Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Le Mali    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article



 Titrologie



Le Progres N° 174 du

Voir la Titrologie

  Sondage

 Autres articles

 Météo


Comment

Politique

Concertations Nationales : Kati lâche Cheick Modibo DIARRA
Publié le vendredi 16 novembre 2012  |  Le Progres


Visite
© aBamako.com par as
Visite au Mali de l`Association des médiateurs de l`UEMOA
24/09/2012. Bamako. La délégation des médiateurs est conduite par le Pr Albert Tevoedjre, president de l`Association. En visite a Kati avec le Président du Comité militaire de suivi, le Cap. Amadou Haya Sanogo.


 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier

Même si les choses avancent normalement au niveau de la Commission Nationale d’Organisation, l’ex-junte de Kati ne semble plus en odeur de sainteté avec le Premier Ministre de Pleins Pouvoirs. Et les concertations Nationales des 27, 28 et 29 novembre pourraient être l’ultime occasion de le déposer en mettant l’Accord Cadre CNRDRE-CEDEAO en veilleuse. Mais du côté du Front Uni pour la République (FDR), on exclut la participation de ce regroupement politique.

Que dit les termes de Référence :

Selon les termes de Référence que nous avons a disposition, termes de références élaborés par la commission mise en place par le Dr. Check Modibo DIARRA, l’objectif général de ces concertations nationales est de doter le pays d’organes capables de recouvrer l’intégralité du territoire national afin d’assurer le retour et le fonctionnement régulier de l’Administration publique et d’organiser des élections démocratiques, transparentes et crédibles sur l’ensemble du territoire.

Quant aux objectifs spécifiques, il s’agit de convenir d’une Feuille de Route pour la Transition comportant :

-l’Acte fixant les modalités d’organisation et de fonctionnement de la Transition ; le délai et le chronogramme de la transition ; les tâches opérationnelles à accomplir par les différents organes de la Transition; les voies et moyens de la libération des zones occupées ; le retour de l’Administration dans les zones libérées ; la création des conditions favorables au retour des populations déplacées et réfugiées ; les modalités d’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles sur l’ensemble du territoire ; le choix du fichier électoral ; la création des conditions favorables à la reprise de la coopération avec les Partenaires techniques et Financiers ; le renforcement de la communication aux plans national et international. Il s’agira aussi au cours de ces concertations de compléter les organes de la Transition à travers : la définition d’organes complémentaires de la Transition ; la définition des attributions de tous les organes de la Transition et des relations fonctionnelles entre eux.

Annoncées pour les 05, 06 et 07 novembre, ces concertations se tiendront finalement du 27 au 29 du même mois. Et devront prendre part, 73 représentants d’Institutions dont 10 de la Présidence de la République, 11 de l’Assemblée Nationale et 32 représentant le Gouvernement ; 03 représentant des Autorités Indépendantes ; les 09 Gouverneurs de Régions et du District et 09 Présidents de Conseils de Cercle. Du côté des forces armées, 30 participants sont attendus et 50 de la Commission Nationale d’Organisation.

Au total, 110 participants sont retenus du côté des regroupements politiques. Mais malheureusement, le FDR avec ses 15 participants décline sa participation. Du côté de la Société Civile, 284 participants sont retenus. Ce qui fait un total de 586 participants y compris le Président de la Commission d’organisation et 06 Observateurs indépendants dont CRI 2002 et l’Observatoire des Droits Humains et de la Paix.

Qui partira, qui ne partira pas ?

Avec ces concertations nationales, il est prévu l’application des propositions faites par le Président de la République après son retour de Paris juillet dernier. Notamment la création du Haut Conseil d’Etat. Il est prévu dans les deux schémas proposés par la Commission d’organisation que c’est le Président de la République qui présidera le Haut Conseil d’Etat, avec bien entendu à ses côtés 2 Vice-présidents. Ce qui voudra dire qu’il n’y a plus de discussions à ce sujet. Le Pr. Dioncounda TRAORE étant intouchable dans les deux cas de figure. Par contre, ces Concertations Nationales vont faire perdre au Premier Ministre ses Pleins Pouvoirs comme prévu dans l’Accord Cadre CNRDRE-CEDEAO.

Mais le hic, est que c’est le Président du Conseil National de la Transition qui sera le Chef de l’Etat selon les propositions de la Commission Nationale d’organisation-et que ce même Conseil National (51 à 131 membres) sera l’organe législatif de la Transition. Une Assemblée Nationale bis ? En tout cas, si ce forum venait à se tenir, les discussions seront rudes. Mais, elles ne mettront pas en cause la Constitution du 25 février 1992.

Un revers de la Médaille pour Cheick Modibo DIARRA ?

En tous les cas, est-il que les schémas proposés par la Commission d’organisation entretiennent un flou. Dans le schéma N°2, il est dit clairement que c’est le chef de l’Etat par ailleurs chef du Conseil National de la Transition qui nomme le Premier Ministre. Tandis que dans le schéma n°1 il est dit simplement que : le Premier ministre dirige le Gouvernement. De quoi a-t-on peur ? Ce qui est sûr et qui risque de mettre Cheick Modibo DIARRA a la touche, est qu’il n’est plus en odeur de sainteté avec l’ex-junte et défie désormais à longueur de journée le ministre de l’Administration Territorial, le Col. Sinko COULIBALY a propos de ses prétentions présidentielles pour les consultations électorales de 2013. Le CNRDRE le laissera vraiment faire ? Certainement pas. Puisque selon certaines indiscrétions, certaines organisations de la société civile et associations religieuses siffleraient dans la même trompette que Kati. D’autres sources indiquent que le regroupement IBK 2012 et la COPAM veulent profiter de ces Concertations pour mettre Cheick Modibo DIARRA à la touche.

Par ailleurs, l’autre couac est que le projet de règlement intérieur établi prévoit en son article 10 que « (…) Le retrait ou l’absence d’une délégation ou d’un participant des Concertations n’invalide pas les travaux.». Or le FDR ne sera pas présent à ces concertations. Donc déjà, 15 participants de moins. Est-ce le vocable «concertations nationales» conviendrait encore et toujours.

A suivre dans nos prochaines livraisons.

Boubacar KANTE

Concertations Nationales

7 militaires dans la Commission d’organisation

Sur une cinquantaine de membres, ce sont 7 officiers de nos forces armées et de sécurité qui siègent dans la Commission Nationale d’Organisation des Concertations Nationales. Il s’agit notamment du Colonel Hama Maïga, Lieutenant-colonel SAMAKE Mariétou DEMBELE, Capitaine Drissa SISSOKO, Commandant Abdoulaye Makalou, Général Mohamed COULIBALY, Inspecteur Général de Police Yacouba DIALLO et Lieutenant-colonel Oumar MAÏGA.

En plus, parmi les participantes, 586 au total, 30 représenteront les forces armées et de sécurité. Ce qui fait un total de 37 participants seulement. Alors que s’il y a concertations aujourd’hui, c’est parce que les forces armées et de sécurité ont posé un acte, entraînant la démission du Président démocratiquement élu, le Général Amadou Toumani TOURE

K.B.

 Commentaires