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Ibrahim Boubacar Keita : Vers le triomphe au bout de l’effort
Publié le lundi 9 juin 2014  |  Le Zenith Bale




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Impossible n’est pas malien, devons-nous asséner aujourd’hui, parce que Ibk a enfin retrouvé la voie du salut, en bonne phase avec l’ensemble de la classe politique malienne. Nous devons nous réjouir de cette initiative républicaine et démocratique du Président Ibk de convier dans un élan patriotique l’ensemble de la classe politique malienne qui a bien fait de répondre dans un sursaut patriotique à l’appel de la République. Le Mali vient de loin, Dieu soit loué !
Dans un de nos articles, nous écrivions : » Pour IBK, ce sont les autres qui sont toujours en cause. Oui, quand il vote une loi qui finalement n’emporte pas l’adhésion populaire, IBK trouve l’astuce de dire que c’est parce que les autres l’ont voulu ainsi, sinon lui était contre. Quand au nom de l’Etat malien un accord est signé pour la paix en vue d’un développement harmonieux du pays, IBK brode dessus à la première insuffisance constatée qu’il n’était pas d’accord. Il oublie que sans ces accords, les pertes seraient grandes en vies humaines, en matériels et en infrastructures. Mieux vaut un mauvais arrangement qu’une bonne guerre (il n’y en a même pas entre les fils d’un même pays et c’est toujours regrettable d’un côté comme de l’autre) « .
Et nous terminions ledit article en ces termes : » A force de postures, de positionnement, de revirements, de reniements, cet homme est devenu insaisissable, incohérent et infréquentable. Il finira cependant un jour par être rattrapé par la réalité, sa réalité, un homme politique ambitieux et velléitaire… ».
Dieu merci, aujourd’hui Ibk a compris qu’il n’y a pas de bons et de mauvais Maliens. Et avec lui toute la classe politique malienne a compris, responsables de la mouvance présidentielle et de l’opposition à l’unanimité, qu’aucun d’eux, ni Ibk, ni Pr Mamadou Kassa Traoré, ni Dr Oumar Mariko, ni Dr Choguel K. Maïga, ni Me Mountaga Tall, ni Soumaïla Cissé, ni Modibo Sidibé, ni Tiébilé Dramé… n’est au-dessus du Mali, ne vaut rien l’un sans l’autre, mais ils valent du diamant dans l’union, et chacun – pour le Mali – vaut une pierre magique pour le redressement de la situation déplorable dont eux et nous sommes tous victimes et souffrons dans notre chair et dans notre âme.
IBK ET LA CLASSE POLITIQUE : L’UNION SACREE
Dans son entretien historique et de dissipation des tensions avec ses désormais collaborateurs pour bâtir un Mali émergent, véritable prise de contact, d’information et d’échange, axée sur les grandes questions de la Nation, notamment la crise du Nord, le Président Ibrahim Boubacr Kéïta a affirmé sa volonté d’instaurer un cadre d’échange et de dialogue périodique avec la classe politique pour conforter la démocratie et partager les préoccupations de la Nation. Afin, dit-il, de ne pas se laisser gérer par la rumeur.
Aux représentants des partis politiques, le président de la République a réitéré le respect et l’application, sans équivoque, par l’Etat malien de l’Accord préliminaire de Ouagadougou qui a permis son élection. Il expliquera aussi à ses interlocuteurs sa volonté et l’option pour le dialogue franc et sincère en vue de parvenir à une solution définitive au problème récurrent du Nord, tout en fixant la ligne rouge à ne pas franchir.
En outre, le Chef de l’Etat souhaitera une synergie du Mali reconnaissant avec la Communauté internationale en vue de parachever le chantier de la paix, du dialogue et de la réconciliation amorcé ensemble.
Le président de la République a aussi donné des explications sur d’autres sujets de préoccupation nationale comme la signature prochaine avec la France d’un Accord de coopération en matière de défense et de sécurité ou l’achat de l’avion présidentiel.
Les responsables de la majorité ont renouvelé leur soutien aux initiatives du Chef de l’Etat, au Gouvernement, aux forces armées du Mali ainsi qu’à la communauté internationale en vue d’un dialogue inclusif pour parvenir à la paix, à la réconciliation nationale, à la cohésion nationale et la justice sociale et ont lancé un appel à leurs militants et à la population pour plus de tolérance et d’ouverture.
Pour leur part, les leaders de l’opposition ont exprimé leur satisfaction pour cette première rencontre républicaine et souhaité dans l’avenir plus de respect, plus d’implication et de considération pour le rôle éminemment démocratique qu’ils jouent dans le confort de la démocratie dans notre pays. Ils n’ont pas manqué de faire part de leur engagement à aider notre pays quelle que soit la situation difficile dans laquelle il se trouve, et surtout à trouver la solution à la crise actuelle et que l’ensemble du Mali soit dans une dynamique de développement, de stabilité et de prospérité.
Il est entendu que pour tous, la solution de la crise par le respect et l’application stricte de l’accord préliminaire de Ouagadougou. A ce propos, la question du cantonnement des groupes armés et du redéploiement effectif des forces de défense et de sécurité du Mali reste posée.
KIDAL ET L’ACCORD DE OUAGA : RECTIFIER LE TIR
Selon l’accord préliminaire de Ouagadougou, » les parties conviennent de mettre en place dès le lendemain de la signature du présent accord, une Commission Technique Mixte de Sécurité, présidée par le commandant de la MISMA/MINUSMA. Cette commission qui sera l’organe de prise de décision technique liée au cessez-le-feu, est chargée de :
- observer le cessez-le-feu ;
- élaborer, dans les 10 jours suivant la signature du présent Accord les modalités du cessez-le-feu incluant les arrangements sécuritaires, le cantonnement et le désarmement des groupes armés du nord du Mali ainsi que le redéploiement effectif des forces de défense et de sécurité du Mali ;
- enquêter sur les violations du cessez-le-feu à travers les équipes mixtes de vérification et d’observation créées à cet effet;
- entreprendre le processus de vérification et de contrôle des arrangements sécuritaires.
La Commission Technique Mixte de Sécurité est composée de :
- 04 représentants des forces de défense et de sécurité du Mali ;
- 04 représentants des groupes armés signataires ;
- 02 représentants de la MISMA/MINUSMA,
- 01 représentant de l’Opération Serval,
- 01 représentant du Médiateur,
- 01 représentant du Médiateur associé de la CEDEAO.
La Commission Technique Mixte de Sécurité est placée sous la supervision du Comité de suivi et d’évaluation.
Enfin, en application du cessez-le-feu, les parties s’engagent à mettre en œuvre les mesures suivantes :
- le cantonnement des groupes armés sous la supervision et le contrôle de la MISMA/MINUSMA dans des endroits définis conjointement avec la MISMA/MINUSMA. Le désarmement se déroulera après la signature de l’accord de paix global et définitif ;
- le déploiement des forces de défense et de sécurité maliennes et de l’administration dans la région de Kidal se fera avant les élections présidentielles prévues pour le 28 juillet 2013 de la manière suivante :
o déploiement d’éléments de la gendarmerie et de la police nationale dans la région de Kidal, y compris à Kidal ;
o déploiement progressif de l’Armée malienne à Kidal, en étroite coopération avec la MISMA/MINUSMA et opération Serval « .
De ce qui précède, il se pose l’impérieuse nécessité de cantonner les groupes armés et d’aller au dialogue inclusif et à la signature de l’accord de paix global et définitif dans les plus brefs délais. Majorité et opposition doivent interpeller à l’unisson la Communauté internationale sur cette exigence qui précède le désarmement, synonyme du retour de la paix véritable. Il n’est pas admissible que perdure cette situation de deux armées dans un même pays.

