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Le difficile casting de la transition Dr Jean Baptiste OUEDRAOGO part favori
Publié le dimanche 16 novembre 2014  |  Infosept




Plus de deux semaines après le départ de Blaise Compaoré après 27 ans de règne sans partage, la junte militaire qui s’était accaparé du pouvoir et les représentants de la société civile, les politiques et les autorités traditionnelles et religieuses sont tombés d’accord sur les organes de la transition. C’est donc un grand pas que vient d’effectuer le pays des hommes intègres dans la voie de la normalisation et de la stabilisation.

A la faveur de la révolution populaire qui avait éclatée dans les rues de Ouagadougou et de Bobo Dioulaso, le plus dur avait été accompli lorsque Blaise était tombé de son piédestal. Depuis, ce dernier a trouvé refuge en Côte d’Ivoire, plus précisément à Yamoussoukro, ville dont est originaire sa femme. Son exil dans ce pays devrait durer longtemps puisque les burkinabés l’accusent de plusieurs crimes économiques et de crimes de sang.
Après cet épisode, la crainte des Hommes intègres étaient de voir leur noble lutte usurper par une junte militaire qui a été durant tout le règne de Blaise d’un mutisme patent. Une bonne partie de ces craintes vient de se dissiper grâce à l’accord trouvé entre l’actuel homme fort du pays, le Lieutenant-colonel, Isaac Zida, les politiques, civiles et chefs traditionnels et religieux burkinabés.
Ainsi, les postes de président et de président du parlement de la transition sont d’ores et déjà promis à des civils. Par contre, celui de Premier ministre reviendrait à un militaire en échange d’une clause interdisant au président de la transition d’être issu d’un parti politique. Ce dernier élément se veut être un garantie pour le peuple burkinabé. C’est pour éviter que le futur homme qui occupera ce poste puisse favoriser son bord politique dans les prochaines échéances électorales. D’ailleurs de nombreux observateurs voient le Lieutenant-colonel, Isaac Zida occupé le poste de Premier ministre de la transition. Ce qui est contraire à l’avis de la communauté internationale.
Mise sous pression par les institutions africaines et la Communauté internationale, l’Armée a fait beaucoup de concessions. A titre de rappel, au départ, elle voulait diriger toute seule la transition. De plus, alors qu’elle voulait que le Conseil National de Transition ait tout juste un caractère consultatif, il sera un organe législatif.
De lui dépendra, une commission vérité et réconciliation qui sera chargée de faire la lumière sur les crimes de sang et économiques commis sous le régime précédent. Une année sera donnée à la transition pour organiser une élection présidentielle démocratique.

Jean-Baptiste Ouédraogo peut être l’oiseau rare
La prochaine étape s’annonce des plus ardus. Il s’agit de désigner qui va occuper quelle poste. Dans les jours à venir, les visages de la transition burkinabé seront connus.
Quant à celui qui peut assumer la lourde et honorable tâche d’assurer l’intérim du pouvoir en organisant une présidentielle libre et transparente, un homme peut faire l’unanimité. Il s’agit de Jean-Baptiste Ouédraogo, médecin militaire et homme politique, chef d'État de la République de Haute-Volta du 8 novembre 1982 au 4 août 1983. Tous les burkinabés ont en tête les efforts qu’il a fournis lors de la crise politique. Il avait été le relai entre l’opposition et la majorité présidentielle dans un contexte électrique.
Jean-Baptiste Ouédraogo, malgré le fait qu’il soit un politicien, n’est issu d’aucun bord politique.
A bien des égards, il semble être l’homme consensuel dont on besoin les burkinabés en ce moment. Un homme qui fait « l’unanimité » comme le recommande la charte de la transition.
D’ailleurs, le Lieutenant-colonel Zida, dans la soirée du jeudi, tout juste après la signature de la charte de la transition, lui a rendu visite.
Faut-il y voir un signe ?

Le coût humanitaire de la révolution
Les manifestations violentes et les pillages n’ont pas épargné les organismes humanitaires. Selon une première estimation, les pertes liées au saccage et au pillage de leurs bâtiments s’élèveraient à plus de sept milliards de F CFA. Huit organisations ont particulièrement été touchées travaillant dans les secteurs, alimentaire, éducation el et sanitaire : SONAGESS, Croix Rouge Burkinabé, UNICEF, CONASUR, DAMSSE, Catholic Relief Services, Académie du Centre et CENAMAFS.
Une campagne nationale de vaccination contre la rougeole prévue au mois d’octobre et visant près de 8 millions d’enfants pourrait être annulée ou reportée en raison de la perte d’un nombre important de seringues.

Ahmed M. Thiam
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