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Sur la question de la Promotion de la femme ou de sa mise à l’écart : voilà, le cri de détresse d’un agent de la Promotion de la Femme
Publié le lundi 13 avril 2015  |  La Nouvelle Patrie




Comme s’il ne fallait pas plus pour ajouter à la colère d’un milieu où nous ignorons l’essentiel des colères, des déceptions des cadres et agents en fonction, notre article, contrairement à nos attentes, est devenu une aubaine pour des travailleurs d’un département, excédés et
découragés, ne restant plus tranquilles dans leurs fauteuils.

Aux yeux de ces cadres et agents, Madame Sangaré Oumou Bâ n’a rien à y cirer, elle doit rendre le tablier, à moins que le président de la République ne l’a renvoie dans sa normale et tranquille tâche de ‘’Mamy’’, à la maison bien entendue. Une lettre d’appel à l’aide, un cri de détresse dans une lettre d’un agent en poste dans l’une des Directions relevant du département dont Madame Sangaré Oumou Bâ, a la charge. Lisez plutôt.

Monsieur le Directeur de Publication de la Nouvelle Patrie,

J’ai apprécié votre article paru le 03 avril 2015 et intitulé : A Propos du Genre : Promotion de la femme ou sa mise à l’écart ?

Seulement, en lisant votre article, on constate que vous n’avez pas toute l’information concernant le scandale qui se joue aujourd’hui au sein du département de la Promotion de la Femme. Car c’est vraiment un scandale en cette année de l’excellence que notre pays connaît avec le président IBK qui donne du complexe à n’importe quel universitaire, tant son langage est soigné et sa rigueur exemplaire. Etant un agent d’une direction relevant du ministère de la Femme, je suis horrifié par ce qui s’y passe. Le ministre actuel, Madame Sangaré Oumou Bâ ne mérite pas de passer un seul jour de plus à la tête de ce département.

Madame le ministre ne connaît aucun dossier, elle ne se donne pas la peine de lire les documents qui lui sont soumis par ses cadres, préférant se plaindre à chaque instant du manque d’informations. Or, la force d’un intellectuel réside dans la lecture. Notre ministre est
guidée, si j’ose le dire, menée du bout du nez par son Chef de Cabinet à qui elle obéit les yeux fermés. Pour qui connaît l’histoire de cette femme, renvoyée avec fracas par le ministre de la Réconciliation Nationale d’alors en la personne de Mamadou Diarrah, on se demande
comment cette dernière peut tenir le haut du pavé dans un autre ministère au point de confondre son rôle à celui du chef de l’administration qu’est le Secrétaire Général. Non contente de ses
carences, notre ministre se permet de se débarrasser de tous les cadres compétents du département. Aujourd’hui, tous les Conseillers Techniques qu’elle a trouvés en poste, ont été remplacés à l’exception d’une seule qui, elle aussi, est sur le qui- vive. Il s’agit de Madame
Yaba Tamboura. Pas plus tard que la semaine dernière, la ministre s’est débarrassée du dernier rempart de l’administration, la secrétaire générale !! Où va t – on ? Jusqu’où s’arrêtera-t-elle ?
Elle ne s’est pas contentée de désosser le secrétariat général, les structures rattachées l’ont sentie passer : le Centre Aoua Keita, la DFM et dernièrement le Centre de Documentation et d’Information sur la Femme et l’Enfant(CNDIFE) et la Direction Nationale de la Promotion de
la Femme(DNPF), deux pivots importants du travail du Genre du Mali, ont vu leurs Directrices céder leurs places à des novices. Les autres structures, c'est-à-dire, la Direction Nationale de la Promotion de l’Enfant et de la famille(DNPEF), la Cité des Enfants, le Programme National de Lutte contre l’Excision(PNLE) et les Maisons de la femme et de l’Enfant sont sur leurs dents. Le cœur n’est plus au travail, chacun se demande, à qui le tour ? Si bien que le département de la
Promotion de la femme, aujourd’hui, ne dispose plus d’aucune mémoire.

Toutes les compétences et les valeurs sûres sont renvoyées par Madame la ministre. Alors que sa maîtrise personnelle des dossiers et du travail administratif laissent à désirer.

La faute aux militants RPM et leur Chef, Bocar Tréta, comme elle le laisse entendre ?

Le président IBK aurait mieux fait de laisser cette retraitée s’occuper de ses petits enfants, déconnectée qu’elle est des réalités de l’administration. Pour se dédouaner, elle laisse entendre qu’elle subit des pressions du côté des militants du RPM et surtout du ministre Tréta. Ces derniers ont-ils demandé une déstructuration totale du département de la Femme ? Le président de la République et le Premier ministre doivent agir vite avant qu’il ne soit trop tard, car les partenaires de notre pays ne sont pas rassurés avec une telle calamité à la tête d’un département aussi sensible. Notre pays n’a pas besoin de ses soucis inutiles en ces moments chauds de son histoire. Et surtout, le poste de ministre ne doit plus être octroyé à
un militant pour le récompenser s’il n’en a pas la capacité. Cela est une insulte aux cadres valeureux qui sont aussi des fils et des filles de ce pays. Tous les électeurs qui ont voté pour le président IBK ne sont pas des militants du RPM, il y a bon nombre de non militants
parmi ceux qui lui ont fait confiance. Il doit les écouter.

Merci.

De la tribune de l’International Socialiste à Bamako

Il a été question de la fusion des partis Adema PASJ- RPM.

C’est à l’ouverture de l’importante rencontre de Bamako du week-end dernier, à l’Hôtel Salam, que le président IBK, a fait la surprenante révélation.

La fusion de deux gros mastodontes politiques de l’échiquier, en un seul et unique parti, il faut le faire. Mais puisque la nouvelle concernant cette fusion est sortie de la bouche du président de la République, personnage central d’abord du divorce, voilà quinze ou seize ans artisan de la construction du RPM, quelques années après son départ de la Ruche, la chose est possible. Mieux, le président IBK, cet homme qui réussit pratiquement tout ce qu’il dit, voit la chose
avant la fin de l’année 2015. Une victoire pour les millions de militants et cadres qui, il n’y a pas 20 ans, marchaient dans la même direction, la main dans la main, résolument tournés vers un avenir radieux.

La fusion de ces deux grandes formations politiques, leaders de la scène nationale, serait une très bonne chose pour la démocratie malienne et travaillerait sans doute au resserrement du nombre surdimensionné des partis politiques. Cette fusion favoriserait – elle la jonction de l’ASMA de Soumeïlou Boubèye, autre cacique de la ruche ? Le MIRIA de feu Mamadou Lamine Traoré pourrait lui aussi se dissoudre soit à l’Adema, soit à l’URD de Soumaïla Cissé. Sur la
question, après l’annonce du président de la République, les quelques rares barons du parti Adema présents et approchés par nos soins, se sont dits heureux de l’initiative du président de la République. Maintenant reste aux militants et cadres des deux partis de s’approprier, maintenant et tout de suite la bonne nouvelle.

Sory de Motti
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