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Eclairage sur l’affaire du navire coulé au large des côtes sénégalaises
Publié le mercredi 3 septembre 2014  |  Le témoin du nord




Les premières enquêtes prouvent que le navire coulé sur les côtes sénégalaises et supposé contenir des armes de guerre en destination du Mali, transportait en fait des cargaisons de fusils de chasse, de substances explosives et des cartouches de chasse légalement importées par une société malienne dûment agréée dans l’exercice de ce commerce.

Il s’agit pour l’instant de lever le mystère sur les raisons ou les motivations qui ont fait couler au large de Gorée le navire battant pavillon tanzanien qui s’apprêtait à débarquer lesdites marchandises au port de Dakar au profit de la société malienne.
La société CARMA-Mali Sarl, implantée depuis 2002, bénéficiait de toutes les autorisations légales d’importation et de transit délivrées par les autorités maliennes et sénégalaises. En toute vraisemblance, c’est par la suite d’une bavure ou un excès de zèle de certaines autorités maritimes qu’elle vient d’enregistrer une avarie de 2 milliards 900 millions de francs CFA.

En effet, ce sont 37 containers de fusils de chasse et cartouches de chasse ainsi que 4 containers contenant de la poudre et autres matières destinées au fonctionnement de l’atelier de recharge de cartouches pour fusils de chasse qui sont depuis le 12 août dernier, au fond de l’océan Atlantique à Dakar.

Les opérations de repêchages des marchandises butent pour l’instant sur la question de financement au niveau des différentes parties que sont les assurances, la douane maritime sénégalaise et l’importateur malien. Il semble bien que la douane maritime sénégalaise avait procédé à la saisie du bateau, le 10 août.
Et le procès-verbal n°28/14/BMP de saisie établi par la subdivision maritime des douanes expose ainsi les faits : «le 10 août 2014, à douze heures cinquante, (heure légale), dans l’exercice de nos fonctions et suite à une information de la Marine nationale, nous nous sommes rendus à bord du navire MV Seasoul 1, avons demandé au capitaine du navire de justifier de la détention régulière de 8000 fusils de chasse ; 37920 kg de poudre explosive et 20 276 000 cartouches. Ce qu’il n’a pas pu faire à la première réquisition.

Vu l’infraction aux articles 279, 280, 391, 393 et 395 du code des douanes pour faits de contrebande, nous avons déclaré la saisie des marchandises litigieuses d’une valeur de 2 446 560 000 francs CFA, la confiscation du moyen de transport estimé à 500 millions de francs CFA et le paiement d’une amende légale égale à la valeur des objets confisqués soit 2. 956 560 000 francs CFA».

Une saisie qui tranche avec les autorisations de transit de substances explosives, de fusils de chasse et de cartouches de chasse, n° 2925, 2926 et 2927, accordées par la Direction de la surveillance du territoire du Ministère de l’Intérieur de la République du Sénégal.

La saisie a été effectuée le 10 Août et le navire a pris l’eau deux jours après, c'est-à-dire le 12 Août. Cette société importait avant la crise malienne ses matières de la France, elle s’est ensuite tournée vers la Turquie. Et ses marchandises ont toujours transité par le port de Dakar.

Tout laisse croire que les services de sécurité du Sénégal se débinent en arguant que l’hypothèse la plus plausible est que ce soit l’équipage lui-même qui est coulé son navire. Et pour quelle raison dans la mesure où les 41 containers incriminés par la douane maritime sénégalaise font l’objet des autorisations officielles de transit accordées à l’opérateur malien.

Il semble bien que la douane terrestre n’a pas été associée à la saisie. Certes qu’une polémique est entretenue par la Minusma et les autorités sénégalaises concernant le trajet du navire.

Les services de renseignements sénégalais soulignent que le navire a quitté l’Irak pour transiter par la Turquie, avant de se diriger dans les eaux sénégalaises.
Et la Minusma rapporte que le bateau s’est accosté au Soudan avant d’aller en Turquie pour embarquer les containers de l’opérateur malien pour le Sénégal.
La solution la plus idoine serait que les différentes parties conjuguent leurs efforts pour sortir les containers sous l’eau afin de lever tout le mystère entretenu autour de la question.
En tout cas, certaines organisations aimeraient bien que ce soit des armes de guerre pour retarder l’échéance de leur présence au Mali.

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