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Attaque jihadiste et combats dimanche dans le nord du Mali, au moins 3 morts
Publié le lundi 3 novembre 2014  |  AFP




Deux soldats maliens et un combattant rebelle
ont été tués dimanche au cours de combats dans le nord du Mali selon le
gouvernement malien et le groupe armé engagé dans ces combats.
Deux soldats ont été tués par l'explosion d'une bombe au nord de Gao selon
le gouvernement malien, et un combattant rebelle a péri lors de combats, selon
le Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA).
L'attaque à l'engin explosif s'est produite à Almoustrate (ou Almoustarat),
à 120 km au nord de Gao, selon le gouvernement. Les combats se sont déroulés
au sud de Gao, dans la localité de Boulkessi (région de Tombouctou,
nord-ouest), d'après un responsable du HCUA, un des groupes armés du nord du
Mali engagés dans des pourparlers avec les autorités maliennes.
Dimanche "aux environs de 08H00 (locales et GMT), une des positions tenues
par les forces armées maliennes à Almoustrate (...) a été la cible d'une
attaque par engin explosif posé par des individus non encore identifiés. Le
bilan est de deux morts et quatre blessés parmi les militaires", précise le
gouvernement dans un communiqué reçu lundi par l'AFP.
Le gouvernement malien "condamne fermement cet acte terroriste et lâche,
qu'il juge contraire aux engagements pris par les responsables des groupes
armés" dans des accords signés avec les autorités maliennes en mai à Kidal
(extrême nord-est du Mali) et en juillet à Alger, où se déroulent des
négociations entre Bamako et des mouvements armés.
Dans un communiqué distinct, la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) a
dénoncé une "attaque lâche et aveugle sur les forces armées maliennes".
Le secrétaire général du HCUA, Alghabass Ag Intalla, a affirmé que l'armée
malienne a attaqué dimanche la base tenue à Boulkessi, pour la zone dite du
Gourma, par son groupe et une branche du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA),
faisant un mort parmi les combattants rebelles.
"En plus de notre combattant tué, il y a plus de vingt personnes arrêtées.
Beaucoup de civils qui n'ont rien à voir avec nous et quelques éléments de nos
groupes (HCUA et MAA)", a ajouté M. Ag Intalla, accusant l'armée d'avoir
attaqué leur base et d'avoir "violé le cessez-le-feu".
Interrogée par l'AFP, une source militaire malienne a simplement affirmé:
"Nous avons été attaqués, nous avons riposté et fait au moins 20 prisonniers,
c'est tout". Un véhicule a également été récupéré, a indiqué la même source,
sans faire état ni de mort, ni de blessé.
Dimanche à Boulkessi, "on a commencé vers midi à entendre des coups de feu"
marquant le début des combats, a affirmé un habitant de la localité joint
lundi depuis Bamako, qui n'était cependant pas en mesure de se prononcer sur
l'origine des premiers tirs.
Il a cependant parlé de l'arrestation de "nombreux civils" par l'armée
malienne.
"Baha Ould Mahmoud, Kina Ould Sadek, Mohamed Ould Noutou et Ahmed Ould
Najim, de jeunes Arabes du Gourma, font par exemple partie des civils
arrêtés", a-t-il dit, sans plus de détails.
Le gouvernement malien et six mouvements armés du Nord - dont le HCUA et le
MAA - ont signé en juillet à Alger une feuille de route des négociations pour
ramener la paix et sont engagés depuis septembre dans un deuxième round de
discussions, qui n'ont débouché sur aucune avancée notable.
Le nord du Mali était tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes
liés à Al-Qaïda, qui en ont été chassés en grande partie par une opération
militaire, toujours en cours, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la
France.
Cette vaste région a enregistré dernièrement un regain d'attaques
jihadistes dont la plus meurtrière a fait 9 tués parmi des Casques bleus
nigériens le 3 octobre sur l'axe Ménaka-Ansongo (est de Gao).
sd-cs/tsz
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