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Délinquance foncière dans le Djitoumou, Safé et Solon : Le président de l’APCAM, Bakary Togola sur des braises
Publié le mardi 5 aout 2014  |  Le Tjikan
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© aBamako.com par as
Le projet Better Cotton Initiative(BCI) tient son premier conseil national des parties prenantes à l’intention des acteurs de la filière.
31/10/2012. Bamako. Hotel Olympe. Sécrétaire général de l’APROCA, Bakary Togola.




Le moins que l’on puisse dire, c’est que les Maliens et plus particulièrement le monde paysan découvrent maintenant le vrai visage du tout puissant président de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM), Bakary Togola, longtemps considéré comme le paysan modèle, lequel se vante d’ailleurs d’être le plus grand agriculteur du Mali. Mais en réalité, l’homme est un véritable spéculateur foncier qui use de ses moyens financiers acquis sur le dos des paysans du Mali et de son influence dans les rouages du pouvoir pour déposséder des populations des zones rurales de leurs terres et en créer des titres fonciers en son nom.
C’est le cas aujourd’hui à Marakodougou dans le Djitoumou où l’homme s’est rendu coupable de délinquance foncière rarerisisme en dépossédant les populations de cette zone composée de cinq villages (Marako, Bananzolé, Massako, Karassana et Korona), de plus de 200 hectares de terres cultivables. Des terres qui regorgent une mare qui sert de lieu d’abreuvage pour les animaux chez les éleveurs. Mais aussi, sur lesquelles se trouvent les pistes rurales de relais entre les différents villages de la localité.

Sur ces terres, Bakary Togola justifie sa propriété par le fait de les avoir achetées avec une famille ‘’notable’’ de la zone. Une thèse niée en bloc par les populations qui jurent la main sur le cœur que cette famille n’est pas propriétaire de ces terres.

Mais, se croyant au-dessus des lois du Mali, Bakary Togola s’est empressé d’entourer le terrain litigieux par des grillages afin de marquer sa propriété sur la zone. Ce qui, du coup est très dommageable pour la population car les pistes reliant les villages ont été barrées. Faisant que les populations n’ont plus d’autres voies à emprunter pour se rendre dans les villages voisins, ou au niveau de leurs champs en cette période d’hivernage.

Ainsi, ces populations dont l’activité de survie est l’agriculture, l’élevage et le petit commerce sont obligées de faire de nombreux détours pour se rendre à leurs occupations.
Informée de cette situation, l’Assemblée nationale s’est saisie de la question en y dépêchant une mission le 20 juillet dernier, conduite par l’honorable Moussa Diarra. Et composée de l’honorable Makan Oulé Traoré, d’Aboubacar Sissoko, de Salia Togola et l’honorable Bourama Tidiane Traoré.

Lesquels ont échangé avec les populations avant de se rendre sur le site. Et de recevoir une lettre ouverte avec la signature des cinq chefs de villages de la zone, demandant le déguerpissement pur et simple du président de l’APCAM, Bakary Togola.

La population du Djitoumou, de Safé et de Solon s’élève contre Bakary Togola
Eclaboussé par cette affaire, le président de l’APCAM tente par tous les moyens de tirer la couverture sur lui. En la matière, certains animateurs de radio de la place qui vivent de l’argent sale et qui s’enrichissent du travail des hommes de la plume, sont toujours appelés en rescousse. Des publi-reportages d’infortune et des démentis lâches ont été expérimentés.

C’est peine perdue, puisque toute la population du Djitoumou et environnant a décidé de faire sienne cette affaire pour empêcher le spéculateur invétéré de Bakary Togola de continuer à déposséder les populations des zones rurales de leurs terres cultivables.

C’est pourquoi réunies comme un essaim d’abeilles, les populations du Djitoumou, de Safé et de Solon sont sorties massivement pour écouter les députés dimanche 3 août dernier.

En effet, après avoir été saisie du dossier, l’Assemblée nationale y a déployé une mission qui, a échangé avec la population le 20 juillet dernier. Laquelle avait demandé le déguerpissement de Bakary Togola de ses terres.

Aussi, cette mission de l’assemblée a entamé les négociations entre le tout puissant président de l’APCAM dont le sport favori est devenu la spéculation foncière et les populations de la zone de Marakodougou.

Cette seconde mission de l’Assemblée nationale qui était dans la zone le dimanche 3 août dernier était là pour faire la restitution aux populations dans le village de Bananzolé.

Dans leurs doléances, les populations s’étaient montrées intransigeantes sur la libération des voies d’accès de leurs champs, barrées par le président de l’APCAM avec l’entourage du champ litigieux par des grillages, la levée de la digue qu’il a fait construire dans ce champs, son déguerpissement du champs où se trouve le tombeau de l’ancêtre des Traoré de Marakodougou, l’attribution à Bakary Togola de 30 hectares sur lesquels il a déjà cultivé et son déguerpissement du reste du champs.

Selon des sources proches du dossier, pour acquérir l’Assemblée nationale à sa cause, Bakary Togola aurait tenté de soudoyer certains députés. Ce qui explique le double langage que certains ont tenu entre les deux missions qu’ils ont effectué sur le terrain.

Mais le président de l’APCAM qui est un spéculateur foncier invétéré a un faible pour les terrains nus. Et dans la zone, ce n’est pas à Marakodougou qu’il aurait des terres.

Selon des sources dignes de foi, il aurait aussi dépossédé d’autres populations de leurs terres cultivables vers Sanankoroba-Dialakoroba de 100 hectares, à Diélékoro où il a 300 hectares et Zantiguila où il aurait acquis contre espèces sonnantes et trébuchantes avec la complicité de certains responsables administratifs et coutumiers locaux un autre terrain de 100 hectares.

Mais c’est à Diélénikoro que la population commence à se manifester et à sortir de ses gonds.
Affaire à suivre
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