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Négociations Gouvernement : Groupes armés à Alger ce mardi C’est parti pour des discussions en trois phases
Publié le lundi 14 juillet 2014  |  Le 22 Septembre


© AFP par AHMED OUOBA
Crise Malienne : Ouverture des négociations entre Bamako et groupes touareg
Samedi 08 juin 2013. Ouagadougou. Les négociations entre le pouvoir malien et les rebelles touareg qui occupent Kidal, dans le nord-est du pays, se sont ouvertes sous l’égide de la médiation burkinabè


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C’est ce mardi 15 juillet que débuteront les négociations entre le gouvernement du Mali et les groupes armés. Ça sera à Alger, considérée comme facilitatrice, en présence d’une délégation de la CEDEAO conduite par Djibril Bassolé, ministre des Affaires Etrangères du Burkina Faso. Une délégation de l’Union Africaine et une autre de l’ONU sont également attendues dans la capitale algérienne pour soutenir la relance des pourparlers inter maliens.

Ces discussions, selon nos informations, se dérouleront en trois phases. La première durera deux jours (mardi 15 et mercredi 16 juillet), et permettra d’adopter la Feuille de route proposée par la partie malienne. Les rebelles ont certainement la leur.

Des discussions sortira une feuille de route qui constituera une boussole pour les deux parties. C’est cette feuille de route qui déclinera les participants aux négociations (mouvements armés, communautés songhaï, arabe, tamashek, Bella…), les voies consultatives, délibératives et les autres observateurs ou figurants.

Ainsi, sur la base de ce document, la deuxième phase se poursuivra pour de véritables échanges, permettant d’obtenir un Accord sur tous les points. Cela nécessitera plusieurs jours de discussions, la mise en place de commissions, voire de sous-commissions, et d’une plénière qui tranchera. Au besoin, les deux parties au conflit se retrouveront pour des réglages, le tout sous la supervision d’Alger et de la CEDEAO.

La troisième phase sera celle du rapatriement de l’acte final au Mali, c’est-à-dire la signature de l’Accord, qui pourrait avoir lieu à Bamako, Tombouctou, Gao, voire même Kidal. L’essentiel, c’est que le document final soit paraphé et signé en territoire malien.

Maintenant, que peut-on attendre d’Alger? L’acceptation de l’unité du pays, la laïcité de l’Etat et le respect du principe républicain comme mode de gouvernance. Le reste, sommes- nous tentés de dire, est gérable. Le reste, c’est bien l’intégration politique, sociale, économique, administrative et militaire des rebelles dans les différents compartiments du pays.
Malgré la propagande du MNLA, relayée par une certaine presse, tout le monde sait qu’aujourd’hui il est impossible d’admettre l’existence d’une hypothétique République de l’Azawad qui engloberait les trois régions du Nord. La communauté internationale elle-même est contre la création d’un tel Etat fantoche.

Par extraordinaire, si on en arrivait là, Gao aussi bien que Tombouctou n’accepteraient jamais d’être sous la domination des Touaregs de Kidal. Dans cette optique, ils proclameront leur indépendance ou resteront avec le grand Mali, ce qui est préférable pour les deux régions, qui ne se reconnaissent pas dans l’Azawad du MNLA et du HCUA.
En attendant que les deux parties en conflit dévoilent leur plateforme, prions pour qu’elles puissent s’entendre sur l’essentiel (le Mali) et même sur l’accessoire (les différentes retombées).

A suivre.

Chahana Takiou

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