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Dossier / enquête/ interview : les moments forts !
Publié le lundi 29 decembre 2014  |  Infosept




Sur cette page consacrée aux dossiers, enquêtes et interviews, nous vous proposons en rétrospective, un résumé choisi de nos différentes œuvres de l’année 2014.

Notre toute première publication pour cette page a été consacrée à une interview avec le Pr. Issa N’Diaye qui dit haut ce que tout le monde pense tout bas. L’interview était Intitulée : PR. ISSA N’DIAYE A PROPOS DE LA SITUATION ACTUELLE DU PAYS : «Ce que préconisent la France et les occidentaux, risque d’ouvrir une longue période d’instabilité et de guerre civile dans le pays». Répondant à une de nos questions relative au gèle dans le déblocage de l’aide du FMI au Mali, N’est-ce pas une conséquence d’une mauvaise gouvernance ? Le Pr répondait ainsi : «Je ne pense pas. Mais, il est vrai qu’il ya eu des dérapages budgétaires qu’il faut circonscrire rapidement. Le pays n’a aucune chance de s’en sortir sans rigueur dans la gestion des affaires budgétaires et les affaires du pays. Il ne faut pas se leurrer. Le pays est en guerre et pour longtemps. Il faut rapidement mettre en place une économie de guerre et y préparer les populations». Pour le Pr Issa N’Diaye et s’agissant des avantages de la décentralisation S’il s’agit essentiellement de décentraliser le pouvoir, le Pr pense que ce n’est pas seulement la région de Kidal qui en a besoin, mais tout le Mali. «On constate objectivement que, depuis de longues années, ce pays a été géré par-dessus la tête des populations comme dans la plupart des Etats africains. Il est fondamental de les associer désormais, de les faire participer pleinement aux prises de décision et à la gestion de leur terroir, notamment en ce qui concerne l’exploitation des richesses qui y sont produites » souligne t-il. Il poursuit en déclarant qu’il ne s’agit point de cela dans ce que la France et ses alliés africains et internationaux veulent imposer au Mali. « Derrière leur projet fédéral, il s’agit d’un affaiblissement prononcé du pouvoir central et en complicité avec le MLNA pour faciliter l’accès des multinationales aux ressources locales. Tout le reste, c’est de l’habillage ». C’est ce qui le fera dire plus loin que « ce que préconisent la France et les occidentaux, risque d’ouvrir une longue période d’instabilité et de guerre civile dans le pays. Parce que, non seulement, les communautés majoritaires dans cette partie nord du pays ne vont jamais accepter le fait dominant qu’une minorité parce qu’elle s’est emparé des armes, puisse décider de leur sort avec la bénédiction des puissants du monde. Et cela va pousser d’autres dans d’autres collectivités qui sont dans des situations encore plus désespérées, à se dire que c’est seulement par la voie des armes, qu’on peut imposer une solution politique au Mali».

Le second résumé était consacré au projet de construction d’une mosquée au sein du Musée du District de Bamako, intitulé Halte à la radicalisation religieuse de Bamako.
Dans cette enquête que nous avons menée, il est ressorti que la Mairie du District en partenariat avec l’ONG Al Farouk entendait construire dans les jours à venir une mosquée de 200 places au sein du Musée du District de Bamako. Par avis n°069/M-DB du 13 août 2014, plusieurs autorités du District de Bamako se sont réunies dans la salle de délibération de la Mairie du District le jeudi 14 août 2014 avec pour ordre du jour : « échanges sur la construction de la Mosquée et la gestion de la paillote.»
Ainsi, au cours de cette rencontre qui a réunis plus d’une vingtaine de participants, il a été débattu du projet de construction d’une mosquée financée par l’ONG Al-Farouk.
Selon nos sources, la proposition faite de rénovation de l’actuelle mosquée qui se trouve au sein de la Mairie et du côté nord-ouest, a été écartée au motif qu’il y a un déraillement fréquent de train à ce niveau.
Et, c’est ainsi que la proposition du site du Musée a été faite pour accueillir la nouvelle mosquée qui devait être financée par l’ONG Al-Farouk. Malgré les contres propositions des uns et des autres, demandant de chercher un autre site pour la mosquée, cette volonté de réaliser ce projet n’a pas été abandonnée par ses initiateurs.
Et notre conclusion pour cette enquête a été la suivante : construire une mosquée en détruisant tout ou partie de ce Musée reviendrait à priver la ville des trois Caïmans d’un pan important de son histoire.

Nous avons aussi au cours de cette année qui s’achève élaboré un dossier sur la pratique de la Télémédecine où le Mali est pionnier de la sous-région. Là, le Dr Cheick Oumar Bagayoko, médecin informaticien, directeur général du Centre d’expertise et de recherche en télémédecine et coordinateur international du Réseau en Afrique francophone pour la télémédecine nous a fourni les informations nécessaires pour l’élaboration de notre dossier qui portaient entre autres sur la situation de la télémédecine au Mali, son engouement pour les populations et ses avantages.

