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Moustapha Ben Barka ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements : « IBK est un vrai Républicain, ayant une croyance profonde dans la Constitution et les Institutions de notre pays»
Publié le samedi 6 septembre 2014  |  Le Reporter Mensuel
Gouvernement:
© aBamako.com par Mousnabi
Gouvernement: Mr Moustapha BEN BARKA, Ministre délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances, chargé de la Promotion des Investissements et de l’Initiative Privée
Lundi 06 janvier 2014. Bamako, le Ministre délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances, chargé de la Promotion des Investissements et de l’Initiative Privée; Moustapha Ben BARKA à son bureau.




Dans le cadre de l’AN I de l’arrivée d’Ibrahim Boubacar Keïta au pouvoir, nous nous sommes entretenus avec le jeune ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, sur les activités de son département, son fonctionnement les prochaines réouvertures des usines HUICOMA, les relations entre le Mali et ses partenaires dans le domaine de l’industrie, ainsi que du bilan de l’AN I d’IBK au pouvoir. «Il faut dire ici que le président IBK s’est toujours comporté comme un patriote au service de la Nation malienne. C’est un vrai Républicain, ayant une croyance profonde dans la Constitution et les Institutions de notre pays», nous a-t-il confié.

Bonjour M. le Ministre, vous êtes l’un des jeunes ministres de notre pays, est-ce que vous avez un défi à relever ou c’est un challenge pour vous ?
Moustapha Ben Barka : Tout d’abord, je tiens à vous remercier chaleureusement de me donner la parole pour m’exprimer sur dans Journal. Effectivement, je fais partie aujourd’hui des jeunes ministres dans le gouvernement de la République du Mali et j’ai l’honneur et le plaisir d’avoir en charge le grand département de l’Industrie et la Promotion des Investissements. Comme vous le savez, le département que j’ai en charge, est l’un des piliers essentiels à la construction d’une économie émergente et performante. D’ailleurs, lorsque l’on parle des pays riches, on parle de pays industrialisés. Or, nous savons que le Mali depuis quelques années, a un secteur de l’Industrie en grande souffrance et contribuant de moins en moins à la richesse créée sur notre pays. Je l’ai déjà dit et je tiens à le réaffirmer, mon objectif et mon principal défi est de faire émerger des champions industriels maliens, en capacité non seulement de servir le marché local mais surtout d’exporter vers le marché sous-régional et international. Dans ce sens, je considère que c’est un défi de taille mais très exaltant d’être à la tête de ce ministère.

Comment travaillez-vous au niveau de ce département chargé de l’Industrie et de la Promotion des investissements ?
Nous sommes organisés au département de l’Industrie et de la Promotion des investissements comme tous les autres ministères. On dispose d’un Secrétariat général, d’un Cabinet, de structures techniques et de services rattachés. Je fixe les objectifs et les résultats à atteindre en cohérence avec la Vision de SEM le président de la République et les documents stratégiques (CSCRP, PAG, etc.). Quant à mes collaborateurs, ils travaillent à l’atteinte des objectifs assignés et je m’assure de faire un suivi régulier des résultats dans le cadre du Contrat de performance assigné à mon département par le chef du gouvernement.

Qu’est-ce qui a été fait en terme d’investissement et quelles sont vos relations avec nos partenaires surtout que vous revenez des USA ?
Depuis ma nomination au poste de ministre chargé de la Promotion des investissements, mes collaborateurs et moi avons surtout mis l’accent sur la facilitation des investissements, à travers un effort d’amélioration du climat et de la pratique des affaires. En effet, nous nous sommes employés à accélérer les réformes d’assainissement du cadre des affaires au Mali, renforcer le dialogue entre le secteur privé et l’Etat pour mieux orienter les réformes, pour favoriser l’émergence d’un secteur privé malien fort et créateur de richesses et d’emplois. Mon département a engagé des actions fortes en matière de promotion de la destination Mali, et des secteurs à forts potentiels de création de valeurs (agriculture, mines, artisanat, énergie, élevage, etc.) auprès de bailleurs de fonds, de pays amis (France, Maroc, Qatar, Koweït, Tunisie, France, USA) et aussi d’investisseurs privés étrangers. Je saisis cette occasion pour dire que mes échanges avec nos différents partenaires bilatéraux et multilatéraux, m’ont permis de constater que le Mali reste une destination privilégiée pour les investissements directs étrangers. Les flux ont été ralentis du fait de la crise de 2012, mais je reste convaincu que les choses reprendront de façon amplifiée dans les mois à venir avec la stabilisation de la situation sécuritaire du pays. Pour finir, nos partenaires Américains ont une très belle image de la coopération économique entre nos deux pays. Ils déplorent les difficultés que nous avons vécues durant les deux dernières années et dont les effets se font sentir avec acuité encore aujourd’hui.

