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Questions orales à l’Assemblée Nationale: IBK va-t-il continuer à garder son ami Sada Samaké dans le gouvernement après sa fuite en avant devant les députés ?
Publié le lundi 4 mai 2015  |  Infosept
Questions
© aBamako.com par A S
Questions orales à l`Assemblée Nationale
Bamako, le 30 Avril 2015, a eu lieu à l`Assemblée Nationale des questions orales




L’Assemblée Nationale est le haut lieu des débats démocratiques et pluriels, sur les questions intéressant la vie de la Nation. Elle est et demeure la première institution la plus représentative du Peuple. Sa mission éminemment importante doit être un sacerdoce pour tous députés même ceux de la Majorité présidentielle.

Parmi les députés, l’honorable Oumar Mariko est, semble-t-il, celui qui aura bien compris cela, car même étant membre de la CMP, il ne s’est jamais dérobé à sa mission de contrôle de l’Action gouvernementale chaque fois que cela a été nécessaire. C’est pourquoi il a interpellé le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile à venir répondre à ses questions orales en bon républicain.

Les téléspectateurs de l’Office de Radio Télévision du Mali (ORTM) ont suivi avec grand intérêt et en live le face à face entre l’honorable Oumar Mariko et le Ministre de la sécurité et de la protection civile le Général Sada Samaké.

Les questions à lui posées par l’honorable Mariko interpellateur, étaient relatives à la crise de cartes d’identité nationale et de passeports, au vol de véhicule par un responsable de la police, à la radiation d’un représentant syndical de la police nationale et la corruption qui gangrène les services de sécurité au Mali. Des questions tout de même simples pour lesquelles le Ministre de la Sécurité n’aura finalement aucune réponse, laissant toute l’opinion nationale sur sa faim.

Le généralissime Sada Samaké s’est contenté d’une grande esquive. Il n’aura répondu à aucune des questions ni celles relatives au vol de véhicule ni à la radiation de certains agents de la police. « Les dossiers sont au niveau de la Justice » lancera-t-il sans donner d’amples informations, au nom d’une prétendue séparation des pouvoirs que l’exécutif ne voudrait pas violer en s’immisçant dans les affaires judiciaires. Pour ce qui concerne les deux précieux sésames, que sont le passeport et la carte d’identité, le Ministre Samaké a affirmé qu’il n y a pas de rupture de stock et que leurs prix n’ont pas augmenté d’un « pôporo ».

Aux questions lancinantes de l’honorable Mariko sur combien l’Etat débourserait-il par jour pour les patrouilles de la police et sur le montant des versements que font les 15 commissariats de police de Bamako qui verseraient chaque mardi, des dessous-de-table au directeur général de la police nationale qui, à son tour, rendrait compte à sa hiérarchie ? Le Ministre n’a pas daigné répondre à ces questions, il s’est contenté de jeter à la figure de l’honorable Mariko cette phrase laconique : « L’honorable Mariko s’acharne contre ma personne en faisant des allégations sans preuve ».

Le Ministre a-t-il réellement compris les questions ? Sinon aucune allusion n’est faite à sa vie privée. Sait-il aussi qu’il est un ministre de la République en charge d’un département important que celui de la sécurité et de la protection civile? L’honorable Mariko, ne laissant rien passé et en réplique à cette affirmation, avancera des chiffres faramineux. Il estimera à 60 Millions, le montant des dépenses de l’Etat pour les patrouilles. Il renchérira qu’en réalité les inspecteurs ne perçoivent que 6000 FCFA comme frais de carburant sur ce pactole. Mariko dira ce que tout le monde sait déjà, quand l’on appelle la patrouille de la police pour un secours, elle oppose toujours une fin de non-recevoir au motif d’une panne sèche.

Le Général Sada Samaké, par son refus de répondre aux questions combien de fois préoccupantes de l’honorable Oumar Mariko, s’est beaucoup discrédité aux yeux de l’opinion publique nationale. Il a mis une pression supplémentaire sur les épaules déjà frêles du Président de la République qui s’il veut désormais redorer son blason a le choix entre le maintien d’un ministre ami qui aura montré toutes ses limites et son congédiement d’une équipe gouvernementale déjà malade. En bon républicain il doit choisir la seconde option, comme ce fut d’ailleurs le cas de ses ministres dont les noms ont été cités dans la rocambolesque affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires.
S’il vous plait, M. le Président de la République, la gestion de la Respublica exige plus de neutralité, de justice et de transparence.

Youssouf Sissoko
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