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La France offre au Mali trois hélicoptères payés par le Qatar
Publié le mardi 3 juin 2014  |  Le Reporter Heddomadaire


© Autre presse par DR
L’hélicoptère Apache


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Que le budget des armées françaises soit -indépendamment d’une Loi de programmation militaire pourtant votée par la représentation nationale- régulièrement raboté par les technos de Bercy, alors que les opérations extérieures se multiplient, n’est plus un scoop ! Que les pays du Golfe rachètent notre économie par appartement n’en n’est pas un autre, mais la livraison de matériels militaires français «payés» par les mêmes, semble devenir une habitude, comme au Mali tout récemment pour trois hélicoptères payés par le Qatar.

Le Qatar -en concurrence avec l’Arabie Saoudite pour le leadership wahhabite sur les pays de la région- est entré en négociations avec Airbus-Défense pour l’acquisition d’une vingtaine d’hélicoptères NH-90. Le NH90 (NATO-Helicopter) est un hélicoptère militaire bi-turbine européen de transport militaire de la classe des 11 tonnes, conçu en coopération entre la France, l’Allemagne, l’Italie et les Pays-Bas, rejoints par le Portugal en juin 2001 et la Belgique en 2006. Le NH90 se décline en deux versions actuellement en service : TTH (transport tactique) et NFH (lutte anti-surface et anti-sous-marine). Il est produit par NH-Industries, une coentreprise qui comprend Eurocopter, Agusta et Stork Fokker AESP (groupe Fokker). Il est décliné en deux versions principales (en considérant le MRH90 australien et la cabine haute suédoise comme des déclinaisons de la version TTH) et un total de 23 versions et sous-versions.

Trois "Gazelles" pour le Mali

Or, dans le cadre de ce marché, Paris a promis au président du Mali trois hélicoptères «reliftés», vraisemblablement de vieilles Gazelles. La Gazelle est un hélicoptère léger polyvalent de construction métallique conçu dans la deuxième moitié des années 1960 par Sud-Aviation et produit en série à partir du début des années 1970 par la Société nationale industrielle aérospatiale (SNIAS ou Aérospatiale) en collaboration avec Westland Helicopters (Royaume-Uni).

Déclinée en deux versions commerciales principales (nomenclatures SA 341 et SA 342), la majeure partie de sa production fut destinée aux armées (France, Tunisie, Maroc, Royaume-Uni, Yougoslavie, Égypte, Koweït, Irak), mais elle connut aussi un succès certain dans les milieux civils. Malgré son ancienneté, cet hélicoptère forme encore en 2012 la force principale des hélicoptères de combat de plusieurs pays.
Cette promesse de trois Gazelles restaurées est estimée à 20 millions d’euros. Le Qatar devrait assurer le paiement en annexe de son contrat principal avec Airbus-défense pour l’acquisition de ses NH-90.

À Bamako, la Présidence et le commandement de l’armée ne comprennent pas «pourquoi on veut nous pousser ainsi dans les bras du Qatar». Au ministère français de la Défense, les responsables du dossier répondent tout simplement que Paris n’a plus un euro à dépenser pour «la refondation de l’armée malienne», budgétée à quelque trois milliards de dollars.

Dans ce contexte, plusieurs émissaires marocains débarquent dans la capitale malienne avec une multitude de valises pleines de coupures usagées. D’origine saoudienne, ces fonds «marocains» seraient aussi destinés à la modernisation de l’armée malienne. Évidemment, Alger suit ce bal d’émissaires très attentivement, d’autant que les derniers événements de Kidal réactivent la carte touareg.

Par conséquent, l’irritation de Bamako envers Paris ne vise pas seulement l’intrusion financière du Qatar dans les affaires militaires maliennes, mais aussi sa «neutralité» à l’encontre des chefs touaregs. À Bamako, le nouveau pouvoir commence à dénoncer à mots, de moins en moins couverts, ce syndrome «Fort Saganne» du Quai d’Orsay et la bienveillante écoute dont jouissent à Paris les chefs du Mnla…
(Source : http://www.politicomag.com)

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