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Nord Mali : Les biens d’Iyad Ag Ghali bientôt gelés
Publié le mardi 31 mars 2015  |  Le Tjikan
Iyad
© Autre presse par DR
Iyad Ag Ghaly, dirigeant d`Ansar Dine




La liste noire des terroristes frappés par les mesures de gel des avoirs est tombée la semaine dernière. L’information a été communiquée à nos autorités par les services spécialisés des Nations Unies et les services de renseignements américains et européens. La grande nouveauté, c’est que le nom du fondateur d’Ançar Dine et non moins mentor dans l’ombre d’HCUA, Iyad Ag Ghali, est cité en bonne place, aux côtés de ces camarades d’AQMI, de l’organisation terroriste algérienne, « Les Signataires par le sang » d’Abu Seid.

Le supposé protégé des Algériens et le grand mentor d’HCUA dans l’ombre n’est pas le seul malien sur la liste. Il y figure avec un autre, dont l’identité n’est pas bien connue du grand public.
Mais, Iyad peut encore vadrouiller aussi longtemps que la législation malienne restera taciturne sur son cas. Selon nos sources, à la date d’aujourd’hui, le Mali ne dispose pas encore de textes législatifs, lui permettant de geler les avoirs d’un citoyen. La loi en question serait encore dans le circuit d’élaboration. Peut-être que la publication de cette liste noire obligera les Autorités d’accélérer le processus.

Rappelons que depuis plusieurs mois, les Autorités américaines avaient mis sa tête à prix. A la différence des français, les américains l’avaient inscrit sur la liste noire des terroristes les plus recherchés. Encore une fois, le pragmatisme anglo-saxon a pris le pas sur l’ambiguïté française, fait de compromis et de compromission.

Signalons qu’à l’instar de plusieurs autres leaders de la rébellion, Iyad aussi possèderait plusieurs propriétés mobilières et immobilières, dont une villa à l’Hippodrome et une autre sur la rive droite de la ville de Bamako, sans compter les nombreuses grosses cylindrées à son nom.

Contrairement à ce qu’on fait croire à l’opinion internationale, ces chefs militaires et politiques se sont vachement fait la poche avec l’argent des projets, dont ils étaient en charge avant l’éclatement de ce énième conflit. Rares sont les cadres rebelles qui ne sont pas propriétaires d’au moins une villa à Bamako. A Sirakoro Méguettanan, derrière les logements, il y a tout un quartier qui les abrite. D’où l’appellation « Sirakoro Sourakabougou », en français le quartier des Touaregs.

Mohamed A. Diakité
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