements de l’Azawad», a regretté le porte-parole.

Par ailleurs, Moussa Ag Attaher, depuis la reprise des hostilités à Kidal, les combats se sont étendus dans des localités telles que Ménaka, Anéfis, Ansongo et Bouram. Sur tous ces fronts, selon toujours les responsables des mouvements, les FAMA, lorsqu’elles n’ont pas déserté, ont tout simplement été corrigées. En somme, ces combats ont permis aux différents mouvements de reconquérir ou de conforter leurs positions. Et ces positions, ils entendent les tenir jusqu’à la signature d’un cessez-le-feu. A en croire les conférenciers, en dépit de la fessée infligée aux FAMA, les Mouvements ne sont pas pour autant euphoriques encore moins exhibitionnistes. Leur objectif, ce n’est pas de gagner des batailles, ou la guerre mais la paix, le développement et d’arracher les droits des populations de l’Azawad. Et pour cela, ils attachent du prix à la détermination d’un statut juridique et politique pour la région de l’Azawad afin que ses populations puissent prendre en main leur destin et assumer leur rôle dans les affaires politiques, administratives, militaires et sécuritaires.

Enfin, les mouvements ont lancé un appel solennel aux ONG et aux organisations humanitaires à voler au secours des populations de l’Azawad qui manquent actuellement du minimum. Par ailleurs, le MNLA déplore deux morts et une dizaine de blessés dans ses rangs

(1) Guerre éclair en allemand

Jean Stéphane Ouédraogo

Les trophées de guerre

50 véhicules 4x4 flambants neuf offert par l’UE aux FAMA

10 camions de transport de troupes et de matériel

2 citernes

4 Chars BMVM

Plusieurs tonnes de minutions

Près d’une centaine de soldats maliens faits prisonniers

Une cinquantaines d’éléments des FAMA blessés et remis au CICR

Une cinquantaine de soldats appartenant aux FAMA tués au cours des combats

Les villes et localités qui sont désormais passées sous le contrôle des Mouvements : Kidal, Ménaka, Anéfis, Bourem (90km de Gao), Ansongo, Amberboukan (Frontière du Niger, sans résistance, les FAMA ont traversé la frontière).

La visite du Premier ministre malien, Moussa Mara, dans le Nord -Mali le week dernier a sonné la reprise des combats entre les Mouvements armés de l’Azawad et les forces armées maliennes. L’Etape de Kidal avait même été très explosive. Depuis les armes ne se sont plus tues dans cette ville ; bien au contraire, les combats se sont étendus aux autres villes du septentrion malien.

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