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Echec des négociations UNTM-Gouvernement : La grève générale maintenue pour jeudi et vendredi
Publié le mercredi 20 aout 2014  |  L’Indépendant




La commission de conciliation mise en place, à la suite du préavis de grève de l’Union nationale des travailleurs du Mali, n’a pas réussi à faire converger les points de vue des parties. Cinq points de désaccord sont apparus entre l’UNTM et le gouvernement. Il s’agit du relèvement du SMIG, du taux de la valeur du point d’indice, de l’augmentation de l’allocation familiale, de la réduction de l’impôt sur le salaire et la baisse des tarifs d’eau et d’électricité. Résultat : la grève générale est confirmée pour demain jeudi et vendredi.

Pour le ministre du travail, de la fonction publique et des relations avec les institutions, Bocar Moussa Diarra, l’échec des négociations ne signifie pas la rupture des discussions avec la centrale. Il a affirmé que le gouvernement, depuis sa prise de fonction, a pris en compte les revendications du syndicat. C’est dans ce cadre, dira-t-il, que le gouvernement a entamé la révision de la grille indiciaire des travailleurs de la fonction publique. Pour Bocar Moussa Diarra, la mise en œuvre du procès-verbal des revendications de 2011 s’est traduite par une incidence financière de près de 17 milliards de F CFA inscrits au budget national de 2014. Par contre, poursuit le ministre, les revendications non encore éteintes, dont la satisfaction s’inscrit dans un processus, ont été prises en charge dans le programme de travail du gouvernement qui prend fin le 31 décembre prochain.

Après quatre jours de négociation autour des 17 points de revendications, les parties sont parvenues à 12 points d’accord. Sur les points qui font l’objet de désaccord, le ministre a déclaré que le gouvernement a fait des propositions qui ont été jugées insuffisantes par l’UNTM. Il s’agit notamment du relèvement de 10% du SMIG, le bénéfice de l’allocation familiale aux conventionnaires et une proposition d’étude du système fiscal en vue d’une réduction de l’ITS. » Nous ne discuterons pas avec le couteau sous la gorge et nous ne prenons pas des engagements que nous ne pouvons pas tenir. Nous restons ouverts au dialogue et nous rassurons les travailleurs que le gouvernement travaille pour relever leur niveau de vie. Face à la situation de notre pays, nous exhortons la centrale à prendre ses responsabilités, car le gouvernement en fera de même », a -t-il insisté.

Par contre le ministre a demandé aux grévistes d’observer le service minimum. » Compte tenu de la situation qui prévaut dans le pays, si le service minimum n’est pas observé, nous prendrons des sanctions « , a conclu Bocar Moussa Diarra.

Moussa SIDIBE
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