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L’Essor N° 17692 du 3/6/2014

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Projet d’eau potable de Kabala : Un démarrage très attendu
Publié le mardi 3 juin 2014  |  L’Essor


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Table ronde sur le projet d`eau potable à Kabala
Le gouvernement et ses partenaires ont organisé une table ronde sur le projet d`eau potable à Babala


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La première phase permettra une production additionnelle de 144 000 mètres cubes par jour, 66 000 branchements sociaux et plus de 1000 bornes fontaines publiques. L’initiative entretient depuis des années l’espoir de centaines de milliers de Bamakois qui se réjouiront certainement de la voir arriver à (presque) bon port. Les acteurs du secteur de l’eau et leurs partenaires étaient réunis hier autour du projet d’alimentation en eau potable de la ville de Bamako, à travers Kabala.

La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Abdoulaye Idrissa Maïga. C’était en présence du directeur de l’Agence française de développement (AFD), Bruno Deprince, chef de file des partenaires et de nombreux invités.

La rencontre avait pour objectif de préparer le démarrage des activités du projet d’approvisionnement en eau potable de Bamako à partir de Kabala. Les échanges ont porté au cours de cette rencontre, entre autres, sur l’état de mise en œuvre de cet important projet suite à la signature de différentes conventions de financement. La coordination des interventions des différents partenaires ainsi que les perspectives d’accès à l’eau potable de Bamako et environ seront au cœur des débats.

Le caractère emblématique de ce projet fédérant près de sept bailleurs de fonds ainsi que son importance particulière pour les populations de Bamako ne sont plus à démontrer. Son objectif à terme sera de résoudre le problème aigu de l’approvisionnement en eau potable du grand Bamako grâce à une production additionnelle de 144 000 mètres cubes par jour, rien que dans sa première phase.

Bruno Deprince indiquera que la réalisation de ce projet intervient dans un contexte marqué par les grandes difficultés que connaissent les villes africaines en matière d’approvisionnement en eau potable du fait de la poussée démographique. En ce qui concerne Bamako, dira-t-il, ce stress hydrique a été exacerbé par la situation actuelle rendant le projet d’autant plus urgent. L’impact du projet au niveau des bénéficiaires se passe de tout commentaire. A l’issue de sa première phase le projet profitera à près de 1,6 millions de personnes, soit environ 64% de la population bamakoise. Outre la réalisation d’une station de traitement capable de produire la totalité du volume journalier projeté et doté d’une station d’alerte pour veiller à la qualité de l’eau produite, le projet financera des réservoirs d’eau de capacité variant ente 2000 et 10 000 mètres cubes. Il est également prévu un réseau de distribution de plusieurs centaines de kilomètres représentant environ 53% du réseau actuel, des branchements sociaux pour les ménages les plus déshérités et environ un millier de bornes fontaines notamment dans les quartiers précaires où résident principalement les populations vulnérables.

LE DÉFICIT COMBLÉ EN 2020. Le projet appuiera aussi le renforcement des capacités des structures d’intervention locales notamment la SOMAPEP, la SOMAGEP la CREE et le secteur de l’assainissement. Le chef de file des partenaires a réaffirmé toute l’urgence qu’il y a à démarrer les activités. Les différents bailleurs de fonds ont en effet déjà approuvé et signé les accords correspondants. Toutes les conditions permettant le démarrage effectif du projet doivent donc être réunies et il faut éviter tout retard préjudiciable à son exécution. Cependant, a souligné Bruno Deprince, le commencement effectif du projet dépend des éléments préparatoires d’un projet d’assainissement dont les contours et les financements restent encore à déterminer. Le chef de file des partenaires a tenu à saluer à cet effet la réunification au sein d’un même département ministériel des problématiques touchant à l’eau et celles relatives à l’assainissement.

Le projet de Kabala, a expliqué pour sa part le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, est d’une importance capitale eu égard à la crise structurelle d’accès à l’eau potable des populations de la ville de Bamako et environs. En effet, les infrastructures actuelles de production d’eau potable ne parviennent plus à couvrir un déficit potentiel de la ville de Bamako, déficit estimé à près de 150 000 mètre cubes par jour. D’autre part, selon les estimations du schéma directeur, les besoins de la ville à l’horizon 2018 sont estimés à près de 400 000 mètres cubes par jour, ce qui porte le déficit à 180 000 mètres cubes par jour par rapport à la capacité de production actuelle.

C’est donc dans un contexte très peu reluisant d’accès à l’eau potable des populations de Bamako que les partenaires ont bien voulu accompagner notre pays en signant des accords de financement d’un montant cumulé de plus de 160 milliards de Fcfa.

Ce financement qui est destiné à la réalisation de la première phase du projet permettra de disposer d’une production additionnelle de 144 000 mètres cubes par jour et de densifier le réseau à hauteur de 1 400 kilomètres, presque l’équivalent du linéaire actuel du réseau de Bamako. En outre, a indiqué le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, cette première phase permettra la réalisation de 66 000 branchements sociaux et l’implantation de plus de 1000 bornes fontaines publiques. Abdoulaye Idrissa Maïga a toutefois souligné que la production prévue de 144 000 mètres cubes par jour ne permettra pas à résorber totalement le déficit actuel.

C’est pour cette raison qu’il est impératif de prévoir dès à présent la deuxième phase du projet consistant à doubler le volume indiqué plus haut pour atteindre une production cumulée d’environ 300 000 mètres cubes par jour à l’horizon 2020. Ce qui permettra de combler entièrement le déficit de production à cette échéance.

Le ministre Maïga a signalé que pour maintenir l’adéquation entre l’offre et la demande en eau potable pour les années ultérieures, les investissements qui, seront prévus dans le nouveau schéma directeur, devront faire l’objet de suivi régulier, d’adaptation et de mise en œuvre. Il a exhorté les acteurs intervenant dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, à faire des recommandations pertinentes assorties d’une feuille de route permettant d’assurer la réussite attendue du projet d’eau potable de Kabala.

M. A. TRAORÉ



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Publié le: 2/6/2014  | 


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