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Un accord fantôme
Publié le jeudi 16 avril 2015  |  L’aube
Arrivée
© aBamako.com par A.S
Arrivée des chefs d`Etats du CILSS à Bamako
Bamako, le 14 avril 2015 à l`aéroport de Sénou. Le président IBK a accueilli ses homologues tchadien, nigérien et mauritanien venus dans le cadre du 17è sommet des chefs d`Etat du CILSS.




Cet épisode eut-il finit que s’engagea le dialogue inclusif inter malien dont le chef de file de la médiation fut confié à l’Algérie. Cinq phases et un incessant aller-retour Bamako-Alger furent nécessaires pour parvenir à un accord qui s’avère finalement être fantomatique. En effet, entamés le 16 juillet 2014, les pourparlers entre le gouvernement malien et les groupes rebelles ont abouti, au bout de huit mois, le 1er mars 2015, au paraphe par le gouvernement et la Plateforme d’un document intitulé « Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger ».

Les rebelles de la Coordination des mouvements de l'Azawad, qui regroupe le Mouvement national de libération de l'Azawad (Mnla), le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (Hcua), le Mouvement arabe de l'Azawad (Maa), la Coalition du peuple pour l'Azawad (Cpa) et la Cmfpr2 refusent de parapher, demandant à en référer à sa base. Le plaidoyer de la Médiation à Kidal n’y fit rien. Conséquence : c’est le blocage parfait !

Ce fiasco remet en cause le fruit de plus de huit mois de négociations et de pourparlers entre acteurs de la crise malienne.

Le débat sur l’Accord diversement interprété et jugé, en bien ou en mal.
Pour le Premier ministre, Modibo Keïta, l’Accord sauvegarde les principes fondateurs de la nation et prend en compte les aspirations du peuple malien tendant vers une paix globale et définitive.

Pour la majorité présidentielle, cet accord préserve l’unité du Mali et le caractère laïc et républicain du pays.

Le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, lui, se réjouit du fait que nulle part dans l’Accord, il n’apparaît une référence à la création d’une fédération ou d’un État dans l’État malien.

A ces appréciations favorables, s’oppose le rejet en bloc des partis politiques de l’opposition et de certains syndicats.

L’Adps de Soumana Sako rejette purement et simplement le document «parce que violant la constitution du 12 janvier 1992 ».

Le parti Fare Anka wuli de Modibo Sidibé se démarque radicalement d’un Accord qui « ne résout en rien les questions fondamentales relatives à la stabilité du pays, à l’intégrité du territoire, à l’unité nationale et à la réconciliation nationale ».
Pour les autres partis de l’opposition républicaine , « cet accord contient des germes d’une désintégration rampante du pays..».

De son côté, une bonne partie de la société civile exprime son désaccord vis-à-vis de l’Accord, à l’image du Coren (Collectif des ressortissants du nord) qui estime qu’il ne prend pas en compte les préoccupations de la société civile.

Pour couronner l’échec, la CMA refuse catégoriquement de parapher l’Accord, exigeant, à titre prioritaire, « la reconnaissance officielle de l’Azawad comme une entité géographique, politique et juridique ».

La date d’hier, 15 avril 2015, brandie hautement par le médiateur algérien pour le paraphe de « son Accord » par la CMA, est passée, sans paraphe. Et sans sanction. Comme si de rien n’était.

Au même moment, les attentats, les mines antipersonnel, les crashs d’hélicoptères, les pertes des soldats de la Minusma, les combats, les attaques et le banditisme résiduel,…côtoient au quotidien les Maliens. Des Maliens de surcroit privé de tout et qui manque de tout, y compris le repas ordinaire.
A quand le réveil d’IBK pour un Mali, enfin, sur pied ?


Sékou Tamboura
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