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Ahmed Mohamed Ag Hamani président d’honneur de la plate forme ‘’Kel Tamasheq’’ : «Il est impératif pour le Mali de signer l’accord de défense avec la France ».
Publié le mardi 10 juin 2014  |  Le Tjikan




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Le samedi dernier, la plate forme des Kel Tamasheq a organisé une conférence de presse à la Maison de la presse, avec pour objectif de faire des propositions de sortie de crise. L’illustre ancien premier ministre, Ahmed Ag Hamani, conférencier principal, en a profité pour, encore une fois, dénoncer les actions des groupes armés. Pour lesquels, seul le langage des armes vaille. Ag Hamani a au passage démontré avec véhémence, la nécessité de la signature d’un accord de défense avec la France.

Cette rencontre a enregistré, la présence de tous les leaders des communautés du nord ainsi que d’illustres personnalités, des fins connaisseurs du dossier du nord.

Dans son allocution l’honorable député, Bajan Ag Hamatou, député élu à Menaka et président de la plateforme des Kel Tamasheq n’est pas allé par quatre chemins, pour démontrer qu’il relève du groupe ethnique qui représente la plus grande communauté des Tamasheqs et que par conséquent, ceux qui ont pris les armes contre la mère patrie n’agissent pas au nom des populations.

Pour Mohamed Ahmed Ag Hamani, la situation tragique que connait la partie septentrionale du pays doit interpeller l’ensemble du peuple malien. Selon lui, le problème doit être traité sous un angle national. Et le président d’honneur de l’association des Tamasheqs de plaider pour que le terme ‘’problème du nord’’ soit banni pour ne pas frayer le chemin aux partisans de la partition du Mali. Avant de souligner, la nécessité pour les forces internationales d’aider à la restauration du Mali. Cette restauration est nécessaire pour permettre à l’administration de s’installer, mais pas n’importe quelle administration. Il a au passage évoqué la nécessité de désarmer les groupes armés qui ne sont que des milices constituées sur des bases ethniques, il s’agit du MNLA, du HCUA, du MAA, de Gandakoy et de Gandaiso.

L’ancien premier ministre dira en substance que l’arbre ne doit pas cacher la forêt car, les villes du nord ne sont ni sécurisées ni pacifiées et des efforts restent à faire avec le soutien, naturellement, de SERVAL et de la MINUSMA. Il a aussi brandi l’arme économique pour résoudre une partie du problème. A ses dires, le nord à cause de la misère et de l’oisiveté des jeunes est un terreau fertile pour les djihadistes qui utilisent l’islam comme couverture pour se livrer à leur contrebande favorite qui porte sur le trafic de drogue et les prises d’otages.

Pour porter un coup à ce dessein inavoué, le président d’honneur des ‘’Kel Tamasheq’’ souhaite la reprise des grands chantiers comme : la construction du barrage de Taoussa, de la route Ngouma Koura Niono- Tombouctou. Offrir des opportunités d’emploi aux jeunes. Ce qui passe par l’exploitation des ressources naturelles comme les phosphates de Bourem, le manganèse d’Ansongo, le pétrole de Taoudéni.

L’accord de défense avec la France est impératif au nom de la Realpolitik
Selon Ag Hamani, il est urgent que le Mali signe l’accord de défense, car les groupes armés sont déjà entrain de se reconstituer. « Sans l’aide de la France il ne faut pas se voiler la face, ils vont revenir et en force », a-t-il indiqué. Pour lui, il faut tenir compte des réalités du moment. « 1961 et différent de 2014 », signale-t-il.

Cet accord pour lui est d’autant plus nécessaire car, il permet un contrôle sur l’ensemble du territoire national et la sécurisation de nos frontières qui sont poreuses. Il n’exclut pas la contribution des pays du champ, à savoir : le Niger, l’Algérie, la Mauritanie. Cette sécurisation du nord, aux dires d’Ag Hamani, doit se faire en coordination avec l’armée malienne, à qui, il revient le rôle régalien de sécuriser le pays. D’où l’ occasion pour lui, de souhaiter la réouverture de certains postes militaires comme Razelma, Foita, Ndaki, Inokounder…

Badou S. Koba

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