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Fausses cautions déposées par des importateurs de produits pétroliers : Ben & Co, Tringa oil, Diawara, Station Sahel Diawara Brahima non concernées
Publié le lundi 24 novembre 2014  |  Le 22 Septembre
Mines
© Autre presse par DR
Mines




Suite à notre article, intitulé : « fausses cautions déposées par des importateurs de produits pétroliers », paru dans notre édition n°503 du jeudi 20 novembre, nous avons reçu trois réactions.
La première est venue du groupe Ben and Co qui nous a présenté une correspondance de son banquier, en date du 20 novembre, adressée au Directeur national du Trésor et de la comptabilité publique. Dans ce courrier, signé à la fois par la Directrice générale, Coumba Sidibé Touré et le Directeur de la gestion des risques, Samba Doumbia, on peut lire : « …Nous vous confirmons par le présent courrier avoir délivré en faveur du ministère de l’Economie et des Finances et sur demande du client cité plus haut (NDLR : Ben and Co) une caution bancaire dont les caractéristiques sont les suivantes : nature : caution bancaire, montant : 200 millions de FCFA, date d’émission, 11 janvier 2013, numéro de référence : LG081/ 10, date d’échéance : 30/6/ 2015.
Par ailleurs, nous nous excusons d’avoir omis de le notifier dans le précèdent courrier ». En clair, Ben And Co n’est pas concernée par les fausses cautions bancaires. Donc, sa banque, Ecobank a manqué de rigueur. Ce qui a fait que la société s’est retrouvée sur la liste des fausses cautions bancaires établie par le Trésor.
La deuxième réaction nous est parvenue du Directeur général de la BOA, Igor Diarra, qui nous a téléphoné jeudi dernier depuis Dakar où il était en mission, pour nous dire : « Jeune frère, il parait que tu as sorti un article sur les pétroliers dans lequel un de nos clients est cité. Je vous avoue que c’est une erreur de notre part. Notre client Station Sahel Diawara Brahima a une caution en bonne et due forme ». Plus tard, le transitaire de ce dernier nous a apporté le document adressé au Directeur national du Trésor par la BOA, signé à la fois par le Directeur général adjoint, S.O. Waïgalo et le Directeur des engagements et risques. C’est dire que Station Sahel Diawara Brahima n’est pas également concernée.
La troisième réaction est celle de Tringa Oil dont le Directeur général, Mamoudou A. Cissé, est venu nous rendre visite avec une pile de documents. Parmi ceux-ci, il y a une demande de confirmation de caution, une lettre de Kafo Jiginew adressée à la société pour la confirmation de la caution, une autre au Directeur national du Trésor et au Receveur général du District pour la même confirmation. Dans toutes les correspondances, cet établissement financier se fond en excuses en ces termes : « Nous vous présentons toutes nos excuses pour le désagrément causé et vous remercions pour votre bonne compréhension ».
En clair, il y a eu un manque de rigueur de la part des banques dans ce travail. En faisant donc le récapitulatif, ce sont 22 pétroliers qui sont épinglés au lieu de 25. Ce sont : Ste gestion du dépôt Sanké, Petro Golf, Petro Yara, SOMAYAF DAFF service SARL, Mamadou Boubacar Diallo, Corridor de commerce de produits pétroliers, Neco sarlu, Compagnie nationale de com et de produits pétroliers, Malienne du pétrole sarl, Espoir de demain, Soleil service, SOMAYAF sa, Guede service Oil, Ab Oil sarl, Ste Mampo sarl, Nioro service sarl, Afrique Oil sarl, Mali Oil sarl, Petro Bama Sarlu, Golfinger, Société Mamadou Sylla Oil, Sopanhy.
Les banques concernées sont 7 au lieu de dix. Il s’agit de la BSC (6 fausses cautions) de la BCI (3 fausses cautions) de la BMS (2 fausses cautions) de la BOA (une fausse caution), de la BIM (une fausse caution), de la Banque Atlantique (une fausse caution) de Kondo Jiguima (8 fausses cautions).
Face à cette situation, le Directeur national du Trésor ne démord. Il est, nous a-t-on dit, en réévaluation de la situation, avec son homologue du Commerce et de la Concurrence et celui du Bureau du pétrole pour l’annulation de tous les agréments qui n’ont pas de cautions bancaires. Les tractations vont bon train entre les banquiers et les pétroliers concernés. Seront-ils protégés par les banques ou dénoncés, conformément à la réglementation ?
Affaire à suivre.
Chahana Takiou
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