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Mauvaises conditions d’accueil et d’hébergement : Les pèlerins de la filière gouvernementale accusent…
Publié le jeudi 2 octobre 2014  |  L’aube




Mauvaises conditions d’accueil et d’hébergement, difficultés en tout genre concernant leur prise (nourriture et soins médicaux), les pèlerins de la filière gouvernementale vivent un véritable calvaire qui a commencé le 4 septembre dernier à Médine. Ces pèlerins sont au bord de la révolte. Témoignage.

Messieurs,
Nous venons par la présente informer l’opinion publique malienne de l’intérieur comme de l’extérieur sur les conditions de vie des pèlerins maliens de la filière gouvernementale.

Ce document est structure en trois parties:
1- ce que nous avons vécu et continuons à vivre
2- le comportement de nos dirigeants vis à vis des pèlerins
3- toute la magouille, transaction faites sur l’organisation de ce pèlerinage
4- les propositions de solution

5- les actions à mener pour que dans le futur les pèlerins ne vivent plus cet enfer et les possibilités de réduction du coût du pèlerinage

I- le vécu
Le premier convoi est arrivé à Médine le dimanche 14 septembre vers 1h30 mn du matin. Nous avons fait près de 2h de temps à l’aéroport dont une heure dans le bus sans savoir le pourquoi.
Nous avons rejoint notre hôtel vers 03h. La première bévue a été que près de cinq cent pèlerins se sont retrouvés du coup à la réception pour ne trouver en face qu’une seule personne à la réception. Imaginer un peu ce que cela peut avoir comme désagrément, source d’énervement. Nous avons mis près de 2h de temps entrain de nous battre pour avoir les clés des chambres et pour ensuite immédiatement aller prier compte tenu que nous avons 40 prières à faire en 8 jours comme prévue.

A partir de ce moment nous avons commencé à avoir des malades pour l’essentiel des personnes âges et des femmes. Quand on leur demande de rejoindre leurs chambres du 06e au 14e étage un autre calvaire commence, parce qu’il fallait y aller à pied ou subir une attente de 30 à 40 mn pour pouvoir emprunter l’ascenseur.

Nous avons passé tout le reste de la soirée à chercher ou se loger.
L’origine de cette difficulté résidait dans le fait que le contrat d’hébergement signé entre le Mali et l’hôtel prévoyait 326 à 327 personnes et nous étions près de 500.
Pour résoudre ce casse-tête il fallait mettre les gens à 4 ou 5.

Vous n’imaginez pas le désordre incroyable que cela peut provoquer.
La conséquence de tout cela une infirmerie très sollicitée et en plus sans assistance médicale digne du nom ce qui prouve le manque de vigilance dans les analyses avant pèlerinage à la maison du Hadji.

Notre calvaire a commencé à empirer parce qu’en trois jours nous avions du changer de chambre nuitamment parfois jusqu’à trois fois.
Pendant ce charivari aucun responsable de la délégation n’était visible. C’est là où nous avons décidé de prendre les choses en main et de réclamer d’être entendu en tant qu’acteurs.

Nous avons dans un premier temps, rencontré les responsables délégués du gouvernement pour leur offrir nos services dans la co-gérante des pèlerins pour amoindrir leur souffrance. Nous n’avions pas été écoutés. Il a fallu que nous débarquions à Maca pour que le désordre s’amplifie compte tenu des insuffisances structurelles du bâtiment (hôtel) qui nous servait de lieu d’hébergement.

En premier lieu, un bâtiment inachevé, trois ascenseurs de capacité réduite pour près de 800 pèlerins, 5 étages de service avant le premier donc 6e étage sur quinze.
Cette fois ci les pèlerins ont été parqués sept voir huit par chambre, après qu’on ait débarrassé les chambres des commodités (mini frigos, tel) pour faire place à des couchettes supplémentaires.
Ici, l’attente pour les ascenseurs peut durer d’une à deux heures. La révolte fut on ne peut plus claire. Nous avions alors pris l’initiative de provoquer une assemblée des pèlerins pour protester contre l’insouciance des délégués.
Pour ne rien arranger, la nourriture était encore plus mauvaise tant sur le plan de la qualité que sur le plan hygiène qu’à Médine et le service médical était débordé. Le recensement de ces griefs fut vite fait lors de l’assemblée et les délégués devant le succès de la réunion ont daigné recevoir les représentants désignés par les pèlerins pour défendre le confort auquel ils ont droit.
Un travail de longue haleine a alors commencé.
Nous reviendrons sur les difficultés que nous allons sûrement rencontrer lors de la deuxième partie du Hadji.

Moussa Ben Deka Diabaté
Représentant des pèlerins maliens
Tel: +22376402008/+22366722552
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