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A la tribune de l`ONU, Hollande plaidera pour un déploiement rapide au Mali
Publié le mardi 25 septembre 2012  |  AFP


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© Autre presse
François Hollande, président de la republique française


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NEW YORK (Nations unies)- Pour son baptême du feu à la tribune de l`ONU, le président français François Hollande doit appeler mardi
les Nations unies à autoriser sans plus tarder le déploiement d`une force africaine au Mali pour combattre les islamistes armés au nord du pays.

La France, très allante, espère que la 67e Assemblée générale de l`ONU
marquera un "tournant important" dans ce dossier alors que le blocage du Conseil de sécurité sur la Syrie, second thème majeur du discours de François Hollande, paraît désormais quasi insurmontable.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, réunira mercredi en marge de l`Assemblée générale une conférence internationale sur le Sahel dont Paris revendique à demi-mot la paternité.

Interrogé lundi à New York sur les chances de voir une force africaine être déployée rapidement au Mali, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, s`est voulu optimiste: "Cela fait des mois et des mois qu`on travaille là-dessus; pour la première fois, il y a une espérance qui se lève".

Le chef de la diplomatie française estime que les 3.000 hommes généralement évoqués sont "à la portée de nos amis africains".

Bamako, a-t-il également annoncé lundi, en a appelé officiellement à l`ONU dans une lettre au secrétaire général de l`organisation. Les dirigeants maliens souhaitent selon lui que le Conseil de sécurité autorise l`intervention "immédiate" d`une "force militaire internationale afin d`aider l`armée malienne à reconquérir les régions du Nord occupées".

Dans la foulée du coup d`Etat militaire du 22 mars qui avait renversé le président Amadou Toumani Touré, tout le nord du Mali est passé sous le contrôle de groupes islamistes armés qui multiplient les exactions et imposent aux populations leur interprétation ultra-rigoriste de la loi islamique.

Dossier sensible

Reçu à dîner lundi par Ban Ki-Moon, François Hollande et son hôte ont évoqué la possibilité de nommer un émissaire de l`ONU pour le Mali.

Mais ce dossier est doublement sensible pour la France. Ancienne puissance coloniale du Mali, elle compte aussi six otages détenus dans la région par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui a menacé la semaine dernière de les exécuter en cas d`intervention militaire dans le nord du Mali.

Paris avance donc ses pions avec prudence et n`entend apporter qu`un "soutien logistique". Se posant en "facilitateur" de la recherche d`une solution pour restaurer l`intégrité territoriale du Mali et le débarrasser des "terroristes" qui occupent le nord du pays, la France n`est pas en "première ligne", a encore assuré Laurent Fabius à New York.

"Qu`on comprenne bien, il ne s`agit pas d`envoyer des troupes françaises au sol, il n`en est pas question", a-t-il enchaîné. "C`est aux Africains, sous mandat des Nations unies, de mener les actions nécessaires".

Au passage, le ministre français des Affaires étrangères a démenti des informations de la presse selon lesquelles des forces spéciales françaises seraient déjà présentes au Mali. "Ce n`est pas exact", a-t-il affirmé.

Tous les obstacles ne sont cependant pas encore levés, tempère-t-on dans l`entourage de François Hollande. Les termes de l`accord entre le gouvernement malien et la Communauté économique des Etats de l`Afrique de l`Ouest (Cédéao), futur maître-d`oeuvre de la force africaine, restent à préciser. Il reste en particulier à définir le concept et les objectifs de ce déploiement, précise-t-on de même source.

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