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Refus des séparatistes kidalois d’adhérer au processus de paix d’Alger : Un groupuscule de va-t-en guerre prend le Mali et la médiation internationale en otages
Publié le vendredi 20 mars 2015  |  L’Indépendant
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© Autre presse par DR
Le troisième round de négociations entre Bamako et des groupes armés maliens s`est ouvert ce mardi 21 octobre 2014 à Alger




En refusant de parapher le document d’Alger, qui a coûté tant d’énergie et de moyens, pour exiger, en lieu et place, l’ouverture de nouvelles négociations, du reste, non inclusives, les séparatistes de Kidal défient dangereusement le monde entier. Une attitude cavalière qui ne doit pas restée sans… réponse.

Comme suppliés par la communauté des nations, les irrédentistes kidalois, rassemblés au sein de la fameuse coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) viennent de démontrer à la face du monde qu’ils n’ont de respect ni pour l’ONU, encore moins les USA, ou l’UE, la France et tous les autres pays et organisations internationales regroupés au sein de la médiation pour la paix au Mali. En effet, la mission effectuée par cette médiation à Kidal, le mardi 17 mars 2015, pour convaincre ces criminels de l’Adrar des Ifoghas de parapher l’Accord d’Alger s’est soldée par un cuisant échec. La réunion avec les responsables de la CMA, qui a duré plusieurs heures, n’a abouti qu’au rejet définitif du document signé par le gouvernement malien et les mouvements unionistes.

Il s’en est fallu de peu pour que les diplomates de la médiation internationale soient éconduits par les éléments manipulés, instrumentalisés des sécessionnistes kidalois.

Malgré la volonté maintes fois réaffirmée du gouvernement malien de dialoguer, ces bandits armés, prouvent par cette attitude belliciste qu’ils ne connaissent aucun autre langage que celui des armes. Ils doivent désormais être traités conformément à ce camouflet qu’ils viennent d’administrer à la communauté internationale. Même si la médiation peut entrevoir la possibilité de satisfaire aux exigences de ces ennemis de la paix, le peuple malien doit désormais savoir à quoi s’en tenir. Faut-il rappeler que la CMA exige l’ouverture d’une nouvelle série de négociations auxquelles ne participeraient pas les mouvements unionistes ? Allant jusqu’à exiger que la gestion administrative de la région de Kidal et ses environs soient confiées à leurs » administrateurs » ? Il sied à présent de refuser qu’une poignée d’individus prenne en otage la quasi-totalité des 15 millions de Maliens et les tire par le bout du nez ! Les forces vives de la nation doivent, comme un seul homme, se lever pour montrer que la patience a des limites. Car, accepter les revendications extrémistes de ces va-t-en guerre, c’est laisser la porte ouverte à des surenchères dont nul ne peut prévoir ni l’étendue ni les conséquences. L’ONU, les USA, l’UE, la France, l’Algérie et tous les pays impliqués dans la médiation pour la conclusion d’un accord de paix dans la crise malienne ont certainement pris la juste mesure du bellicisme de la CMA, dont le cerveau est un certain Iyad Ag Ghaly.

Si Washington a pu mettre à prix la tête d’Oussama Ben Laden et parvenir à le liquider, l’on se demande aujourd’hui ce qui l’empêcherait de déployer une énergie similaire pour traquer et éliminer tous les terroristes qui écument le septentrion malien ou la bande sahélo-saharien. Pour sa part, l’Etat malien acceptera-t-il d’être indéfiniment pris en otage par certains de ses enfants égarés ?

Toute chose qui ne laisse la possibilité à aucun gouvernement de se concentrer sur le problème essentiel du développement, le seul combat qui vaille.

Bruno Djito SEGBEDJI
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