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Pour dénoncer son caractère exclusionniste et non inclusif : L’accord de cessation immédiate des hostilités présenté à Alger rejeté
Publié le mardi 10 fevrier 2015  |  L’Indépendant




C'est du moins ce que révèle une source contactée par nos soins à Alger. Depuis le 6 février dernier, une réunion extraordinaire regroupant toutes les parties maliennes en conflit est organisée dans le cadre du Comité de Suivi et d'Evaluation (CSE) pour tenter de circonscrire la tension qui prévaut au nord du Mali et préparer sereinement la reprise du dialogue inter-Maliens prévue en fin de semaine.

C’est du moins ce que révèle une source contactée par nos soins à Alger. Depuis le 6 février dernier, une réunion extraordinaire regroupant toutes les parties maliennes en conflit est organisée dans le cadre du Comité de Suivi et d’Evaluation (CSE) pour tenter de circonscrire la tension qui prévaut au nord du Mali et préparer sereinement la reprise du dialogue inter-Maliens prévue en fin de semaine.

A cet effet, un accord de cessation immédiate des hostilités a été soumis aux participants, depuis dimanche dernier, par la Communauté internationale. Celle-ci exercerait une grande pression pour la signature rapide dudit document.

Cependant, en raison de son caractère exclusionniste et non inclusif, les unionistes ont émis des réserves sur le document présenté.

Avant de demander le report d’une journée pour mieux l’éplucher. Annoncée pour hier, la signature de ce document n’aura finalement pas lieu. Raison pour laquelle il a été tout simplement retiré.

Selon notre source, le point sur lequel achoppent les parties est relatif au respect des modalités d’application du cessez-le-feu du 23 mai 2014; signées le 13 juin dernier. Les unionistes reprochent au Général Thibault de la MINUSMA d’avoir signé ce document avec les séparatistes sans y avoir associé le camp adverse. C’est ainsi qu’ils ont exigé de s’en tenir au respect des documents précédemment signés tels que l’accord de cessez-le-feu du 23 mai et la déclaration de cessation des hostilités signée à l’issue de la phase initiale des pourparlers inter-Maliens d’Alger, le 24 juillet 2014.

Pour les unionistes, à travers ces deux documents, le chemin est largement balisé pour que les armes se taisent. Par conséquent, il n’est donc pas nécessaire de s’encombrer d’un nouveau document qui, selon eux, n’a aucune base juridique. Selon eux, si ces documents n’ont jamais été respectés, c’est à cause des séparatistes qui les violent constamment, aidés souvent par la passivité les casques bleus qui ferment systématiquement les yeux sur leurs agissements.

D’ailleurs, la seule fois où ils ont dû l’ouvrir, c’est lorsqu’ils ont riposté à des tirs le 20 janvier dernier, provenant d’un véhicule de séparatistes à Tabankort. A cause des manifestations orchestrées par ces derniers qui les ont contraints à abandonner l’aéroport de Kidal, les casques bleus finiront par signer un accord partisan avec les rebelles prévoyant l’établissement d’une » zone de sécurité temporaire » incluant Tabankort pour désarmer les unionistes au profit des séparatistes. Ce qui a provoqué une levée de boucliers à Gao où une répression meurtrière de la MINUSMA a coûté la vie à trois manifestants, obligeant celle-ci à retirer son accord partisan. Bien que tout le monde espère parvenir à la conclusion d’un accord de paix durable et définitif lors de la reprise du prochain round des pourparlers inter-Maliens d’Alger, cela ne devrait pas se faire au détriment de l’unité et l’intégrité territoriale du Mali.

Notons que le document qui sera finalisé sera soumis aux parties en conflit pour enrichissement et amendement, ce n’est qu’après cette étape qu’elles se retrouveront à Bamako où la signature de l’accord de paix est prévue.

Massiré Diop

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