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Gouvernance du Mali sous IBK : L’incompétence à tous les niveaux
Publié le mercredi 22 avril 2015  |  Le Reporter
Commémoration
© aBamako.com par A S
Commémoration du 26 mars 2015
Le Président IBK dépose une gerbe de fleurs au monument des martyrs




De Koulouba jusqu’au simple directeur de service, le constat est malheureusement non reluisant en lien avec la réponse efficiente et efficace à donner aux problèmes du pays. La gouvernance du président Ibrahim Boubacar Keïta est marquée aujourd’hui par l’incompétence qui s’est installée à tous les niveaux. Du sommet à la base !

En effet, la bonne marche d’un pays rime avec la compétence de ses dirigeants. Tel n’est pas le cas avec le régime du président IBK. Depuis son arrivée au pouvoir il y a un et quelques mois, le pays, même s’il a connu la plus grande crise de son histoire, n’arrive pas à connaître les germes du décollage. Et pour cause, la gouvernance du président IBK est en panne d’inspiration. L’homme qui était vu comme un «messie» et qui a bénéficié du soutien de plus de 77% des Maliennes et des Maliens à l’élection présidentielle, a aujourd’hui de grosses difficultés à sortir le pays de l’ornière.

Arrivé au pouvoir sans véritablement un programme de société et sans hommes valables, la gouvernance du pays sous IBK n’enregistre que des échecs à tous les niveaux. La vie chère, la diminution du pouvoir d’achat, la gestion catastrophique de la sécurité du pays, la mauvaise gouvernance économique, la gestion chaotique de l’espace scolaire et universitaire, la montée vertigineuse de la grogne sociale, la mauvaise gestion au niveau des institutions de la République…Voilà des tares qui font qu’aujourd’hui le pays ne bouge pas d’un iota. D’aucuns diront même qu’il enregistre des reculs de jour en jour. Et pourtant, l’homme, affectueusement appelé «Kankélétigui», était considéré comme la solution à tous les problèmes qui minaient notre pays. Mais hélas, le constat est catastrophique après un an et quelques mois de gouvernance.

Au sujet de la sécurité du pays, la situation est chaotique. Il n’y a pas un seul jour qui passe au Mali sans qu’on n’enregistre un attentat ou des braquages de paisibles citoyens. Une situation provoquée par l’incompétence du ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile. Que dire de la grogne sociale ! Aujourd’hui, le pays connaît plusieurs crises sociales au sein des organes publics à caractère professionnel, auxquelles l’Etat n’arrive pas à apporter de solutions adéquates. Il s’agit des revendications de l’Untm, des syndicats des enseignants, du contentieux relatif au processus électoral pour le renouvellement du Conseil malien des transporteurs routiers (Cmtr)… À cela, il faut ajouter que tout récemment le Syndicat de la police nationale (Spn) est monté au créneau pour fustiger le manque criard de moyens pour faire face à l’insécurité galopante.

Concernant la crise née du processus électoral pour le renouvellement du Conseil malien des transports routiers (Cmtr), l’incompétence du ministre des Transports, Mamadou Hachim Koumaré, n’est plus à démontrer. Car il a été incapable de sortir un arrêté conforme au décret présidentiel. Aussi, est-il accusé d’avoir tripatouillé les textes du Cmtr au profit du président sortant.

Autant dire qu’il y a une véritable cacophonie de la gestion des affaires publiques. Trois Premiers ministres en moins de deux ans de gouvernance. Cela prouve tout simplement une incompétence notoire et un pilotage à vue ! C’est vrai que le pays sort d’une crise. Mais qu’on arrête d’en faire un slogan ou un alibi en martelant chaque jour sur tous les toits qu’IBK a hérité d’un Mali en grave crise. Il faut plutôt se mettre au travail pour remettre le pays sur de bons rails. Pour preuve, en Côte d’Ivoire, le président Alassane Dramane Ouattara a hérité d’un pays affaibli par la guerre. Et pourtant aujourd’hui, il a su redresser son pays et les Ivoiriens sont fiers de lui. Un exemple que le président IBK devrait suivre, au lieu de chanter aux Maliens un refrain qui prouve plutôt son incapacité à résoudre leurs problèmes.

Diango COULIBALY
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