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Communication gouvernementale : UNE NÉCÉSSITÉ, MAIS AUSSI UNE EXIGENCE
Publié le mercredi 11 mars 2015  |  L’Essor
Atelier
© aBamako.com par Androuicha
Atelier sur la stratégie de la communication gouvernementale.
Bamako, le 10 mars 2015 au CICB. Le ministre de l`Economie Numérique, de l`Information et de la Communication, M. Choguel Kokala MAIGA a ouvert un atelier de 3 jours sur la stratégie de la communication gouvernementale.




« Le gouvernement communique mal ». Le reproche fuse à tout bout de champ dans les conversations des citoyens. Les plus hautes autorités de notre pays avaient, elles également, évoqué publiquement ce problème dont les conséquences sont néfastes à la juste perception de l’action du gouvernement. Que faire pour y remédier et pour prendre en compte les attentes de toutes les forces vives de la nation ? Les réponses à cette double interrogation seront fournies par l’atelier sur la stratégie de communication gouvernementale qui se tient depuis hier au Centre international de conférences de Bamako. La rencontre est organisée par le ministère de l’Economie numérique, de l’Information et des Nouvelles Technologies.

La cérémonie d’ouverture était présidée par le chef du département, Porte-parole du gouvernement, Choguel Kokalla Maïga, en présence de son homologue de l’Economie et de la Communication, Mamadou Igor Diarra, des représentants de la société civile, des partis politiques et des agences de communication, des anciens ministres de la Communication, des responsables des services de communication des institutions et des département ministériels, des directeurs généraux des médias publics ainsi que des experts du domaine.

Cet atelier qui durera quatre jours permettra de plancher sur la stratégie de communication gouvernementale. Une stratégie qui aura comme objectifs de mobiliser et d’orienter les actions et les énergies des différentes composantes de la nation à travers une bonne organisation, a expliqué dans son discours d’ouverture le ministre Choguel Kokalla Maïga. Une stratégie qui permettra aussi de lier les activités et les ressources aux résultats escomptés, de déterminer les indicateurs de performance et des moyens de vérification, de répartir les responsabilités afin de bâtir un plan de communication consensuelle.

Depuis l’accession de notre pays à l’indépendance, les gouvernements successifs ont engagé de nombreuses opérations de développement et de modernisation pour améliorer la qualité de vie des populations. Cependant, les résultats obtenus sont en deçà des espérances. Parmi les nombreuses raisons avancées pour expliquer cette situation figure le déficit de communication entre les décideurs, les acteurs de développement et les populations bénéficiaires, a constaté le ministre Maïga pour qui la communication est un facteur essentiel dans le processus de développement.

PAS DE MÉCANISME DE VEILLE. Après l’allocution d’ouverture du ministre, les participants ont eu droit à trois exposés en relation avec les objectifs de l’atelier. Le premier présenté par notre confrère Alassane Souleymane portait sur « l’état des lieux de la communication gouvernementale ». Il fait ressortir qu’en dépit des efforts des pouvoirs publics depuis l’indépendance, la communication du gouvernement comporte des insuffisances liées à l’absence d’un dispositif efficace de communication pour rendre plus visible la portée de ses actions. « L’absence d’interactivité entre les médias publics et les populations accroit le déficit de réactivité des populations envers les actions du gouvernement. Il n’existe donc pas de mécanisme de veille et de réaction », a constaté le conférencier pour qui l’élaboration d’une véritable stratégie de communication gouvernementale fiable et adaptée permettra, entre autres, d’expliquer aux citoyens l’action du gouvernement, de donner à l’Exécutif une bonne image et d’avoir une force de réactivité face à l’actualité.

Les deux exposés suivants ont été présentés par notre confrère Cheick Omar Maïga sur les défis et les enjeux de la communication gouvernementale ainsi que sur la communication gouvernementale en temps de crise. On en retient notamment que la communication est une arme essentielle pour gérer les situations difficiles. « Quand tout va bien, la communication accompagne les performances. Quand surviennent des troubles, elle devient système de défense. Car la crise suscite un appel à l’information », a expliqué le conférencier pour en dehors de sa fonction de riposte la bonne communication peut aussi être un outil de prévention et d’anticipation de crise.

Dans l’après-midi, les participants répartis entre quatre groupes ont commencé le travail sur la stratégie globale de communication, sur des plans sectoriels concernant le développement économique et social du Mali, la paix et la réconciliation nationale, les élections communales et régionales. La clôture de l’atelier est prévue pour vendredi prochain.
Be COULIBALY
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