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[Proposition] gouvernance, utilité des concertations nationales et sortie de la crise malienne
Publié le vendredi 16 novembre 2012  |  Autre presse




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Concertations nationales au Mali : sur quoi doivent-elles porter, qui doit les piloter et quelle est la condition de leur utilité et de sortie de la crise ?

Le haut conseil d’état et ses composantes (commission aux négociations et comité national de transition), attendus par les maliens, doivent jouer un rôle moteur durant les concertations nationales au mali et assurer l’interface avec le médiateur.

LEURS DÉPLOIEMENTS DEVIENNENT URGENTS.

Les Maliens doivent promouvoir tout ce qui rassemble et intègre les énergies pour résorber durablement la crise institutionnelle et sécuritaire et d’une façon générale pour répondre à leurs préoccupations communes telles que la vision partagée sur le futur souhaité, la restauration de l’intégrité territoriale, de l’ordre constitutionnel, de la paix et de la sécurité, la démocratie et la préparation des élections et la décentralisation mais aussi le développement durable et équitable, la réconciliation et l’intégration équitable des communautés dans un cadre unifié, démocratique, décentralisé et sécurisé.

Les aspects vision partagée, restauration de l’intégrité territoriale, de l’ordre constitutionnel, de la paix et de la sécurité, démocratie et préparation des élections et décentralisation sont des PRÉALABLES INDISPENSABLES pour les autres aspects à savoir le développement durable et équitable et la réconciliation et l’intégration équitable des communautés dans un cadre unifié, démocratique, décentralisé et sécurisé.

Mais ces derniers aspects doivent faire partie du FUTUR SOUHAITÉ par les Maliens afin de satisfaire leurs besoins et assurer leur bien-être collectif.

1. Feuille de route

La vision partagée intégrera les objectifs à atteindre, les politiques et les stratégies à mettre en œuvre pour répondre à cette vision et atteindre les objectifs retenus. Cette vision partagée constitue la feuille de route. Elle est indispensable. Elle est le préalable des préalables.

On comprend pourquoi la CEDEAO, lors de la session extraordinaire de la conférence des chefs d’Etats et de gouvernements qui a eu lieu à Abuja, le 11 novembre 2012, a demandé au président par intérim de la République du Mali, Pr Dioncounda Traoré, de fournir la feuille de route urgemment.

2. Concertations nationales et leur utilité

2.1 Sur quoi doivent-elles porter et qui doit les piloter ?

Devant concerner et intégrer tous les Maliens, les concertations nationales ne doivent pas se polariser uniquement sur les préalables, certes indispensables, mais aussi et surtout sur le futur souhaité par les Maliens. Elles doivent avoir des ramifications au niveau régional pour fédérer tous les besoins et les préoccupations des communautés et de tous les Maliens.

Les termes de référence actuels des concertations nationales, proposés par la Primature du Mali, sont limitatifs car ces dernières doivent être inclusives et s’étendre aux régions pour une plus grande représentativité et pour couvrir les besoins de la population de base, de tous les citoyens et de toutes les communautés Maliennes.

Malgré le fait que ça soit une période d’exception au Mali, qui doit être la plus courte possible, il convient de ne pas se limiter aux préalables et d’esquisser les grandes lignes du futur souhaité afin que les Maliens sachent que leurs besoins et problèmes seront pris en charge dans la durée. Un peu comme ce que nous avions fait pour RIO+20, où le monde entier a défini le futur que nous voulons. Les Maliens doivent aussi définir le futur qu’ils souhaitent. C’est l’occasion d’en donner les grandes lignes lors de ces concertations nationales.

Tous les Maliens (société civile, partis politiques, Forces de défense et sécurité, représentants du haut conseil de l’État et des ministères et des institutions de l’État, les représentants des régions et les citoyens de ces régions, les maliens qui adhérent aux groupes armés, MNLA et Ansar Dine, s’ils déposent les armes, s’engagent à lutter contre le terrorisme et s’ils sont pour l’intégrité du Mali et pour la laïcité, …) pourront participer, autant que possible, à ces concertations nationales.

Les représentants du haut conseil de l’État (commission aux négociations et comité national de transition) devront jouer un rôle moteur dans ces concertations nationales. Un comité national de concertation, dont le rôle sera de conduire les concertations nationales en liaison avec le médiateur, sera désigné lors de la première conférence de ces concertations nationales pour conduire ces concertations nationales. Il doit intégrer des représentants des régions à travers des représentants des comités régionaux, qui s’y ajouteront. Au niveau des régions, des concertations régionales et, autant que possible, même locales dans les collectivités territoriales seront effectuées.

Même si la période couverte sera relativement courte, tous les Maliens, incluant ceux des régions et de toutes les communautés, ont intérêt à s’entendre sur les grandes lignes du futur souhaité pas seulement sur la restauration de l’intégrité territoriale et les élections comme indiqué dans les termes de référence actuels de ces conférences nationales.

Contrairement aux termes de références de ces conférences nationales, qui font référence de façon limitée au futur souhaité et qui se focalisent surtout sur les préalables, ces concertations nationales seront plus utiles si elles donnent une place importante au futur souhaité par les Maliens et à la prise en compte de leurs besoins.

2.2 Concertations nationales comme préalables pour mieux faire la guerre et mieux faire la réconciliation nationale

Comme dit le Premier Ministre du Mali, Dr Cheick Modibo Diarra, les concertations nationales constituent une occasion pour regrouper tous les Maliens et non pour les diviser.

