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Pourparlers de paix Inter-Malien à Alger : Le monde découvre la vraie face du MNLA
Publié le vendredi 18 juillet 2014  |  Le Tjikan


© Autre presse par DR
Mahamadou Djeri Maiga, vice-président du MNLA, s`exprime à Alger, le 16 juillet 2014, dans le cadre des négociations de paix au Mali.


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Les pourparlers de paix entre le pouvoir de Bamako et les groupes armés avancent à grand pas depuis mardi dernier à Alger. Contrairement aux négociations des autres années, cette fois c’est toute la communauté internationale qui est mobilisée pour que ces pourparlers aboutissent. S’il y a bien un plaignant à Alger c’est le MNLA qui pensait ravir la vedette aux autres groupes armés.

L’avenir politique au Mali : Les bonnes questions« Il faut aller vite, il ne faut pas trainer les pieds », a souligné d’entrée de jeu le ministre Nigérien des affaires étrangères Mohamed Bazoum sur les ondes de la RFI. Les premières discussions semblent bien engager pour le Mali. Mais pas pour le MNLA qui par la voix de son porte parole, Mohamed Djery Maiga estime qu’on va trop vite. Au 2eme jour des pourparlers le MNLA qui ne voulait pas s’asseoir avec les autres groupes d’opposition qu’il accuse de rouler pour Bamako a fini par se rendre à l’évidence sous la pression de la communauté internationale. Il n’obtiendra sans doute pas grand-chose. Le ministre Malien des affaires étrangères, Abdoulaye Diop présent dans la capitale algérienne, a de son coté été clair : « pas question de fédéralisme encore moins d’autonomie, mais en revanche de tout ce qui peut être en faveur du développement de la zone ».

Le médiateur désigné par les autorités de Bamako, Modibo Keita se veut rassurant, car il a plus d’un tour dans son sac pour justifier les arguments avancés par le Mali. Tout porte, à croire que le récent revers militaire de Kidal se transformera en victoire diplomatique pour le Mali. Le MNLA à l’issue des négociations n’aura d’autres choix que de s’aligner avec les autres groupes armés. Car le contexte est très favorable pour le Mali et ce, pour plusieurs raisons.

D’abord avec la France, les rapports son excellents surtout avec la signature du traité de défense qu’elle vient de parapher avec le Mali par le truchement de son ministre de la défense, Jean Yves le Drian. Ensuite à cause du récent attentat suicide d’Almoustrat qui a couté la vie à un légionnaire français. Cette attaque suicide, revendiquée par Mohamed Ben Moctar ne fera que rendre plus furieux « Barkhane ». L’ensemble des pays de la région ont fait savoir qu’ils n’accepteront jamais la partition du Mali qui risquera d’être un syndrome pour la région.

Le Sénégal craint que cela ne réveille les démons sécessionnistes de la Casamance qui lutte depuis 1983 pour son autonomie. L’Algérie en tout cas voit d’un mauvais œil un Azawad autonome non loin de la Kabylie qui empêche le locataire du palais d’El Mouradia de dormir tranquille. Enfin, le Niger qui n’a pas encore fini de panser les blessures laissées par le rebelle Aghaly Olambo y est fermement opposé, surtout que la plupart de ses gisements uranifères et pétroliers se trouvent dans la partie où toutes les rebellions touarègues sont parties. Donc l’unité du Mali restera bel et bien une arête dans la gorge des bandits du MNLA.

Badou S. Koba

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