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Moussa Mara déjà dans l’arène
Publié le mercredi 6 mai 2015  |  le Temoin
Primature:
© aBamako.com par mouhamar
Primature: La passation de pouvoirs entre le PM sortant Moussa Mara et le PM entrant, Modibo Keita
Bamako, le 09 janvier 2015. La passation de pouvoirs entre le Premier ministre sortant, Moussa Mara et le Premier ministre entrant, Modibo Keita a eu lieu ce vendredi à la Primature.  




Malgré sa gênante sortie du gouvernement, Moussa Mara refuse catégoriquement de rester sur la touche. Il manifeste de plus en plus un regain d’ardeurs politiciennes et ne rate aucune occasion, depuis un certains, d’occuper le haut du pavé à travers les réseaux sociaux. Ses correspondants de Facebook sont ainsi constamment servis en envolées démagogiques dans sa tentative de se redessiner une autre image d’homme d’Etat. A un point tel qu’un journal de la place l’a même placé en tête des sondages à Bamako. «Depuis la Mecque, je prie pour le Mali. De Jeddah jusqu’à Médine, les compatriotes réclament un Mali de paix et de stabilité», etc. Tels sont entre autres les propos par lesquels s’illustrent désormais celui qui, naguère encore, incarnait l’approche conflictuelle et belliciste dans le règlement du conflit au Septentrion malien. Les observateurs avertis en veulent pour preuve son incursion ratée dans l’antre des rebelles à Kidal où, son aventure à causer plus de pertes humaines, matérielles et morales que la gloriole recherchée.

Quand le budget de l’Assemblée croule sous le poids d’une ferraille

Le matériel logistique usagé de l’Assemblée nationale aura fait couler beaucoup d’encre et de salive. Il n’y a pas si longtemps encore, de mauvaises langues accusaient le président Isaak Sidibé d’avoir usé de manœuvres dolosives pour faire disparaître des automobiles. Preuve à l’appui, l’administration parlementaire a apporté un démenti des plus cinglants aux allégations rapportées par certains journaux. Les confrères ont été conduits pour constater de visu la présence du matériel à la place où il est gardé avant leur mise aux enchères selon les règles prescrites en la matière. Seulement voilà : en attendant cette option -qui tarde à intervenir– le matériel commence à peser lourdement sur les maigres fonds de l’Assemblée nationale qui débloque selon nos sources pas moins d’1 millions Fcfa pour leur consignation. Certains commencent même à douter si l’argent des enchères pourra rapporter la fortune déjà dépensée pour les frais de parking.

La Dge récidive pour le Rpm

Le grand vacarme de certains milieux sur une distribution inique de l’aide aux partis n’aura point suffi pour dissuader la Délégation générale aux élections, structure chargée de la répartition. Elle a derechef gratifié le parti présidentiel de la somme de 520 millions Fcfa en vertu d’un quota de répartition dû à l’écrasante représentativité parlementaire du Rpm. Sauf que la règle du jeu n’a vraisemblablement pas été moins tripatouillée cette année que la fois précédente. Le décret d’attribution fait mention de l’aide au titre de l’année 2014 tandis que nombre de représentants de partis jurent en mettant le doigt au feu que tous les documents introduits pour être éligibles relèvent de l’exercice 2013, lorsque le Rpm ne disposait pas encore de la majorité qui lui donne droit à autant de fortune. Sur la même question des dénonciations similaires ont fusé l’année dernière au point d’entraîner une procédure judiciaire contre le décret présidentiel de la part de l’Urd et du Mpr. Dont l’issue n’a jamais été révélée au public.

Le cabinet du président de l’AN congédié

Décidément, rien ne marche à l’Assemblée nationale du Mali. Le dysfonctionnement de l’institution parlementaire est telle que le moins attentif des hôtes se rend systématiquement à l’évidence que la chienlit l’emporte sur tout. Ce n’est pas la vice-présidente de la Bundestag et sa suite qui diront le contraire, eux qui ont assisté stupéfaits à la manière abrupte et très peu courtoise par laquelle des membres du cabinet de leur illustre homologue malien, Isaak Sidibé, ont été mis à la porte d’un déjeuner qu’ils partageaient au Grand hôtel de Bamako. La faute au manque criard de connexion entre le protocole de l’Assemblée nationale et le cabinet de son président, une lacune qu’il faut corriger parmi tant d’autres pour que l’institution parlementaire recouvre ses lettres de noblesse.
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