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Concertations des groupes armes à Kidal : Un ministre aurait contribué pour plus de 10 millions de F CFA
Publié le lundi 16 mars 2015  |  L’Indicateur Renouveau




Le fait serait passé inaperçu, si c’était un autre cadre de l’administration publique. Mais, un ministre du gouvernement en fonction aurait mis sur la table des moyens importants (10 millions de F CFA) pour la tenue des concertations des groupes armés et civils de Kidal sur l’accord de paix et de réconciliation proposé par la Médiation internationale.

Les concertations des groupes armés et civils de Kidal sur l’accord de paix et de réconciliation proposé par la Médiation internationale ont été rendues possibles grâce à la générosité de certains de leurs parents de Bamako.

Un ministre imposé par la famille de l’Amenokal et les bandits armés du Haut conseil de l’unité de l’Azawad (HCUA) aurait versé la bagatelle de 10 millions de F CFA aux organisateurs de la rencontre de la Coordination des mouvements armés de Kidal.

Ce ministre de dernière minute devra sa fonction au dynamisme d’un député influent du parti présidentiel, le Rassemblement pour le Mali (RPM), élu dans une circonscription électorale non loin de Bamako et qui assure une bonne partie de l’hôtel des finances à l’hémicycle.

Il a servi de messager. Les 10 millions F CFA proviendraient d’une grande agence de développement étatique. Peut-on dire que les soi-disant concertations sont financées par l’Etat ? Et dans quel but, quand on sait par ailleurs que les groupes armés du Mouvement national libération de l’Azawad (MNLA) continuent plus que jamais de recruter des mercenaires dans le Nord du Mali.

C’est ainsi que nous avons appris qu’un certain Issiaka Rougeau de Gadeye (le Premier quartier de Gao), a recruté 60 jeunes dans la Commune rurale de Sonny Ali Ber pour le compte du MNLA et de ses alliés. Chacun a reçu 25 000 F CFA pour l’établissement des dossiers. Ils sont partis le mardi 10 mars 2015, à Kidal. Là-bas, ils recevront 150 000 F CFA remboursables dès leur entrée en fonction.

En tout cas, la voie de la paix ne semble pas être empruntée par les rebelles du MNLA et alliés qui ne montrent pas du tout le même empressement sur le processus de négociation. Et Kidal la rebelle est loin de rejoindre la République.

Autant dire que l’on n’est pas encore sorti de l’auberge. Cette inquiétude trouve sa justification dans l’ambiance qui prévaut dans la Capitale de l’Adrar des Ifoghas depuis bientôt une semaine et qui n’incite pas du tout à l’optimisme. De ce point de vue, l’acte de certains membres du gouvernement d’IBK et de l’administration d’Etat est incompréhensible.

Des groupuscules de quelques dizaines d’individus contrairement aux milliers que les amis des rebelles veulent faire croire, manifestent tous les jours dans les rues de Kidal, leur hostilité à ce projet. Ces manifestations sont loin d’être spontanées.

Au contraire, elles sont suscitées par les leaders du MNLA qui ne trouvent pas leur compte dans la paix à Kidal et qui cherchent ainsi à gagner du temps pour mieux se réorganiser, s’équiper davantage et se reconstituer en n’hésitant pas à utiliser l’argent du Mali contre l’Etat central !

Bréhima Sogoba

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