Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratiques    Le Mali    Publicité
aBamako.com NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Absence de l’opposition au colloque du CERM : Ce que Moussa Mara n’a pas dit lors de son point de presse
Publié le vendredi 8 mai 2015  |  L’Indicateur Renouveau
Assises
© aBamako.com par A. SECK
Assises de la Fédération internationale des experts comptables et commissaires aux comptes francophones
Dakar, le 24 Novembre 2014 - Mouhamed Boun Abdallah Dionne a présidé, lundi, en compagnie de son homologue malien, Moussa Mara, le démarrage des travaux de la quinzième édition des assises de la Fédération internationale des experts comptables et commissaires aux comptes francophones (FIDEF).




Le secrétaire au développement du Centre d’étude et de réflexion au Mali (CERM) et ancien Premier ministre, Moussa Mara, a profité du lancement du colloque de ce Centre pour dire que l’opposition a refusé d’y participer malgré son invitation. Ce qu’il n’a pas dit c’est que le Parena de Tiébilé Dramé avait conditionné sa participation à la réponse de 4 questions principales.

L’ancien Premier ministre et secrétaire au développement du Centre d’étude et de réflexion au Mali (CERM), Moussa Mara, s’est entretenu avec la presse après la cérémonie d’ouverture du colloque pour, disait-il, préciser certains points sur le CERM. Après avoir indiqué que le colloque servait de cadre au lancement du CERM et qu’il n’a rien avoir avec la politique, Moussa Mara a tenté de donner une mauvaise image de ses adversaires politiques à son auditoire. Il n’a trouvé rien de mieux que de faire croire que l’opposition a refusé de participer au colloque malgré qu’elle ait été invitée par lui et qu’il en ignorait les raisons.

Ce qu’il n’a pas dit c’est que Tiébilé Dramé du Parena avait bel et bien réagi à sa lettre d’invitation. Il avait conditionné sa présence à la réponse à 4 questions essentielles que voici : 1. Quel rôle a-t-il joué durant les mois cruciaux de notre histoire nationale, des premières heures du coup d’Etat à la fin de la transition ? 2. Il avait soutenu que notre armée pouvait, seule, libérer le Nord occupé par la coalition jihadiste. Le croyait-il sincèrement ou était-ce pour faire plaisir à la junte de Kati qui était opposée à toute intervention internationale ? Avec le recul, avait-il revu son jugement ? 3. Par deux fois en mai et juin 2014, devant les députés, il avait soutenu que le premier avion présidentiel n’avait pas de papier et que le second en avait. Avec le recul, que dirait-il aujourd’hui ? 4. Environ une année après sa visite catastrophique à Kidal, quelle évaluation fait-il de sa responsabilité dans cette Bérézina qui a coûté tant à la nation en termes d’honneur, de dignité et de souveraineté et qui marquera d’une empreinte indélébile l’avenir du pays ?

Ces questions sont restées sans réponse de la part de l’ancien Premier ministre et président du parti Yéléma Moussa Mara. Dans cette réponse à la lettre d’invitation de Mara, M. Dramé avait précisé sa conviction qu’on ne peut ni renforcer la démocratie ni restaurer et consolider la paix sur le mensonge, les malentendus et les ambiguïtés.

A en croire Djiguiba Kéita alias PPR, la participation du Parena à ce colloque n’aurait eu aucun sens, puisqu’il s’agissait de dégager les voies et moyens pour la mise en œuvre de l’accord de paix d’Alger, qui est considéré comme un accord qui contient les germes de la partition du pays. Participer à ce colloque serait alors pour le parti du Bélier blanc, le Parena, contribuer à la partition du pays.

Youssouf Coulibaly
Commentaires

Sondage
Nous suivre

Nos réseaux sociaux


Comment