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Aide aux femmes fistuleuses : Le ministère de la solidarité met la main à la poche
Publié le samedi 11 octobre 2014  |  L’Indépendant
Tombouctou:
© aBamako.com par mouhamar
Tombouctou: M.António Guterres a échangé avec des familles de rapatriés
Bamako, le 26 août 2014. M. António Guterres, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés a échangé ce mardi, avec des familles de rapatriés, de la Société civile et la Communauté Humanitaire à Tombouctou.




Elles ne sont pas tombées dans l’oubli au cours de ce mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, ces femmes porteuses de la fistule vésico vaginale du centre Oasis du Point G. Le ministère de la solidarité de l’action humanitaire et de la reconstruction du nord, a profité de la semaine thématique du mois dédiée aux femmes et aux enfants pour leur offrir deux tonnes de vivres, des pates alimentaires, de huile, des cartons de tomates, bouillons de légumes, du sel et des kits médicaux, d’une valeur de 2.800.000 Fcfa.

L’objectif de ce don est d’aider ces femmes porteuses de fistule à mieux gérer le mal qui les accable. Ce geste selon le directeur adjoint du Point G, Dr Moussa Sanogo, vient aider l’administration de l’hôpital à rendre heureuses ces femmes porteuses de fistule. Une manière de dire merci aux donateurs et de leur souffler qu’un geste n’est jamais de trop, ils seront ravis d’en bénéficier encore.

Au nom des femmes du Mali, la marraine de la cérémonie, Traoré Oumou Touré, a indiqué que la maladie n’est pas une fatalité. Elle a formulé deux demandes aux deux départements chargés du développement social et de la promotion de la femme, en charge de la thématique femme et enfant. Il s’agit en premier lieu, d’amener les femmes victimes de la fistule vésico vaginale à parler de leur maladie pour mieux sensibiliser car cette pathologie ne survient qu’à la suite d’un accouchement par voie basse. Secundo, revaloriser les femmes dans l’alphabétisation pour qu’elles puissent servir de relais au lieu de se limiter à l’alphabétisation familiale.
Ainsi pour une capacité de 40 places, le centre Oasis accueille aujourd’hui une soixantaine de femmes porteuses de fistule.

Le professeur Ali Tembely, chirurgien au service d’urologie, après avoir fait la genèse de la prise en charge de la maladie, a rappelé l’histoire de la création du village du Point G faite par ces fistuleuses.

A cette époque, c’est le professeur Mamadou Lamine Traoré qui a été le premier et le seul à faire face à la maladie. Au jour d’aujourd’hui, une quarantaine de chirurgiens urologues font fassent à la pathologie. Sur 300 cas de fistule, 85,99% avec intervention ont été une réussite en guérissant la fistule. Au nom des bénéficiaires, une fistuleuse Hawa Koné s’est félicité de ce don qui leur va droit au cœur car dit- elle « la main qui donne est toujours au dessus de celle qui reçoit « .

Elle en a profité pour rendre un vibrant hommage au professeur Tembely et son staff et toutes ces femmes qui pensent à eux.

Fatoumata M THIAM KONE
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