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L'Indépendant N° 3149 du 22/11/2012

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Focus : La guerre s’impose
Publié le jeudi 22 novembre 2012  |  L'Indépendant


Réunion
© aBamako.com par sa
Réunion de la mission technique d`évaluation de la force en attente de la CEDEAO
Samedi 7 juillet 2012. Bamako. Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondin Beye 1ere séance de travail de la mission technique avec les autorités militaires du Mali.


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Il est établi que le drame du septentrion malien est récurrent. Un irrédentisme qui ne cesse d’occasionner des morts, des viols, des déplacés, des réfugiés, des mutilés. Bref, des traumatismes qu’on ne peut évaluer.

L’Etat et le peuple maliens, selon tous les observateurs, ont, cette fois, été humiliés à un point jamais atteint. Il en résulte une déliquescence avancée du grand pays de Soundiata Kéita. Comme le soufflet administré au père de Don Rodrigue dans le Cid de Pierre Corneille, une réplique exemplaire à hauteur de souhait aux occupants est appelée de tous nos vœux. C’est pourquoi il est contre nature de songer voir en les criminels écumant Gao, Kidal et Tombouctou quelques bonnes graines susceptibles de germer. Des graines à récupérer ? Que nenni. Qu’ils s’appellent MNLA, Ançardine, Aqmi, MUJAO, Boko Haram ou quelque nom d’incantation et de répugnance que ce soit les feux ardents des bombardements massifs sont les seuls verdicts pour ceux qui ont plongé le Maliba dans le désarroi depuis bientôt un an.

On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. On ne fera pas la paix sans régler des comptes pour se réconcilier ensuite. Plutôt l’oraison funèbre d’Iyad Ag Ghaly qu’un hymne à ses rodomontades. Qui a bu boira ! Ne surtout pas tympaniser le peuple avec des tintamarres genre « négocier avec des non égarés « . Alors que tous le sont depuis longtemps. Pas de politique de l’autruche ! Le droit international n’enseigne-t-il pas que prendre les armes contre un pays et commettre ce qui s’est passé à Aguelhok est un crime imprescriptible ?

Les amis du Mali ne remplaceront pas le Mali. François Hollande l’a compris et ne cesse de le dire. Barack Obama peut tergiverser. D’autres dirigeants du monde peuvent cacher leurs appréhensions. Le président Blaise Compaoré peut jouer son rôle de toujours à Ouaga… Sachons raison garder pour ne préparer que la guerre. Et y aller résolument avec toutes les bénédictions des ancêtres fondateurs du Maliba. Ce sera aussi le prix à payer pour un nouveau Mali.

Bruno D SEGBEDJI

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