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Année 2014 en Côte d’Ivoire : bilan des reformes pour le développement
Publié le lundi 29 decembre 2014  |  Infosept




Après la crise sociopolitique qui a touché le pays pendant près d’une décennie, la Côte d’Ivoire s’est engagée dans un vaste mouvement de réformes qui commence déjà à porter ses fruits comme en témoignent les taux atteints de croissance en 2012 (9,6%), 2013 (près de 9%) et 2014 (plus de 10%).

L’objectif du gouvernement d’en faire un pays émergent d’ici 2020 semble en bonne voie. Le transport, l’environnement et les TIC figurent parmi les secteurs les plus concernés par ce redressement économique, aux côtés de la banque et la téléphonie. S’étendant sur une superficie de 322 400 km2, la Côte d’Ivoire compte 22,6 millions d’habitants dont plus de la moitié (51%) vivent en zone urbaine. L’agriculture constitue la base de son économie avec, notamment, le cacao (premier producteur mondial) et le café qui occupent à eux-seuls les 2/3 des terres cultivées, mais aussi le coton, l’hévéa, l’huile de palme, les noix de cajou, etc. Le secteur représente 75% des exportations non pétrolières du pays et 40% de l’ensemble de ses exportations, celles-ci transitant essentiellement par Abidjan, deuxième port du continent. Le pays dispose également de richesses minières : cobalt, nickel, uranium, diamant, or, gaz et pétrole. Un gisement off-shore aurait été découvert récemment par Total au large de San Pedro, autre port ivoirien. Parmi les principaux secteurs industriels du pays figurent la transformation agro-alimentaire, les matériaux de construction, le textile, les produits chimiques et les soins de la personne. En matière d’électricité, le pays compte plusieurs barrages (ex. : Kossou sur le Bandama et Buyo sur le Sassandra), trois centrales thermiques et une centrale thermique d’appoint en location. La production totale d’électricité s’élevait à 3 885 GWh à fin juin 2013 mais la consommation augmente plus vite que la production. Un des objectifs des autorités est de faire passer la couverture nationale, actuellement de 33%, à 100% en 2020. Ceci passera également par le développement des renouvelables.

Depuis son arrivée au pouvoir après l’élection d’Alassane Ouattara à la présidence de la République fin 2011, la nouvelle équipe gouvernementale dirigée par le Premier ministre, ministre de l’Economie, des Finances et du Budget Daniel Kablan Duncan a engagé un plan national de développement particulièrement ambitieux qui représente près de 17 milliards d’euros pour la période 2012-2015, près de 60% étant attendus du secteur privé. Dans ce cadre, de grands chantiers ont été lancés dans plusieurs domaines comme la restauration des infrastructures économiques et sociales (autoroute Yamoussoukro-Abidjan, ponts, routes, ports mais aussi hôpitaux, universités,…), le renforcement des filières agricoles et agroalimentaires, l’exploitation du potentiel minier, le développement des TIC, l’environnement et le climat ainsi que l’extension des capacités électriques. La plupart des institutions mondiales (Banque mondiale via la SFI, FMI, Club de Paris,…) saluent la stabilité et le dynamisme de l’économie ivoirienne (cf. portefeuille de 800 MUSD, soutien de 600 MUSD sur trois ans sous forme de Facilités élargies de crédit, réduction du service de la dette,…). De leur côté, les Etats-Unis ont annoncé un soutien d’1 mrd USD lors du sommet USA-Afrique d’août 2014. Et les marchés financiers internationaux ont accueilli favorablement le pays avec l’opération Eurobond 2014 grâce à laquelle il a levé 750 MUSD. Le pays a été noté B1 par Moody’s et B par Fitch en juillet dernier. Symbole fort de cette stabilité retrouvée, la Banque africaine de développement s’est réinstallée à Abidjan durant l’été 2014, après dix ans de délocalisation à Tunis.

Dans le domaine de l’environnement et de l’énergie, les questions liées à l’eau (qualité de l’eau potable et assainissement des eaux usées) et à la gestion des déchets constituent deux enjeux majeurs de la politique environnementale ivoirienne et ce, aussi bien en milieu rural qu’en zone urbaine. L’Office national de l’assainissement et du drainage travaille à développer l’assainissement collectif ou non dans tout le pays. Une Agence de l’eau devrait être prochainement créée. De son côté, le ministère de la Construction, du Logement, de l’Assainissement et de l’Urbanisme travaille à la maîtrise de l’urbanisation, à la dépollution des sols et à la prévention du risque inondations. D’autres projets sont à l’étude dans le solaire, la biomasse et la micro-hydraulique, notamment pour développer l’électrification rurale par des systèmes décentralisés. En parallèle, un programme d’investissement dans l’efficacité énergétique de l’éclairage public est envisagé. Pour l’ensemble de ces projets, des opportunités s’ouvrent dans les smart grids, dans le conseil et l’ingénierie (audit, certification, travaux de maintenance, formation,…) en partenariat avec des opérateurs ivoiriens déjà installés, ainsi que dans l’équipement et les solutions clés en mains pour industries énergivores.

Abdoulaye A. Traoré
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