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Insécurité: de plus en plus inquiétante
Publié le mardi 11 septembre 2012  |  Journal du Mlali




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Les derniers mois ont été marqués par une recrudescence de l’insécurité dans la capitale comme sur les routes. Voyageurs et mères de famille sont désormais sur le qui-vive. Depuis le mois de mars la situation sécuritaire s’est dégradée dans la capitale et ses environs. Braquages en plein jour, fusillades et autres violences se succèdent. La population commence à se poser des questions.
« Ça commence à devenir sérieux ! », s’exclame B. Tounkara, employé de bureau. Il vient juste d’apprendre qu’un ami s’est fait dépouiller de son véhicule il y a quelques jours. Un braquage à l’arme automatique aux environs de 22h, par un groupe d’hommes qui a opéré à une vitesse étonnante. « Selon lui, les gars étaient musclés et avaient l’air très sûrs d’eux, sans la précipitation habituelle des voleurs », affirme notre interlocuteur qui ajoute que de « toute façon, moi, je ne sors plus la nuit ».

« On dirait que les policiers ont peur d’intervenir »

Le sentiment d’insécurité va grandissant au sein de la population bamakoise. Nombreux sont ceux qui se demandent comment va évoluer cette situation de « quasi non droit » qui s’installe dans la capitale. Arouna M. habite dans la zone de l’autogare. Déjà peu sûre en temps ordinaire, elle est désormais complètement infestée de malfrats qui opèrent en plein jour. Rackets, intimidations, trafics en tous genres sont devenus monnaie courante. « Et on dirait que les policiers ont peur d’intervenir, même quand les choses se passent au vu et au su de tous » conclut-il.

Maïmouna est mère de quatre garçons, jeunes adultes plein de vie qui, malgré les difficultés, n’hésitent pas à aller faire la fête avec leurs amis. « Chaque fois qu’ils sont dehors, j’ai la peur au ventre. Il y a quelques semaines, ils ont eu à faire à des voleurs armés en rentrant au petit jour. C’est Dieu qui les a sauvés. En plus, on entend qu’il y a encore des fusillades à certains endroits, je prie pour qu’ils rentrent sains et saufs ». « On est vraiment fatigué d’être tout le temps sur les nerfs, le Mali n’était pas comme ça », ajoute cette maman désemparée.

Sur les routes, les voyageurs prient pour arriver sans encombre

Malgré les patrouilles, plus nombreuses et pointilleuses que jamais, les bandits et autres malfrats semblent avoir trouvé à Bamako leur nouvel eldorado. Le ministère de la Sécurité a certes consenti des efforts, mais le dispositif semble peiner à circonscrire les menaces qui pèsent sur la sécurité des Bamakois. D’aucuns même se plaignent d’un excès de zèle des hommes en tenue. Habib D. ne décolère pas. Il ne comprend pas pourquoi il y a autant de barrages de contrôle à certains endroits de Bamako. Selon lui, cela donne une mauvaise image de Bamako, « on dirait une ville assiégée ».

Les Bamakois ne sont d’ailleurs pas les seuls à souffrir. En voyage, les passagers égrainent leurs chapelets jusqu’à destination pour ne pas croiser la route de bandits. Un employé d’une ONG nous a rapporté qu’il y a à peine quinze jours, dans la zone de Garalo (cercle de Bougouni), des coupeurs de route ont emporté environ six millions de FCFA, pris à des passagers de cars, à des chauffeurs de camions de marchandises et à de pauvres commerçantes et chefs de famille pour qui survivre est déjà bien difficile.

Par Célia d'ALMEIDA

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