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Accusation de tortures au Mali : Quelle marge de manœuvres pour Modibo II ?
Publié le mercredi 29 aout 2012  |  Aurore


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© aBamako.com
Le Premier ministre, Cheick Modibo Diarra


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Avec Amnesty International, on sait désormais que le Mali est un pays qui accepte la torture. Pourtant, sans pouvoir y faire face, le PM, à l’occasion de ses cent jours à la Primature, face à la presse, dans une banalité saisissante, n’avait pas hésité de dire à la face du monde que son gouvernement est le meilleur que le pays n’ait jamais connu. Une auto flagellation qui a dégoûté plus d’un. Etant donné que son gouvernement a été en partie reconduit, Modibo ne ferait que rebelloter.

Mais, plus grave, ce gouvernement » le meilleur que le Mali n’ait jamais connu » (il est désormais remanié depuis le lundi 20 août dernier), selon le PM (reconduit à son poste), qui fait dans l’auto-flagellation, a assisté, impuissant, à la perpétration, dans un camp militaire du pays, de crimes les plus odieux sur des soldats maliens.

Comment le chef d’un tel gouvernement peut-il se bomber la poitrine dans une banalité effarante en disant que son équipe est la meilleure dans l’histoire du pays ? N’était-il pas disqualifié face à l’histoire de ce pays?

La torture est un crime odieux, la combattre exige de tout gouvernement la fermeté pour poursuivre et punir ses auteurs et commanditaires. L’ancien gouvernement de transition, dirigé par le PM Cheick Modibo Diarra, qui a bénéficié du statut flatteur de «meilleur» que le pays connait », plutôt que d’engager des enquêtes sérieuses pour appréhender les auteurs, n’a pas mieux fait que de se taire dans un silence coupable.

Au moment où le PM, Cheick Modibo Diarra, se tressait lui-même des lauriers de » meilleur gouvernement du pays « , le rapport accablant d’Amnesty International sur ces graves atteintes à la dignité de l’homme, commises au Mali, dans un camp militaire, faisait le tour du monde.

Il avait donc beau dire qu’il présidait le » meilleur gouvernement que le pays n’ait jamais connu « , personne, ni au Mali, ni à l’extérieur, ne lui accordait du crédit, car chacun savait que son gouvernement fermait les yeux sur des scènes de tortures, aussi monstrueuses que celles commises sur des soldats maliens, dans un camp militaire.

Devant les journalistes, au lieu de dire que son gouvernement est le meilleur, quand on lui a posé cette question, il devait avoir le courage de répondre qu’il n’en était pas au courant. C’est cette réponse que son ministre de la justice, interrogé par les enquêteurs d’Amnesty international, a donnée. Certes, le ministre de la justice avait visité les prisonniers et les avaient trouvés dans de conditions » infrahumaines « , mais il n’était pas au courant de scènes de torture.

Après la publication de ce rapport accablant, le Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, est juste resté silencieux. Or, dans l’esprit de la convention sur la torture (ratifiée par notre pays), toute autorité, à la connaissance des atrocités sur la dignité de l’homme, doit nécessairement ordonner des enquêtes pour faire la lumière sur ces crimes monstrueux et poursuivre les auteurs. C’est donc pour cela que les organisations mondiales de défense des droits de l’homme, face à ce lourd silence du gouvernement de transition, avaient dénié à l’homme, qui proclame son statut de meilleur gouvernement dans l’histoire du pays, sa capacité à poursuivre sa mission. Après la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, le 20 Août dernier, quel sera le sort de ce dossier? Le temps nous édifiera…

F.M

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