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Mali: l’otage néerlandais libéré par l’armée française attendu à Bamako mardi
Publié le mardi 7 avril 2015  |  AFP
L`arrivé
© aBamako.com par A S
L`arrivé de l’otage néerlandais libéré à Bamako
Bamako, le 7 Avril 2015, l`otage néelandais liberé par l`armée française est arrivé à L`aéroport de Bamako.




Bamako - L’otage néerlandais libéré lundi par l’armée française après près de trois ans et demi de captivité dans le nord du Mali est attendu mardi à Bamako, selon une diplomatique néerlandaise et des sources officielles maliennes.
La source diplomatique néerlandaise a indiqué à l’AFP que Sjaak Rijke était attendu mardi à Bamako, sans plus de détails.
L’information a été confirmée à l’AFP par une source au ministère malien des Affaires étrangères, qui a déclaré : "l’ex-otage est attendu aujourd’hui (mardi) à Bamako en provenance de Gao", la plus grande ville du nord du Mali.
"Une délégation officielle l’accueillera à l’aéroport", a-t-elle indiqué, sans autres précisions.
"Le président de la République (Ibrahim Boubacar Keïta) recevra en audience l’ex-otage", a de son côté indiqué une source à la présidence malienne, qui n’était cependant pas en mesure de préciser un horaire, indiquant que l’avion de M. Rijke était en retard.
Un journaliste de l’AFP à Bamako a noté un renforcement du dispositif de sécurité dans la ville, notamment sur la route menant à Koulouba, sur les hauteurs de la capitale, où est située la présidence. Des militaires et policiers étaient visibles tout le long de l’itinéraire que doit emprunter le cortège de l’ex-otage.
D’après des médias néerlandais citant le ministère néerlandais des Affaires étrangères, M. Rijke devrait rentrer dans son pays mardi soir. Aucune source jointe par l’AFP au ministère néerlandais des Affaires étrangères n’a souhaité faire de commentaire dans l’immédiat.
Des médias néerlandais ont également rapporté que l’épouse de l’ex-otage, Tilly Kettner, avait pris lundi un avion pour Bamako pour retrouver son mari "dans les prochains jours".
Sjaak Rijke avait été enlevé à Tombouctou (nord-ouest du Mali) le 25 novembre 2011 par un groupe d’hommes armés, sur la terrasse de son hôtel, avec plusieurs autres Occidentaux. Il était aux mains d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui avait diffusé en novembre 2014 sur internet une vidéo dans laquelle il s’exprimait à l’occasion de son 1.000e jour de détention.
M. Rijke a été libéré lundi à l’aube par des soldats des forces spéciales françaises lors d’une opération près de Tessalit, dans une région désertique de l’extrême nord est du Mali, selon les autorités françaises.
Selon le porte-parole de l’état-major de l’armée française, le colonel Gilles Jaron, les forces spéciales françaises sont intervenues en sachant que des éléments armés détenaient potentiellement un otage.
Elles n’avaient pas de certitude sur l’identité de cette personne - y compris sa nationalité - mais savaient que celle-ci avait une "haute valeur" pour le groupe armé, qui avait un "comportement étrange" et "cherchait à protéger quelqu’un", a expliqué le colonel Jaron à Paris.
"L’otage était détenu dans un endroit loin de tout, dans une zone désertique. (...) Cela a nécessité des moyens d’infiltration assez sophistiqués pour amener l’équipe d’assaut au plus près", avait de son côté raconté lundi le général Grégoire de Saint-Quentin, chef du Commandement des opérations spéciales (COS), à la radio française Europe 1.
Aqmi fait partie des groupes jihadistes ayant contrôlé pendant près de dix mois entre 2012 et début 2013 le vaste Nord malien, avant d’en être chassés en grande partie, à partir de janvier 2013, par une intervention militaire internationale toujours en cours, avec des troupes françaises et de l’ONU.
Cette intervention a été déclenchée à l’initiative de la France par son opération Serval, qui a cédé la place en août 2014 à Barkhane, dont le rayon d’action s’étend à l’ensemble de la zone sahélo-saharienne.
Depuis un an, 500 militaires néerlandais participent à la stabilisation et à la sécurité du Mali dans le cadre de la force de l’ONU dans le pays, la Minusma.
Les forces néerlandaises n’ont pas été associées à l’opération de libération de l’otage parce que les Français avaient peu de temps pour agir et ne savaient pas quelle était sa nationalité, a-t-on indiqué à l’état-major de l’armée française à Paris.
ac-sr-sd-cjo-vl-cs/hba/sba


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