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MALI : Une autre bourde de l’armée ?
Publié le jeudi 25 octobre 2012  |  Autre presse


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© Autre presse par DR
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Si les informations au sujet de l’assassinat d’une dizaine de civils touaregs par une unité de l’armée malienne à Diabali se confirmaient, elles pourraient être plutôt embarrassantes pour Bamako. Après les incidents également meurtriers du 8 septembre dernier dans la même localité, cette autre exécution tendrait à confirmer le caractère incorrigible de certains membres des forces armées maliennes. Mais à la différence de l’assassinat des 16 membres de la secte Dawa, les victimes auraient été, cette fois, exécutées de sang froid. Elles auraient été enlevées à des dizaines de kilomètres du camp de Diabali, avant d’y être tuées. Le fait que les victimes soient touaregs est également un motif de complexification d’une crise qui, on le sait, n’est déjà pas simple. Et pendant que l’armée malienne fait ainsi étalage des défaillances qui la minent, c’est la France qui, pour sa part, semble céder face à la menace que les islamistes font peser sur les otages français retenus dans le Sahel...
Avec cette énième bourde de l’armée malienne, les camarades du capitaine Amadou Haya Sanogo sont loin de faciliter la tâche dans l’optique de la résolution de la crise qui se joue dans le nord de ce pays.

Autant on avait essayé de justifier les incidents du 8 septembre dernier par la fébrilité qui règne au sein de la grande muette, et qui avait conduit les militaires à tirer sur les membres de la secte Dawa qu’ils avaient pris pour des islamistes, autant cette fois-ci, il s’agirait ni plus ni moins que d’une exécution pure et simple. Selon les informations, c’est une unité qui a quitté le camp de Diabali et qui a parcouru quelques 60 km, qui a intercepté le convoi des touaregs. A en croire certaines sources, une partie des victimes a été tuée sur place. Tandis que les autres, transportées jusque dans le camp, y auraient été assassinées par la suite.

C’est dire que l’armée malienne n’est peut-être pas plus respectueuse des droits humains que les islamistes qui sèment la terreur dans la partie nord du pays. Par ailleurs, si la Mauritanie avait préféré passé l’éponge sur la mort de sept de ses ressortissants le 8 septembre, il n’en sera certainement pas de même du MNLA. Ce groupe indépendantiste pourrait, au contraire, voir dans la mort de ces neuf touaregs, une éloquente illustration de ces revendications au sujet du mépris et des abus dont la communauté serait victime de la part du pouvoir central à Bamako.

On risque donc d’assister à un nouvel accès de colère de la part du MNLA. Il pourrait même opportunément s’en prévaloir pour franchir le pas dans l’optique de l’entente avec les islamistes.

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