Il est incompréhensible en outre que la Communauté internationale soit inactive face à l’amalgame qui ouvre des brèches aux terroristes sur notre territoire national notamment à Kidal dont l’accès demeure interdit aux forces régulières. Alors qu’au même moment, les groupes armés deviennent de véritables criminels de guerre libres de tous mouvements à Kidal jusque dans la région de Gao notamment à Ménaka. Où en est-on donc avec le cantonnement des groupes armés sous la supervision et le contrôle de la MISMA/MINUSMA, de même que le déploiement progressif de l’Armée malienne à Kidal, en étroite coopération avec la MISMA/MINUSMA et l’opération Serval ? Etant entendu que le déploiement des forces de défense et de sécurité maliennes et de l’administration dans la région de Kidal devait se faire avant les élections présidentielles prévues pour le 28 juillet 2013, et dont la non observation avait conduit le porte parole devenu candidat, Tiébilé Dramé, à se retirer de la course pour la présidentielle en signe de protestation contre ce manquement des signataires et des superviseurs à leurs engagements.
En tout état de cause, la nouvelle dynamique enclenchée au sein de la classe politique est à saluer, en ce sens qu’il s’agit là d’un pas décisif vers une solution définitive au problème récurrent du Nord, en synergie avec les groupes armés sous la supervision de la Communauté internationale. Le triomphe d’Ibk est à ce prix, pour le bonheur des Maliens.
Mamadou DABO

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