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Journalistes de RFI assassinés au Mali: un an après, les proches veulent des réponses
Publié le jeudi 30 octobre 2014  |  AFP
Mali:
© aBamako.com par S.A
Mali: La Marche Funèbre de Compassion et de solidarité envers Ghislaine Dupont et Claude
Lundi 04 novembre 2013. Bamako. Les journalistes maliens ont organisés cet après midi une marche funèbre et de solidarité envers ses confrères qui ont été lâchement abattus à Kidal le samedi dernier, par un groupe armé non identifié pour l’instant. La marche a débuté à la maison de la presse et a pris fin à l’ambassade de France.




Un an après l'assassinat au Mali de deux journalistes de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, leurs proches ont réclamé jeudi des réponses à leurs questions sur une enquête qui n'a pour
l'instant pas permis d'arrêter leurs assassins.

"Aujourd'hui, nous voudrions des réponses", a déclaré Pierre-Yves Schneider, porte-parole de l'association "Les Amis de Ghislaine Dupont", lors d'une conférence de presse. Les deux journalistes ont été tués le 2 novembre 2013 à Kidal, au nord-est du Mali, peu après avoir été enlevés par un petit groupe d'hommes armés. Al-Qaïda au Maghreb islamique a revendiqué leur assassinat. Le parquet de Paris a ouvert au printemps 2014 une information judiciaire sur leur
assassinat.

"Qui sont les tueurs ? Pour quels commanditaires ? Pourquoi les avoir tués ? Sont-ils réellement recherchés par tous les acteurs présents au Nord-Mali ? Ghislaine et Claude avaient-ils récolté des informations sensibles? Dans quelles circonstances ont-ils réellement été tués ?", s'est interrogé Pierre-Yves Schneider. "Ne pas résoudre ces crimes, c'est les assassiner une deuxième fois", a réagi Marie-Christine Saragosse, présidente du groupe France Médias Monde
(RFI, France 24, MCD).

Mercredi, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a déclaré que l'enquête était entrée dans une phase "décisive", et que la mort des deux journalistes ne resterait "pas impunie". Une phrase qui a suscité l'espoir jeudi. "La déclaration d'hier a un grand mérite. Elle apporte au juge d'instruction le soutien politique absolument indispensable pour que cette enquête ne soit pas oubliée, ne s'enterre pas", a commenté Christophe Deltombe, l'avocat de la mère de Ghislaine Dupont.

A Kidal (fief de la rebellion touareg qui échappe à l'autorité de Bamako, ndlr) "aujourd'hui, toute enquête est impossible", a souligné Me Deltombe, précisant que le seul suspect identifié était "dans la nature". Dès novembre 2013, le procureur de la République de Paris, François Molins,
avait indiqué que l'homme soupçonné d'avoir planifié l'enlèvement des deux journalistes, Bayes Ag Bakabo, était un Touareg lié à Aqmi et un trafiquant de stupéfiants.
rba/leb/fmi/bg
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