Vous avez abordé, il n’y a pas longtemps la réouverture de HUICOMA, comment ça va se faire, parce que HUICOMA, ce n’est pas que Koulikoro ?
Effectivement, j’ai indiqué que les usines Huicoma devraient redémarrer et l’ensemble de mon équipe est dans cette lancée et travaillent en étroite collaboration avec les parties prenantes pour trouver des pistes de solution à ce problème. Vous savez, c’est une grande perte pour notre économie de voir une telle unité industrielle à l’arrêt. Il s’agit d’un excellent instrument de transformation d’une nos principales matières premières, à savoir le coton que nous ne transformons aujourd’hui qu’à hauteur de 2%. Huicoma, c’est des milliers d’emplois en République du Mali et des milliards de Fcfa en taxes et en impôts pour l’Etat malien. Considérant toutes ces raisons, il est de mon devoir en tant que ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements de trouver les voies et moyens pour redémarrer ce fleuron de l’économie malienne.

Dans le domaine de l’Industrie, qu’est-ce vous pouvez dire aux Maliens comme acte posé ?
Dans le domaine des Industries, des actes majeurs ont été posés. En effet, nous travaillons depuis peu, main dans la main, avec l’Organisation Patronale des Industriels (OPI) dans l’objectif de lever progressivement les contraintes liées à leur émergence en induisant des réformes efficaces et adaptées au niveau de l’Etat. À mon humble avis, une telle approche collaborative entre l’Etat et une organisation patronale est une première au département de l’Industrie. Nous avons décidé de commun accord avec l’OPI de faire la promotion de filières à hauts potentiels pour l’emploi et la création de richesses. Les critères de sélection sont surtout fondés sur les avantages comparatifs de notre pays et surtout le potentiel de création de valeur. Aujourd’hui, nous savons exactement d’où nous venons, où nous sommes et la où nous souhaitons aller. Pour faire simple, nous allons nous employer à faire revivre l’ensemble des industries évoluant dans des secteurs clés de notre économie (ex : huile, filature, thé, abattoirs, etc.).

Quels sont les projets et grandes rencontres pour le monde des investisseurs, que ça soit au Mali ou ailleurs ?
Comme vous avez dû l’entendre sur les ondes de l’ORTM et dans la Presse, Son Excellence Monsieur le président de la République et une délégation ministérielle, dont je fais partie, prendra part à la « Réunion Annuelle des Nouveaux Champions » organisée par le World Economic Forum, à Tianjin, le 10-12 septembre 2014. Ce type de rencontre est une opportunité pour favoriser l’établissement de contacts étroits entre les dirigeants d’entreprises, les chefs de gouvernement locaux et les ONG. Ainsi, nous avons décidé de régulièrement participer aux rencontres du World Economic Forum pour : témoigner de la volonté politique de réchauffer et accentuer la coopération avec les autres pays ; faire connaître les potentialités commerciales et les opportunités d’affaires du Mali ; susciter l’intérêt et encourager les entreprises étrangères à commercer avec les entreprises maliennes ; favoriser la naissance de partenariats entre les entreprises étrangères et maliennes.

Un an d’IBK au pouvoir, qu’est-ce que vous pouvez dire aux Maliens ?
Je souhaiterais dire aux Maliens que nous sommes au fait de leurs difficultés et que nous savons que le quotidien n’est pas encore simple. Mais nous avons pris ces responsabilités, en sachant bien que la tâche n’allait pas être facile car notre pays a frôlé l’effondrement. Depuis 1 an, on peut constater le retour du Mali sur la scène internationale et l’attention dont nos plus hautes autorités font l’objet. Depuis 1 an, nous avons engagé des mesures fortes pour répondre à des problèmes structurels et conjoncturels dans divers domaines comme la lutte contre la corruption, la relance de l’économie, la sécurisation du pays, etc. Depuis 1 an, nous avons renforcé l’autorité de l’Etat en accélérant le redéploiement de l’administration dans les régions les plus touchées par la crise sécuritaire. Depuis 1 an, nous nous sommes engagés résolument à faire du Mali une économie émergente en favorisant des partenariats économiques.

Après une année au pouvoir, ne pensez-vous qu’IBK doit souder les Maliens ?
Il faut dire ici que le président IBK s’est toujours comporté comme un patriote au service de la Nation malienne. C’est un vrai Républicain, ayant une croyance profonde dans la Constitution et les Institutions de notre pays. Croyez-moi aussi que c’est un homme qui a toujours su que nous devons rester soudés et unis, aujourd’hui plus que jamais ! Je vous l’ai dit, les menaces se sont éloignées mais elles n’ont pas disparu. C’est pourquoi, nous, Maliens, devons nous tenir debout comme un seul Homme.

Avez-vous un mot pour conclure cet entretien ?
J’aimerais encore vous remercier de m’avoir donné l’opportunité de m’exprimer ici sur les questions d’intérêt national et surtout de réaffirmer au peuple malien, que nous sommes à ses côtés et que nous sommes à pied d’œuvre pour bâtir une économie émergente qui permette d’améliorer les conditions de vie de l’ensemble des citoyens maliens. Aussi, je souhaite lancer un appel à la presse malienne, vu l’important rôle qu’est le sien dans notre pays, d’accompagner le gouvernement dans ce processus de reconstruction d’un Etat fort et juste.
Réalisée par Kassim TRAORE
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