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L’Essor N° 17691 du 2/6/2014

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Conseil économique, social et culturel : la situation à kidal inquiète
Publié le mardi 3 juin 2014  |  L’Essor


© aBamako.com par AS
Politique : 8é session ordinaire de la 4é mandature du conseil economique et social (cesc).
Lundi 03 juin 2013. Koulouba. Le ministre de la fonction publique Namory Traoré a presidé la 8é session ordinaire de la 4é mandature du conseil economique et social (cesc).


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La salle de conférence du Conseil économique, social et culturel (CSEC) a abrité hier les travaux de la 10ème session ordinaire de la 4ème mandature de l’institution. Un seul discours, celui du président du CESC, Jeamille Bittar, a marqué la cérémonie d’ouverture qui s’est déroulée en présence du Premier ministre Moussa Mara et de plusieurs membres du gouvernement. L’ordre du jour de la session porte sur le recueil annuel 2014 des attentes, des besoins et des problèmes de la société civile. Durant 15 jours, les conseillers s’emploieront à finaliser et adopter ce recueil qui sera ensuite transmis au président de la République.



La session s’ouvre et se déroule dans une atmosphère pesante compte tenu de la situation qui prévaut à Kidal, a constaté le président du CESC. Pour Jeamille Bittar, le mois de mai 2014 est venu inquiéter notre commune aspiration à la paix et au bonheur. Kidal, dit-il, nous réserve une désagréable surprise et nous prouve que la présence de l’Etat dans cette région du Mali reste hypothétique et incertaine, malgré les accords signés, notamment ceux préliminaires de Ouagadougou.

Et le président du CESC de questionner : « Ne sommes-nous pas obligés de nous interroger, de chercher à savoir qui tire les ficelles des atrocités que le théâtre de Kidal seul ne peut expliquer ? Pendant que l’Etat du Mali peine à trouver une voie juste qui conduit au salut, nous tentons donc de revisiter les lieux ».

« Les partenaires du Mali (Communauté internationale, pays amis) doivent nous dire clairement ce qu’ils veulent et le Mali doit les y aider, sans jamais porter atteinte à l’indépendance et à la souveraineté nationale dans les limites de ses frontières internationalement reconnues », a souligné Jeamille Bittar. « L’histoire universelle nous renseigne sur des cas analogues à la situation que le Mali vit », a ajouté le président du CESC.

La géopolitique et la géostratégie du monde actuel nous exposent à des risques qu’il nous faut conjurer, malgré les malheurs que nous connaissons et qui sont passagers. La nomination récente du Haut représentant du chef de l’Etat pour les pourparlers inter-maliens constitue, de son point de vue, une marque de bonne volonté et d’engagement politique avéré au niveau de l’exécutif.

Les Maliens savent faire preuve de solidarité et de sacrifice au milieu des épreuves, lorsque le cœur de la patrie palpite et les appelle à se relever. Dans ce domaine, le Mali n’est pas une chose nulle, sans propriétaire, a souligné Jeamille Bittar.

Il appartient au gouvernement d’organiser et d’encadrer la mise en œuvre de ce gigantesque effort national, a-t-il estimé en soulignant que tout un programme est à concevoir, à soumettre à débat dans les milieux appropriés, à mettre en œuvre. « Le Conseil économique, social et culturel n’hésitera pas à appuyer sans réserve une telle initiative et tient à renouveler au président de la République, au Premier ministre son soutien ferme dans cette croisade républicaine », a assuré Jeamille Bittar.

Il faut, a-t-il préconisé, que nous nous rappelions à nous-mêmes que les agressions que nous subissons aujourd’hui sur notre territoire ne sont pas limitées à notre seul pays. Il a souhaité d’excellentes recommandations au sortir des travaux et que l’effort de réflexion auquel participe notre pays permette de recouvrer la paix et de sauvegarder l’indépendance.

Youssouf KONATE

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