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Questions orales à l’assemblée nationale : Quand Oumar Mariko met à nu l’incompétence du ministre Sada
Publié le lundi 4 mai 2015  |  Le Prétoire
Accusations
© aBamako.com par Momo
Accusations d’assassinat, de tentative d’assassinat, de meurtre, de séquestration
Bamako, le 07 Aout 2014. Accusations d’assassinat, de tentative d’assassinat, de meurtre, de séquestration, les Avocats d’Oumar Mariko.




Décidément, rien ne réussit au général ministre Sada Samaké, incapable de répondre aux besoins sécuritaires des Maliens par la non maitrise de son sujet, depuis son entrée au gouvernement. En clair, le général du «bois sacré» a montré, au grand jour, ses insuffisances aux Maliens en refusant de répondre catégoriquement aux questions du député Oumar Mariko.

C’est en tout cas, l’image présentée par le ministre de la sécurité intérieure et de la Protection civile, le général Sada Samaké, face aux députés le jeudi 30 avril 2015, suite à son interpellation par le député Oumar Mariko sur la crise de cartes d’identité nationale et de passeport. En plus de ces deux sujets, le ministre devrait donner des réponses sur le vol du véhicule BMW qui est aujourd’hui entre les mains du directeur national de la police, la radiation du secrétaire général du syndicat national de la police et la corruption qui gangrène les services de sécurité.

Contre toutes attentes, le ministre Sada Samaké a catégoriquement refusé de répondre aux questions du député Mariko au motif que ces questions ont déjà fait l’objet de débat à l’Assemblée nationale. Selon lui, certaines préoccupations de Mariko sont devant la justice. «Pour des raisons de sécurité et le principe de séparation des pouvoirs, je ne réponds pas à certaines questions». Voilà l’argumentaire du général Sada Samaké pour cacher son incapacité de gérer les maux qui minent les services de sécurité, notamment la police et la gendarmerie nationale.

Pour ne pas quitter la salle sans dire un mot, le général du «bois» a indiqué aux députés qu’il n’y a plus crise de cartes d’identité nationale et de passeports. Selon lui, la carte d’identité nationale coûte 1000FCFA et le passeport 50 000FCFA. Cela depuis des années.

Voilà la preuve que ce ministre général du président IBK sorti du bois pour venir dans un secteur aussi sensible que la sécurité ne maitrise pas son sujet. Quand on sait que la carte d’identité varie entre 5000 et 15000FCFA selon la tête du client dans les commissariats de police et les brigades de gendarmerie. Le passeport est cédé aux citoyens entre 175 000 et 150 000 F CFA. Face à cette situation, s’il est incapable de mettre de l’ordre, il doit arrêter de divertir le peuple.

Face au refus du ministre Sada de répondre aux questions, Oumar Mariko mit les pieds dans le plat. Sans passer par quatre chemins, il a demandé au ministre de faire le point sur l’argent débloqué par l’Etat chaque semaine pour les patrouilles nocturnes à Bamako.

Avant d’ajouter qu’il y a un partage de butin au niveau de la police nationale. «Chaque mardi, les commissaires des 15 commissariats de Bamako donnent 100.000 FCFA au directeur général de la police. La corruption au niveau de la police n’est pas seulement les agents, mais la hiérarchie policière. Le général du bois doit retourner dans les bois parce qu’il ne s’adapte pas à la vie en cité». Irrité par les propos de Mariko, le ministre a laissé entendre que le député s’acharne contre sa personne en faisant des allégations sans preuve.

Le combat du député est loin d’être terminé puisqu’il demande l’ouverture d’une enquête parlementaire pour permettre aux députés de connaitre la vérité sur l’Etat de la police nationale.

Nouhoum DICKO

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