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Pris pour avoir fait ses valises : Le MNLA est toujours bien installé à Ouaga !
Publié le vendredi 5 decembre 2014  |  La Revelation
Mahamadou
© RFI par DR
Mahamadou Djeri Maiga, vice-président du MNLA et sa délégation sont à Alger pour discuter des accords de paix, le 16 juillet 2014.




Pour ceux qui doutaient que la rébellion touareg était une bande logée, nourrie et soigneusement entretenue par l’ancien président burkinabé Blaise, le moment est venu pour lever l’équivoque.
Considérés par la presse malienne et certaines ambassades comme ayant plié bagages de la capitale burkinabè, dès la chute du régime Compaoré, les rebelles touareg, d’origines maliennes, qui avaient obtenu l’asile dans ce pays voisin n’a connu aucune perturbation sur ce plan.
Au large du nord-ouest du Burkina Fasso en frontière avec le Mali, où sont installés les refugiés maliens, des résidus du mnla et autres groupes sécessionnistes vivent sans inquiétude, malgré le départ de celui que les autres ont teint en ennemi du Mali pour le fait que son pays ait donné asile à des civils non armés sur le sol du Faso.
A Ouagadougou, c’est en pleins secteurs huppés de la ville comme : Ouaga2000 et Azimmo que vivent toujours les leaders rebelles, sous le couvert de l’asile. Parmi lesquels leaders on a Mahamadou Djéri Maïga, l’ancien député Ibrahim Mohamed Ag Assaleh, qui fait des va et vient entre Ouaga et Alger.
Il y a aussi le chef du mnla, Bilal Ag Achérif, qui, lui, a cherché d’aller au Maroc. Sa demande d’exil a été rejetée par le gouvernement marocain. Raisons ? Paris a mis son doigt dans l’œil de son partenaire marocain. C’est aussi pour éviter la polémique avec l’ennemi Algérien, nous ont indiqué une source proche de la rébellion.
Vers les secteurs périphériques de Ouaga, plusieurs jeunes ayant combattu auprès du mujao et d’Aqmi, se sont retrouvés aux côtés de leurs vieux parents.
Les derniers événements ayant conduit au départ de Blaise Compaoré a fait que beaucoup de tarig (pas de rebelles mais refugiés), craignant pour leur sécurité, se sont émigrés vers Djibo et Mintao (vers la frontière, non loin de Hombori).
Mais, pour ce qui est des leaders de la rébellion, c’est la pluie et le beau temps. Ils vivent comme au temps de Blaise et estiment que c’est l’Etat burkinabé qui leur a donné l’asile et non Blaise.
Haby Sankoré
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