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Mali/FMI : La mission d’évaluation à pied d’œuvre
Publié le lundi 15 septembre 2014  |  L’Essor
Moussa
© aBamako.com par A.S
Moussa Mara rencontre la délégation du FMI
Le chef du gouvernement, Moussa Mara a rencontré la délégation du FMI, en présence du ministre de l’Economie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko.




Elle a rencontré le Premier ministre, avec lequel elle a abordé les grands défis économiques et sociaux auxquels notre pays est confronté.

La délégation du FMI, arrivée à Bamako la semaine dernière, poursuit sa mission dans notre pays. Après avoir rencontré les représentants du ministère de l’Economie et des Finances, elle a été reçue en audience, vendredi en début de soirée, par le chef du gouvernement, Moussa Mara en présence du ministre de l’Economie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko.
A sa sortie d’audience, le directeur adjoint du département Afrique du Fonds, Roger Nord, chef de la mission, s’est réjoui de cette visite au Premier ministre, avant expliquer qu’elle a permis d’aborder les grands défis économiques et sociaux auxquels le Mali est confronté.

Evoquant les raisons de la présence d’une mission du FMI dans notre pays, il a rappelé que cela relève de la revue trimestrielle du programme de coopération entre les deux parties. Il a ajouté que ce voyage des experts de l’institution de Breton Woods permettra surtout d’examiner les réponses de notre pays aux recommandations faites sur les faiblesses importantes dans la gestion des finances publiques au 1er trimestre de 2014.

La présente mission du FMI aura l’occasion de discuter et analyser ces faiblesses ainsi que les mesures prises en vue de les corriger. Dans ce processus, deux choses, selon lui, sont très importantes. « D’abord, il s’agit de mesurer l’ampleur des dégâts après les transactions qui n’étaient pas conformes au processus budgétaire normal. Ce travail a commencé, mais il reste encore beaucoup à faire », a-t-il fait remarquer. Ensuite, «il s’agit de discuter des mesures à mettre en place, afin que certaines pratiques au niveau des finances publiques ne se reproduisent plus en s’assurant à l’avenir que toutes les transactions passent par les voies normales, par le processus budgétaire. Nous travaillons ensemble dans ce sens pour y parvenir ».

Concernant la coopération et les décaissements, Roger Nord a indiqué que le Mali et le FMI travaillent en étroite collaboration. Selon lui, les problèmes auxquels le pays est confronté sont très importants. Il y a des urgences et le FMI est là pour discuter des progrès enregistrés et aider le gouvernement à trouver des solutions, a-t-il précisé en laissant entendre qu’à la fin de la mission dans une quinzaine de jours, les deux parties vont tirer un bilan et faire le point de la situation.

Pour sa part, le ministre de l’Economie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, dira que la visite au Premier ministre avait pour but de faire le point de la situation parce que depuis juin dernier, nos autorités s’étaient rendues à Washington pour échanger avec le Fonds par rapport aux faiblesses à corriger dans la réglementation. Dans ce cadre, un certain nombre de mesures devaient être mises en chantier et il fallait rendre compte au chef du gouvernement de la situation, de l’appréciation du Fonds et des perspectives de réussite de la présente mission.

« Globalement, le Mali et le FMI sont toujours restés ensemble. Il n’y a jamais eu de rupture, il y a eu un gel des décaissements pendant un certain temps, c’est-à-dire le temps qu’on s’accorde sur ce qu’il y a à faire en termes de mesures d’accompagnement et nous avons mis en chantier nos engagements. Il s’agit de faire une évaluation et se projeter dans l’avenir », a-t-elle souligné.
La ministre de l’Economie et des Finances a par ailleurs attiré l’attention sur le fait qu’avec la situation créée, il fallait s’organiser pour financer les dépenses publiques.

Dans ce cadre, les dépenses essentielles de l’Etat, les dépenses prioritaires ainsi que les salaires ont pu être financés. « Mais plus on avance dans l’année, plus on a besoin de parvenir à un arrangement qui puisse nous permettre de renouer avec les décaissements en matière d’appuis budgétaires général et spécifique qui sont liés au travail que nous faisons pour améliorer le cadre macroéconomique », a-t-elle poursuivi.

Interrogé sur l’état des finances publiques, elle a répondu qu’elles ne se portent pas mal. Même si les appuis budgétaires n’ont pas été rendez-vous, les bailleurs de fonds n’ont pas arrêté les projets d’investissement.

Le prochain décaissement du Fonds monétaire international, selon elle, dépendra des résultats de la présente mission. La ministre de l’Economie et des Finances assure que notre pays maintient le cap dans la mobilisation des ressources internes qui reste une priorité. Il faut continuer à mobiliser ces ressources même après le retour de la confiance avec les bailleurs de fonds. « Je pense qu’on est sur la bonne voie, même si on a trébuché un moment », a-t-elle conclu.
F. MAÏGA
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