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Andrzej BIELECKI, chargé d’Affaires de la Délégation de l’Union européenne : Ce qui va se passer au Mali après la signature de l’accord
Publié le vendredi 8 mai 2015  |  Le Républicain




A la faveur de la journée de l’Europe, Andrzej BIELECKI le chargé d’Affaires de la Délégation de l’Union européenne a donné un déjeuner de presse, jeudi 7 mai à l’hôtel Onomo de Bamako. Entre autres questions abordés, les journalistes ont cantonné la causerie autour des questions qui achoppent, mais aussi celles qui fâchent, comme les vicissitudes du processus de paix au Mali, la libération de Ménaka par le Groupe d’auto-défense Touareg Imrad et alliés (GATIA), la signature de l’accord dont la date est fixée au 15 mai, et surtout l’intrigante question de la variable Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), signera, signera pas. Qu’elle signe ou pas, qu’est ce qui est envisagé, après le 15 mai ? L’arrivée de Iyad Ag Ghaly est elle envisagée dans le processus de paix ?
D’abord, l’hôte du jour, Andrzej BIELECKI a tenu à préciser que la date du 15 mai retenue pour la signature de l’accord n’était qu’artificielle et ne repose sur aucune autre considération, cette date pouvait être le 14 ou le 16 mai. Après le va-et-vient entre des rounds et après la CMA pour obtenir le paraphe, il est arrivé un moment où l fallait s’arrêter et fixer une date, c’est le 15 mai. Toutes les parties seront-elles au rendez-vous de Bamako, le vendredi prochain ? « On fait tout pour que ce soit le cas », se résigne le Chargé d’Affaires. « Si tout le monde ne vient pas, le texte sera ouvert pour la signature.
Les autres pourront signer un peu plus tard », a déclaré Andrzej BIELECKI. Mais la difficulté réside dans la mise en œuvre, reconnait le diplomate. Comment mettre en œuvre un accord que l’autre n’a pas signé ? « Il s’agira de convaincre que ceux qui n’ont pas signé ont tort », a indiqué le Chargé d’Affaires. Quelles sanctions pour les contrevenants ? « Démontrer qu’ils ont tort plutôt que d’aller aux sanctions », avise-t-il.
Quelle est la place de Iyad Ag Ghaly dans ce processus de paix ? Le leader d’Ansar Dine est il pour quelque chose dans les attitudes de la CMA ? Ce lien existe certainement, quand on observe, on voit clairement qu’il y a une personnalité derrière. Mais pour notre interlocuteur, Iyad Ag Ghaly n’est pas fréquentable. Ou du moins, il l’était jusqu’au moment où il a publié la vidéo qui fait le lien avec les terroristes. A partir de ce moment Iyad est recherché pour être jugé, selon le diplomate européen. A l’en croire, le dossier Iyad Ag Ghaly n’a pas été abordé au cours des trois rencontres que l’Union européenne a eues avec l’Amenokal de Kidal lors de sa visite récente de dix jours à Bamako.
Après la signature de l’accord le 15 mai, on arrivera au moment de vérité, il n’y aura plus de négociations, indique le Chargé d’Affaires, Andrzej BIELECKI. La signature de l’accord issu du processus d’Alger, rendra sans objet l’accord de cessez-le-feu.
Probable report?
Pendant que les Nations-Unies exigent le retrait du GATIA de Ménaka, la plateforme dont le GATIA est membre se plaint : peut-on demander au GATIA de sortir de Ménaka, pendant que des attaques continuent partout à Léré, Diré, Bintagoungou contre l’armée, les populations et même les casques bleus, alors que ceux qui exigent le retrait de la plateforme, ne lèvent le petit doigt ?
Un responsable de premier plan de la plateforme, contacté par Le Républicain, soutient qu’une signature sans la CMA le 15 mai en lui laissant un temps pour parapher et signer, voudra dire qu’il y aura de nouvelles négociations entre le gouvernement et la CMA pour la convaincre à venir signer. « Nous entrainer dans de nouvelles négociations entre le gouvernement et la CMA, sans la plateforme, c’est fragiliser le premier et ce serait ouvrir de nouvelles brèches profitables à la rébellion », indique le responsable de la plateforme.
Le mieux serait de travailler à ce que tout le monde soit d’accord, en ce moment tous signeront ensemble, ce qui donnera beaucoup de force à l’accord, indique-t-il. La Plateforme refusera-t-elle de signer le 15 si la CMA ne vient pas ? « Il est très tôt pour répondre, nous sommes dans la réflexion. Ce sera dommage si le gouvernement tombait dans ce piège. Il ne servira à rien que le gouvernement, la médiation internationale, et la Plateforme signent, sans la CMA », avise-t-il.
Que vaudra une signature du gouvernement et de la plateforme sans la CMA ? « Il vaudra prendre le temps qu’il faut, pour amener toutes les parties à signer l’accord, que d’organiser une signature en deux temps, qui n’offre aucune garantie, car rien n’indique que la CMA signera l’accord après. Et alors quelle en sera l’application pour la partie qui n’aurait pas signé ? ». Raison pour laquelle, ce responsable de la plateforme pense que la meilleure option serait de ne pas créer les conditions où le gouvernement seul négociera avec la CMA, sans la Plateforme, dit-il.
B. Daou
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Le Républicain N° 4380 du 7/5/2012

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