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Le Républicain N° 4877 du 12/6/2014

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Baccalauréat 2014 au Mali : La débacle générale qui interpelle la ministre Togola Jacquiline Nana
Publié le jeudi 12 juin 2014  |  Le Républicain


© aBamako.com par A S
Education/enseignement secondaire: Visite du ministre Moussa Bocar Diarra dans les centres d`examen du baccalauréat
Bamako, le 11 juin 2013. Le ministre de l`éducation nationale, de l`alphabétisation et des langues nationales, Moussa Bocar Diarra a sillonné quelques centres d`examen du baccalauréat.


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Les mises en garde du ministre de l’éducation contre les tricheurs n’ont pas été dissuasives. Après les fuites des sujets du DEF, c’est au tour du baccalauréat d’enregistrer des manquements graves de nature à entacher la crédibilité du précieux « sésame ». En effet, les deux premiers jours des examens du bac se sont passés dans des conditions déplorables. Jamais pareil situation ne s’est produite dans l’histoire de l’enseignement au Mali. La fuite des sujets de la session de cette année a provoqué un chamboulement dans le déroulement des épreuves dans plusieurs centres du Mali.
Le bac 2014 n’a pas fini de faire parler de lui. Après les couacs du DEF qui ont fait sauter Bakoni Ballo, le directeur du Centre national des examens et les graves manquements dans le bon déroulement du Bac, l’on pensait que la commission ad hoc mise en place par le ministre allait colmater les brèches. Que nenni ! On se rappelle des conditions effroyables dans lesquelles les bacheliers ont passés les épreuves du mardi. Les candidats étaient confrontés à de multiples contraintes qui dépassent l’entendement. « Des retards de plusieurs heures, des changements et des erreurs dans les épreuves, des délestages dans les salles d’examens », ont perturbés le cours normal des choses. Tous ceci au grand dam et à la stupéfaction des candidats, qui payent ainsi le prix de l’impuissance des acteurs de l’éducation face à des réseaux mafieux qui ont provoqué la fuite de sujets ayant causée ainsi cette situation déplorable. Après avoir pris d’énorme retard lors du déroulement des matières principales, les candidats ont surement composés dans un état d’esprit tout anormal. Comme nous le savons tous, les moments de l’évaluation sont les plus stressants pour l’être humain et surtout quand ils se passent dans des difficultés. Pire, les conditions dans laquelle se sont déroulées les épreuves du soir, le mardi, ont été pénible pour les candidats. D’abord, au lycée Castor, aux environs de vingt-deux heures moins, il y avait des parents qui attendaient leurs enfants qui se trouvaient encore dans les salles d’examens tandis que d’autres cherchaient des moyens pour rentrer chez eux. Dans le centre de Sokorodji, la première partie des épreuves a commencé à partir de 15 heures pour prendre fin à 19 h 30 mn. Ensuite, la deuxième épreuve, l’anglais, a commencé à partir de 19 heures pour se terminer à 22 heures. Un candidat de ce centre, rencontré sur les lieux, très abattu et qui réside à Sabalibougou, nous a fait savoir qu’il a été vraiment dépassé par la situation. Les candidats du MTE au centre de Torokorobougou, ont traité le sujets d’anglais de la LLT avant de s’en rendre compte et une heure plus tard.
Malheureusement, le second jour du bac, le mercredi 11 juin 2014, a aussi, eu son lot de problèmes. Dans beaucoup de centres de Bamako, les épreuves ont commencé après 9h du matin. Quant aux centres d’examen de Kati, c’est dans l’après-midi que la plupart d’entre eux ont commencé les épreuves. A 13 h passé, les candidats du centre de Souleymanebougou n’avaient pas encore commencé. Et pourtant, ils ont répondu présent depuis 6h du matin. Pour ne pas revivre la journée cauchemardesque du premier jour, les candidats sont venus avec des torches et des bougies au centre. En voyant que la première épreuve tardait à démarrer, les rares candidats qui n’avaient pas pris cette précaution ont appelé les parents pour qu’ils viennent avec des bougies et autres commodités.

Ousmane Baba Dramé

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