Effectivement, elles doivent concerner et intégrer tous les Maliens.

Elles ne doivent pas se polariser uniquement sur les préalables (feuille de route, restauration de l’intégrité territoriale, élections, démocratie, décentralisation, sécurité), certes indispensables, mais aussi et surtout sur le futur souhaité par les Maliens.

Elles doivent avoir des ramifications au niveau régional pour fédérer tous les besoins et les préoccupations des communautés et de tous les Maliens.

LEUR TENUE N’EST PAS EN CONTRADICTION AVEC LE FAIT DE FAIRE LA GUERRE PLUS TARD CAR EN CAS DE DÉSACCORD PROFOND, LA GUERRE SERAIT INÉLUCTABLE.

Elles permettent de mieux préparer et mieux faire la guerre plus tard car permettent en cas de désaccord profond de mieux la préparer en ayant l’adhésion de tous les Maliens et leur participation à une guerre informationnelle (guerre stratégique de renseignements) qui sera plus précise et générera moins de dégâts (car les actions seront plus ciblées) qu’une guerre classique.

En plus, elles généreront un calme relatif car pendant leur tenue les groupes armés qui souhaitent y participer devront déposer les armes, cesser la terreur qu’ils génèrent, s’engager pour la restauration territoriale du Mali et la laïcité.

La guerre avant les concertations et avant la négociation avec les groupes (MNLA et Ansar Dine) s’ils désirent négocier, en s’engageant à déposer les armes mais aussi en s’engageant pour l’unité et la laïcité, rendra compliqué voire impossible la réconciliation nationale.

Pour éliminer efficacement le terrorisme au Mali sans les dégâts collatéraux et garantir la réconciliation nationale et la reconstruction de l’unité nationale après la guerre, l’adhésion de tous à travers les CONCERTATIONS NATIONALES est indispensable et la GUERRE DOIT ÊTRE BIEN PRÉPARÉE à travers une guerre stratégique de renseignements et d’intelligence collective à laquelle doivent participer tous les Maliens et tout le monde.

3. Gouvernance et Haut conseil de l’Etat

Le Président du Mali, Dioncounda Traoré, avait proposé une nouvelle organisation des institutions, c’est une excellente idée avec des avantages et inconvénients.

Le fait d’avoir un Haut Conseil de l’Etat (HCE) relié à la Présidence est une bonne chose et permet une distribution du pouvoir. Le Premier Ministre reste chef du gouvernement.

Les difficultés de cette nouvelle organisation seront la nécessité d’un découpage idoine des tâches, la nécessité d’un travail en réseau entre les différentes institutions et la nécessité de la synchronisation entre la Présidence, le Haut Conseil de l’Etat, la Primature, la commission aux négociations et le conseil national de transition (rôle consultatif), de même qu’avec le comité national aux élections.

L’intérêt d’une telle organisation, c’est le fait de RENFORCER LA GOUVERNANCE GLOBALE par l’aspect réseau en reliant adéquatement les institutions, la Présidence, le Haut Conseil de l’Etat (HCE) et la Primature, ainsi que la commission aux négociations et le conseil national de transition.

Ce qui exige une bonne entente et une bonne communication entre les responsables de l’exécutif (Président, Vice-présidents du HCE, le Premier Ministre, le responsable de la commission aux négociations et le responsable du conseil national de transition).

Dans le cadre d’une bonne gouvernance, une telle organisation sera avantageuse pour tout le monde, pour la Présidence, pour la Primature et pour le Peuple qui interviendra par l’intermédiaire des conférences nationales, la commission aux négociations et du conseil national de transition pour prendre en compte ses besoins et revendications.

Le Président n’avait pas précisé la composition détaillée de cette commission aux négociations et de ce conseil national de transition. Il serait souhaitable que :

(1) La commission aux négociations puisse avoir des ramifications au niveau des régions pour que toutes les communautés et les citoyens participent à la vie de la nation et aux grandes problématiques qui préoccupent la nation.

(2) Le conseil national de transition puisse aussi intégrer des représentants des régions.

Le Mali peut profiter de ces concertations nationales pour intégrer certains participants de ces dernières dans le haut conseil de l’Etat et/ou dans sa commission aux négociations et/ou dans son comité national.

Avec une telle organisation, le pouvoir est bien distribué, reste à en assurer une bonne gouvernance pour que tous les acteurs, dont le Peuple, en tirent pleinement profit.

Le haut conseil d’État et ses composantes, commission aux négociations et comité national de transition, sont attendus pour jouer un rôle moteur durant les concertations nationales et pour assurer l’interface avec le médiateur.

4. Condition de l’utilité des concertations nationales et de sortie de la crise

Lors des concertations nationales, les Maliens, y compris au niveau des régions, doivent travailler ensemble pour définir le futur souhaité afin de sauver durablement le Mali et garantir l’unité, la paix, la sécurité et la réconciliation nationale.

C’est à cette condition que les concertations nationales seront plus utiles et la crise Malienne sera résorbée, la sécurité et la paix seront durablement installées et la réconciliation nationale sera garantie.

La proposition [1] de sortie honorable de la crise malienne que je propose utilise des conférences de compromis entre Maliens qui sont des sortes de concertations nationales et régionales. Elle s’appuie sur une guerre informationnelle (guerre stratégique d’intelligence collective axée sur des renseignements sur le terrorisme, judicieusement collectés, corrélés et sécurisés) pour lutter efficacement contre le terrorisme.

Une contrbution de Dr ANASSER AG RHISSA

EXPERT TIC ET GOUVERNANCE

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