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Le Mali a saisi l`ONU d`une demande d`"appui et accompagnement" (sources officielles)
Publié le mardi 11 septembre 2012  |  AFP


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© aBamako.com par as
Conseil des ministres du 23/08/2012
23/08/2012. Bamako. Koulouba. Premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement d`Union Nationale présidé par le President Dioncounda Traore


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BAMAKO (AFP) - Le président malien de transition Dioncounda Traoré a écrit au secrétaire général de l`ONU Ban Ki-moon pour demander "appui et accompagnement" pour permettre à son pays de sortir de la crise, a appris l`AFP mardi de sources officielles maliennes.

Le président "Dioncounda Traoré a écrit à Ban Ki-moon. Il demande au SG
(secrétaire général) des Nations unies appui et accompagnement pour le Mali",
annonce la présidence malienne sur son compte Twitter (@PresidenceMali).
Aucune précision supplémentaire n`a été fournie.

Une source officielle malienne jointe par l`AFP a confirmé cette
information, en indiquant que la lettre adressée à M. Ban datait du 30 août,
deux jours avant une autre demande formelle d`appui à la Communauté économique
des Etats de l`Afrique de l`Ouest (Cédéao).

A l`ONU, le président malien demande pour le Mali "l`appui et
l`accompagnement nécessaires au renforcement de ses capacités, notamment en
matière d`assistance humanitaire, de négociation et de réforme des forces de
défense et de sécurité", selon la même source.

Rapportant les termes de la lettre, elle a expliqué que l`appui et
l`accompagnement sollicités visent à permettre au pays de résoudre "la pire
crise de son existence", avec "les deux tiers de son territoire occupés par
des groupes armés" et "les fondements de sa démocratie (qui) sont également
menacés".

Dans sa lettre à la Cédéao datée du 1er septembre et adressée au président
en exercice de cette organisation, le chef de l`Etat ivoirien Alassane
Ouattara, Dioncounda Traoré avait sollicité l`aide de la Cédéao, notamment au
plan logistique, pour recouvrer le nord du Mali occupé depuis plus de cinq
mois par des groupes islamistes intégristes armés alliés à Al-Qaïda au Maghreb
islamique (Aqmi).

Il avait toutefois indiqué qu`il ne voulait pas de déploiement de troupes
étrangères "combattantes", mais souhaitait un soutien logistique ainsi qu`une
participation au maintien de l`ordre une fois les villes du Nord reconquises.

La Cédéao dit avoir une force, aux contours encore flous, de quelque 3.300
hommes à la disposition du Mali.

Dans une déclaration télévisée diffusée lundi soir, le chef des auteurs du
coup d`Etat du 22 mars au Mali, le capitaine Amadou Haya Sanogo, a affirmé que
les modalités d`une éventuelle aide militaire régionale seront définies par
"les services techniques maliens au niveau (des) forces armées et de sécurité"
en concertation "avec les autres acteurs extérieurs concernés".

La Cédéao prévoit le 17 septembre prochain à Abidjan une réunion des
ministres de la Défense, des Affaires étrangères et de l`Intégration africaine
sur la situation au Mali, qui doit être précédée d`une rencontre des chefs
d`état-major.

Le Mali était considéré comme l`une des démocraties les plus stables de la
région jusqu`à ce que le coup d`Etat ayant renversé le 22 mars le président
Amadou Toumani Touré le plonge dans le chaos et favorise une progression
éclair des groupes armés qui menaient depuis mi-janvier des attaques contre
l`armée malienne.

Les groupes armés, dont les islamistes et des rebelles touareg se sont
emparés du Nord: les régions administratives de Tombouctou, Gao et Kidal. Les
islamistes d`Ansar Dine et du Mouvement pour l`unicité et le jihad en Afrique
de l`Ouest (Mujao) ont ensuite évincé leurs ex-alliés touareg et contrôlent
désormais totalement le Nord. Le 1er septembre, le Mujao s`est emparé sans
combat de la ville stratégique de Douentza (région de Mopti), dans le centre
du pays.

Ils imposent dans les zones sous leur contrôle une stricte application de
la charia, la loi islamique, commettant en son nom des exactions, souvent en
public. Lundi à Gao, cinq hommes accusés de braquage ont été amputés, chacun,
d`une main et d`un pied par les islamistes.
str-cs/et/

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