Quant au Pr. Abdoulaye Niang, nous l’avons interviewé dans notre parution du lundi 8 septembre 2014 sur les pourparlers inter maliens d’Alger où il disait que «nous sommes entrain de rater le coche en disant que c’est un accord politique». «Je crois que souvent, ça a toujours été des accords politiques alors que le problème est fondamentalement économique. Et, nous sommes entrain de rater le coche en disant que c’est un accord politique. J’avoue que ce n’était pas au ministère des Affaires Etrangères de diriger une telle négociation, mais plutôt au ministère en charges des Collectivités Locales dans la mesure où c’est considéré comme un problème interne» disait-t-il.

Dans notre parution du 13 octobre 2014, nous avons consacré un dossier sur la guerre de la Communication sur la crise malienne avec en titre : les deux mousquetaires de la propagande et de l’intox du MNLA dans les media, Moussa Ag Assarid et Mossa Ag Attaher. «Purs produits de l’école et du mouvement associatif maliens, anciens membres de l’AEEM et des Clubs pour l’UNESCO, ils sont très actifs sur les réseaux sociaux et les médias internationaux. Deux jeunes qui ont réussi à ébranler toute la politique de communication du Gouvernement sur la question touareg au point que l’opinion publique européenne ne semble connaître que leurs versions des faits. Deux compétences du MNLA à récupérer pour la Paix ». En conclusion nous disions ceux-ci : alors, il est temps pour la Diplomatie malienne d’être plus active dans la communication en contrecarrant ces différentes tentatives de la bande des deux qui souvent coupent le sommeil à nos autorités et au peuple malien dans leur dessein de façonner un Etat azawadien. Le MNLA n’est qu’une grosse imposture qui ne doit sa visibilité qu’aux médias internationaux et certains marginaux politiques occidentaux.

Dans nos parutions des 17 et 24 novembre 2014, les pages de dossier, enquête, interview ont été consacrées à la démission du Pr Ibrahima N’Diaye de l’Adema-PASJ. Où M. N’Diaye avançait comme raisons de sa démission le soutien sans faille de l’Adema-PASJ à une politique qu’il trouve indéfendable. Ainsi, à notre question de savoir les raisons d’une telle décision, le Pr Ibrahima N’Diaye répondait en ces termes : «Les raisons sont connues et sont essentiellement de deux ordres. La première raison fait suite à l’engagement pris avec les partis politiques du FDR pour signer une plate forme pour dire que celui d’entre nous qui viendrait au second tour de la présidentielle serait le candidat pour lequel, nous allons voter et demander à voter. Mais cela n’a pas été le cas. J’ai préféré en ce moment rester fidèle à la signature, c’est-à-dire à l’engagement que mon parti a pris et qui n’a pas été respecté. Et, cela m’a valu donc le départ de la direction de mon parti. La seconde est qu’après cette décision, j’espérais que mon parti continuerait et ferait des efforts suffisants afin de rester dans la ligne du parti. Mais, malheureusement, à l’analyse des faits cette alliance a pris le dessus sur toute autre considération qui vaut à l’Adema aujourd’hui le soutien sans faille à une politique que je trouve indéfendable et même de la majorité. En cela je me réfère au communiqué du RPM qui a émit des réserves par rapport à tout ce qui est entrain de se faire en matière de détournement et de corruption. Je n’ai pas entendu mon parti se prononcer là dessus. Et, comme cela continue, j’ai préféré le plus simplement possible quitter le parti ADEMA-PASJ avec beaucoup de peines. Cette décision est déjà consommée et reste irrévocable». Dans la seconde partie de cet entretien, M. Ibrahima N’Diaye, revient entre autres sur la gestion actuelle du pays, les années de l’Adema au pouvoir et celles du Président d’ATT, son combat au FDR, ses rapports avec l’ancien Président AOK et sa lecture des pourparlers inter-maliens en cous à Alger. Ainsi, pour Ibrahima N’Diaye «avoir le pouvoir par le mensonge, le reniement, la violence verbale, reste une autre forme de coup d’Etat». A la question de savoir s’il est fier de son combat au FDR, M. N’Diaye répond sans ambages que OUI. «Depuis les premières heures, les patriotes, tous les membres du mouvement démocratique né à la faveur des événements de 1991, ceux qui croyaient et ceux qui étaient sincères se sont tous retrouvés (à qui je profite pour rendre hommage) et qui ont su exposer leur vie, intérêts pour défendre ce que nous avions promis aux maliens, à savoir que le jour où la Constitution serait mise en cause, l’ordre républicain et la laïcité, nous devons tous être là pour défendre. C’est ce que nous avons tenté de faire et je pense que notre contribution n’a pas été pour rien» souligne t-il. Pour conclure, le Pr Ibrahima N’Diaye qui depuis le 3ècongrès ordinaire de l’URD, occupe la 2è vice présidence du parti de la poignée des mains, nous confie qu’il est entrain créer une association pour mettre l’accent sur l’information, l’éducation, la formation pour que toutes les questions intéressant la vie de la Nation soient débattues, partagées et que demain on parle de laïcité, c’est de la laïcité à la malienne, qui doit pas être perçu comme contre les religions.

