Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Le Mali    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article



 Titrologie



Le Prétoire N° 331 du

Voir la Titrologie

  Sondage


 Nous suivre

Nos réseaux sociaux



 Autres articles


Comment

Politique

Retour de la paix au nord Mali : Un protocole d’entente signé
Publié le jeudi 10 juillet 2014  |  Le Prétoire




 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier

Ce jeudi 03 juillet, des leaders représentant les communautés Imgad, Songhay et Arabes se sont retrouvés au domicile de M. Ali Badi Maïga, président du cadre de concertation des sédentaires, pour conclure une alliance de paix.

Au même moment, aux environs de Tabancort (commune de Tarkint, cercle de Bourem), on achevait de dénombrer les victimes de l’affrontement survenu quelques heures plus tôt entre des combattants du mouvement national de libération de l’Azawad et des Arabes de la zone qui ne soufflent plus dans la même trompette. Une guerre dont les belligérants ne sont autres que les alliés de 2012 qui ont saccagé les villes du nord du Mali, mis à genou la République et imposé aux populations leurs lois et règles : celles du plus fort et riche de l’argent blanchi de la cocaïne et de la puissance dominatrice des armes ultra modernes ramenées de Libye après la mort de leur mentor Mouammar Kadhafi. De douloureux évènements qui, en leur temps, ont fait des centaines de morts parmi les militaires maliens et les paisibles populations.

Ce jeudi donc, sous la houlette des sieurs Azaz Ag Loudagdag, Ali Badi Maïga et le très richissime Hanoune, un protocole d’entente est signé, engageant les communautés(ou du moins celles qu’ils sont censés représenter) à faire la paix et à recoudre le tissu social pour un meilleur vivre ensemble. Une excellente initiative, s’est certainement dit M. Osler le chef du bureau de la Minusma à Gao qui a eu le privilège d’être témoin de la cérémonie. Mais le représentant de Ban Ki Moon a-t-il compris que parmi les initiateurs se cachent des leaders de groupes armés indépendantistes et/ou terroristes aujourd’hui républicains par la force des choses ?

Quoi qu’il en soit, le document est signé, il prône la paix et la cohésion sociale mais aussi et surtout la sécurité par tous les moyens. Y compris les armes, pensent les plus sceptiques qui ne comprennent pas les raisons qui ont amené les Imgad (initiateurs de l’alliance) à choisir les sédentaires et les Arabes au profit de leurs frères Chamanamas, Ifoghas, Idnanes, Oullimédènes et autres.

Est-ce parce que les parents du général El Hadj Gamou ne font plus confiance à leurs frères touaregs ? Ou que ces derniers les accusent de trahison ?

Toutes ces questions méritent réflexion de la part de toutes les communautés du pays et surtout une plus grande attention des autorités dont la seule porte de sortie dans cette crise demeure le dialogue. Le Mali a déjà trop souffert de cette situation de ni guerre ni paix qui ne profite ni aux Maliens ni à la communauté internationale. A moins qu’il n’existe un canevas, un autre agenda qui après la paix de Dieu nous conduise à celle des braves car malgré les efforts de ces amis, le Mali n’est pas sorti de l’ornière. Dieu sauve la République et les Maliens.
Modibo TANDINA,
Correspondant à Gao

 Commentaires