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Anatole Sangaré et Hama Maïga en conférence débats : Deux officiers font le lien entre le dysfonctionnement dans l’armée et la corruption dans les recrutements
Publié le lundi 27 avril 2015  |  Lerepublicainmali




Le Mali traverse une crise sécuritaire sans précédent depuis 2012. Et, aucune initiative n’est de trop pour endiguer ce fléau. Conscient de cet état de fait, l'Association Alliance pour la Démocratie au Mali (Adema) a organisé le samedi 25 avril 2015 à la Pyramide du Souvenir, une conférence débat sur le thème: "Problématique de la sécurité en période de crise". Cette conférence débat était animée par l’inspecteur Général Anatole Sangaré, officier général de police à la retraite et le Colonel Hama Maïga, officier supérieur de gendarmerie à la retraite.
Les deux officiers ont, sans complaisance, dénoncé le dysfonctionnement au sein de l’armée et la corruption au niveau des recrutements. C’était en présence de la présidente du comité exécutif de l’Association Adema, Mme Sy Kadiatou Sow, en présence de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Ali N Diallo, des responsables politiques et syndicaux, des ministres et honorables députés et de nombreuses autres personnalités.
Qu’est ce que la sécurité pour un citoyen ? Où en sommes-nous en matière de sécurité au Mali ? Comment les forces de sécurité s’acquittent-elles de leurs devoirs ? Quel est l’état des lieux de la sécurité au Mali ? Où allons-nous en matière de sécurité ? Voilà autant de questions auxquelles les deux conférenciers ont eu à répondre le week-end dernier.
Lors de son allocution, la présidente de l’Association Adema, Mme Sy Kadiatou Sow a fait savoir que le thème choisi est d’actualité et aura un impact positif sur la sécurité au Mali. Puis, le premier conférencier, le Général Anatole Sangaré a défini la sécurité comme étant un facteur de paix et de quiétude au sein d’une société organisée. Avant de préciser que sans sécurité, rien de durable ne peut se concevoir tant au niveau des individus, des institutions qu’au niveau des groupes sociaux.
« Au Mali, avec la crise sécuritaire depuis 2012, l’inquiétude grandit de plus en plus chez le citoyen en raison de la recrudescence du phénomène criminel, le banditisme, sous toutes ses formes, dans les villes aussi bien que dans les campagnes, les manifestations les plus inquiétantes étant les braquages dans les domiciles et sur les axes routiers …», a indiqué le conférencier. Selon lui, la peur et l’angoisse créent chez le paisible citoyen un sentiment d’incertitude par rapport aux capacités de l’Etat à assurer convenablement sa sécurité. Face à ce tableau peu reluisant, le conférencier a souhaité une véritable reforme sécuritaire, une volonté politique affichée et la création de la police municipale au Mali.
Quant au deuxième conférencier, Hama Maïga, il a mis l’accent sur les défis conjoncturels de l’armée dont le recrutement, la formation, l’infrastructure, l’équipement, les logistiques, les moyens, l’armement et la discipline. Selon lui, depuis quelques années, la politique s’est immiscée dans le recrutement à travers l’allocation de quota (de la présidence, de l’Assemblée nationale, du gouvernement et l’intégration d’éléments des mouvements armés du nord ne répondant pas aux critères de recrutement) d’ou la nécessité de moraliser le recrutement, a-t-il dit.
Un e dénonciation à peine voilée de la corruption, du népotisme et de l’exclusion, sources de mal gouvernance, qui caractérisent les recrutements dans l’armée, ces dernières décennies. Face à ce dysfonctionnement au sein de la grande muette, les conférenciers ont souhaité un changement de comportement et une frange collaboration entre les forces de sécurité et la population afin d’avoir un bon renseignement et par ricochet, l’anticipation de l’insécurité.
Aguibou Sogodogo
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