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Edito : le PM rejoint le Pr Ali N. Diallo
Publié le jeudi 29 novembre 2012  |  Le 22 Septembre


Le
© Autre presse par dr
Le Premier ministre malien Cheick Modibo Diarra


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Mardi soir, au journal télévisé de 20 heures, dans une interview exclusive accordée à l’ORTM, depuis Paris où il séjourne, le chef du gouvernement, Cheick Modibo Diarra, a changé le fusil d’épaule, quant à la présentation d’une feuille de route, réclamée par la CEDEAO et les autres instances internationales. Il propose que celle-ci passe par la voie parlementaire pour discussions et adoption.

L’idée est bonne. Elle consacre une avancée, une reconnaissance plus accrue de l’Assemblée nationale dans le dispositif des organes de la transition. C’est également une superbe occasion que le Premier ministre donne au FDR pour amender la feuille de route, puisque ce regroupement politique est majoritaire à l’Hémicycle. Les élus de la nation n’adopteront jamais une position contraire aux intérêts du pays à savoir la double priorité du gouvernement : la libération du nord du Mali et l’organisation d’élections libres et transparentes.

Dans une démocratie civilisée, le FDR devait saluer cette proposition du chef du gouvernement et l’encourager à améliorer la vie au quotidien. S’il ne le fait pas, le Pr Ali Nouhoum Diallo, un des pères spirituels de ce mouvement politique, doit s’en féliciter. Et pour cause : dans notre parution du jeudi 15 novembre 2012, il déclarait ceci : «…Dioncounda Traoré peut tout simplement organiser un séminaire gouvernemental sur la feuille de route et faire adopter celle-ci par l’Assemblée nationale…». En lieu et place du président par intérim, Cheick Modibo Diarra saisit la balle, sinon, la perche que le Pr Ali Nouhoum Diallo a tendue à son camarade, à son frère du PASJ.

Maintenant, il reste à savoir si Dioncounda Traoré, qui tient aux concertations nationales, par lesquelles cette feuille de route devait initialement passée, avalisera ou nom cette suggestion ? Que dire des regroupements, membres de la commission nationale d’organisation du forum, qui ont abattu un travail de fourmi pour produire des documents notamment une feuille de route ?

La voie parlementaire nous semble être propice, moins encombrante et plus représentative. Elle est, par excellence, le lieu où se discutent les grands dossiers de la nation. Une dizaine de formations politiques sont représentées à l’Assemblée nationale, notamment les plus radicaux que sont aujourd’hui le RPM et SADI.

Si ce principe est accepté par tout le monde, les concertations nationales sont mort-nées parce qu’il n’y aura rien encore à débattre. Le retour à l’ordre constitutionnel normal est effectif, les institutions de la République fonctionnent tant bien que mal, les structures en charge d’organiser les élections se hâtent lentement, la reconquête du nord se prépare dedans comme dehors à travers la CEDEAO, l’UA et l’ONU. Le reste n’est que du dilatoire, de règlement de compte personnel voire de la politique politicienne.

Aujourd’hui, la seule chose qui vaille, c’est l’union des Maliens. Car, il est inadmissible, qu’au moment où la communauté internationale s’apprête à se mobiliser pour nous aider, à l’intérieur du pays, les forces vives de la nation, particulièrement la classe politique se divise pour des mesquineries.

Chahana Takiou

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