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Gestion du pouvoir : IBK pourra-t-il aller jusqu’au bout de son quinquennat?
Publié le mardi 17 juin 2014  |  Le Flambeau




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Quoique provocante, cette question majeure ne manque pas d’intérêt au regard de l’évolution de la situation sur le terrain depuis la prise
du pouvoir par Ibrahim Boubacar Kéïta.

Le pouvoir, il l’a cherché et il l’a trouvé. Mais, son début de quinquennat est très mouvementé à tel point qu’il a du fil à retordre. Pourra-t-il quand même résister à la tempête qui tente d’éclabousser son règne ?

Rappelons tout d’abord que le président IBK a été élu par plus de 77% des Maliens qui estimaient qu’il est l’homme de poigne, l’homme qu’il
faut pour relever le Mali. Mais, très rapidement, ils ont déchanté. Du coup, la côte de popularité d’IBK est en chute libre.

D’abord à cause de la «famillecratie» qu’il a installée au sommet de l’Etat. Jamais depuis l’indépendance de notre pays, la famille d’un président n’a joué un rôle aussi prépondérant dans les affaires publiques, en si peu de temps. À la Présidence de la République (y compris à l’Etat-major
particulier), au Gouvernement et à l’Assemblée nationale, ce sont des pans entiers de la puissance publique qui ont été confiés aux membres
du clan présidentiel.

Autre fait décrié aujourd’hui par les populations, le tâtonnement dans la gestion de la crise du Nord. À noter que l’accointance de son parti, le Rpm, lors des législatives avec les rebelles du Mnla, aurait jeté un discrédit sur ses réelles ambitions d’en découdre avec ces bandits armés et leurs acolytes jihadistes et narcotrafiquants. Du coup, la «libération» des trois régions du Nord du Mali, notamment de
Kidal, des mains des forces obscurantistes incarnées par Aqmi, Mujao, Ançar Dine, Mnla et d’autres du genre, est et demeure une grosse épine
sous ses pieds. Comment va-t-il se tirer d’affaire et remettre le Mali sur de bons rails ? La question reste posée.

Comme cela ne suffisait pas, l’affaire Tomi et celle relative à l’achat d’un nouvel avion pour IBK, sont venues corser l’addition. Sur cette dernière, après les opposants politiques, puis les députés de l’Assemblée nationale, c’est le Fmi de Christine Lagarde qui tape aujourd’hui du poing sur la table et demande des explications.
À tout cela, s’ajoutent les derniers événements survenus à Kidal avec la débâcle de nos forces de défense et de sécurité. Dans la foulée, on
nous parle aujourd’hui d’un coup d’Etat contre le président IBK ; coup d’Etat étouffé dans l’œuf. Autant dire qu’en ce début de quinquennat
d’IBK, les événements se succèdent et ne se ressemblent pas, mais ils ont un point commun : ils sont tous malheureux.

Le président a donc trop de problèmes et il semble déjà fatigué. Finira-t-il par dire comme son prédécesseur Amadou Toumani Touré qui
clamait à quelques encablures de la fin de son mandat, écourtée par les putschistes, qu’il était pressé de partir de Koulouba pour aller cultiver dans ses champs à Mopti, sa ville natale ? Nous n’osons pas le croire et espérons qu’IBK a encore du tonus pour rebondir et aller jusqu’à la fin de son quinquennat, l’essentiel pour lui étant de sortir par la grande porte en faisant en sorte que le Mali retrouve sa place dans le concert des grandes Nations de notre planète.
Bruno LOMA

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