L’année 2014 aura été marquée par la propagation de la maladie à virus EBOLA sur notre territoire et cela en partie selon certaines sources dû à la Clinique Pasteur. Pour en savoir davantage sur la propagation de la maladie à fièvre Ebola au Mali et sur la responsabilité médicale, nous avons rencontré le Dr Lasseni Konaté du Comité national d'éthique pour la santé et les sciences de la vie de la Direction Nationale de la Santé. Pour lui, il y a eu de graves manquements aux textes. Ainsi, le Dr Lasseni Konaté, qui est contre la fermeture des frontières trouve que le contrôle sanitaire aux frontières, régi en République du Mali par les règlements pris par l'Organisation mondiale de la santé (Oms), par les arrangements internationaux, ainsi que les lois et règlements nationaux pris en la matière afin de prévenir la propagation, par voie terrestre, maritime ou aérienne, des maladies transmissibles, n’ont pas été respectés. A la question de savoir si peut-on engager dans cette affaire la responsabilité de la Clinique Pasteur, notre interlocuteur répond que «si on s’en tient à l’esprit des textes qu’il y a eu des manquements quelque part». Car, dit-il, sur le secret professionnel dans cette situation, loi fait en quelque sorte dénonciatrice du médecin ou de l’établissement. «Donc, pour protéger la santé et l’ordre publics, la loi oblige les professionnels de la santé dans ces circonstances à déclarer les cas» indiquait-il.
Notre toute dernière interview, réalisée avait pour interlocuteur l’ancien ministre Moustapha Dicko du parti Adema et qui portait essentiellement sur la situation actuelle de l’Adema PASJ, son parti qui traverse l’un des moments sombres de son histoire.
Expliquant la contre performance de l’Adema aux élections présidentielle et législatives, notre interlocuteur trouve que c’est le décalage qui existe entre la direction du parti et les bases. «Cela explique en grande partie pourquoi l’Adema qui est le parti présent dans tous les villages et hameaux de notre pays, va de recul en recul» nous disait le ce 11 décembre dernier dans son bureau à Koulouba où il occupe depuis son départ du Gouvernement le poste secrétaire général de la Commission nationale pour les Cultures Africaines et la francophonie. «Ensuite, je pense que nos problèmes internes, nos égos hypertrophiés, nos appétits du pouvoir ont fait que les gens parlaient plus de leurs intérêts personnels et immédiats que des intérêts de notre parti, de la démocratie malienne et du pays. Et nous avons fait des choix hasardeux et il faut le reconnaitre et l’assumer. Ces choix hasardeux ont déstabilisé nos bases et fait en sorte que nos résultats n’ont pas reflété notre véritable poids politique. Jusque-là, nous sommes dans cette situation et nous sommes entrain de payer ces choix hasardeux.» ajoutait-il. Sur les démissions d’Ibrahima N’Diaye, 1er vice-président et d’Oumarou AG Ibrahim Haïdara de l’Adema, M. Dicko déclare qu’ «il faut qu’on laisse à chacun son libre arbitre et qu’on évite de juger les gens parce que simplement on n’est pas sur la même position qu’eux. Cela dit, je pense que c’est une grosse perte que des camarades s’en aillent et on le regrette toujours quand les camarades s’en vont». Quant au dossier, il a été conclu cette année par l’entrée en vigueur le mercredi 24 décembre dernier du Traité sur le commerce des armes (TCA). Le TCA est un traité multilatéral universel de l'Organisation des Nations unies sur le commerce international des armements conventionnels. Il a été adopté par l'Assemblée générale des Nations Unies le 2 avril 2013. En effet, fruit de la mobilisation des ONG et de plusieurs États (notamment le Royaume-Uni et la France), le processus de négociation du Traité sur le commerce des armes a été lancé en novembre 2009 par l’adoption de la résolution 64/48 de l'Assemblée générale des Nations unies. À l'issue du cycle de cinq comités préparatoires échelonnées en 2010 et 2011, la négociation du Traité sur le commerce des armes qui a eu lieu en juillet 2012 à New York s’est achevée sans aboutir à un accord.

Selon plusieurs sources, ce Traité est le premier texte majeur sur le désarmement depuis le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires. L'objectif du TCA est essentiellement de contribuer à réguler le commerce licite et de lutter contre le commerce illicite des armes classiques.

Dieudonné Tembely
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